CHAPITRE IL
Expédition ooatre toi MaUieof el kf BradinnaiM». ~* Marche foreée dam un désert. — Sécnrité de» Matlieas; priae d'âne de leon Tllisi et de son fort; fogitift massacrés. — Passage de PHydraolès; siège et prise de b Tille desBudunanes;
Alexandre forme trois divisions du reste de son armée. Ephestion cottdoit Tune en avant , il doit le précéder de cinq jours de marche pour couper la retraite à cenx que doit attaquer la divisionilu centre. Ptoiémée forme rarrièregarde , et doit Suivre, à trois jours de marche, dans le même dessein. Toute farméedoit se réunir au confluent de TAcésinès et de l'Hydraotès.
Ayant pris avec lui les bypaspistes, les archers, les aériens, la bande de Python ou les hétaïres à pied , tous les ardiers et la moitié
des hétaïres i cheval , fl s'avance par le désert vers |ps Malliens, peuples Iftres.
U campe le premier jour au bord d*nne petite rivièie, à cent stades « de F Acésinès. Après avoir donné quelques heures au repos, il y Eût approvisionner d'ean ses soldats ; et marchant pendant le reste du jour ^ toute la nuit, il lait quatre cenb sudes *, et arrive avec Tanrore sous les murs d'une ville des Halliens.
N'imaginant point qu'Alexandre s'engagerait dans le désert, ec étant sans inquiétude de ce côt4 ilséta^t hors de la ville sans armes; mais Alexandre s'éuift déterminé par le motif même de la difficulté qui rassurait les Barbares. Il les surprend à Timproviste , fond sur eux avant qu'ils aient 9ongé à se mettre en défense ; ils fuient dans la ville, qu'il fait cerner par la cavalerie , en attendant la venue de la phalange. £Ue arrive; il détache aussitôt Perdiccas avec sa cavalerie, celle de Clitus et les agriens, pour investir une autre ville des Malliess, où un grand nombre d'Indiens s*<teient renfermés ; il lui donne ordre d'en différer l'assaut jusqu'à son arrivée, mab d'en faire un blocus serré pour rompre toute communication entre les Bvbares.
Aiexandne continue l'attaque; les Barbares 9d»andodlient les remparts qu'ils ne peuTent plus défeAlre. Un grand nombre des leurs ayant été tnés« et une antre partie mise hors de combat: ils se retirent dans le fort , où ib se défendent quelque temps avec l'avantage que leur donnait l'élévation du poste. Les Macédoniens et Alexandre redoublent d'efforts, la place est emportée; les Malliens qui la défendaient , au nombre de deux mille , sont tout passés au fil de l'épée.
Perdiccas trouve la ville qu'il venait assiéger vide d'habitants. Instmil qu'ils ne faisaient que de se retA*er, il les poursuit à toute bride; l'infanterie le sait à marche forcée ; les fogilifs sont presque tous massacrés : le reste se sauve dans des marais.
Alexandre, après avoir fliit rafraîchir ses troupes, part à la première veille, force sa marche pendait la nuit, arrive au point du jour àrHydraotèSy que les Malliens venaient de
* tVoisHeoes.
* Dôme liews.
passer ; il charge les derniers au milieu du fleuve, le traverse, et, poursuivant les autres, en tue une partie , et en feit un grand nombre prisonniers. La partie la plus considérable se jette dans une place également fortifiée par l'art et la nalpre.
L'inftnterie arrivée , il détache Python à la léte de son corps et de deux compagnie^ de cavalerie, qui emportent la place de premier abord. Tout ce qui échappa an glaive fut ré* duit à Tesclavage.
Il marche ensuite lui-même «outre une autr« ville des Bracfamanes, oii les Ifailiiens s'étaient renfermés; la phalange serrée enveloppe les murs; on en sappe le pied; on fait pleuvoir sur les habitants une grêle de traits ; ils quittent les remparts et se réfugient dans le fort. Quelques Macédoniens y entrent pressés avec eux; mais les Barbares se rassemblant et foi* sant volte-face, les repoussent et en tuent vingt-cinq dans leur retraite. Alexandre lait avancer les échelles et battre le fort : une tour en s'écroulant entraine la chute d'une partie du rempart. Alexandre parait sur la brèche. A cette vue , honteux d'être devancés, les Macédoniens montent de toutes parts. Ils étaient déjà maîtres de la citadelle, lorsque les Indiens mettent le feu aux maisons; les uns se précipitent dans les flammes, les autres sur le glaive : on en tua cinq mille; on ne fit presque point de prisonniers, ces braves préférèrent une mort glorieuse.