‹ Choix des historiens grecsChapitre 273 sur 286 · SOI · texte numérisé non relu

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Agît marche au secours des Acbéens contre les JStoUens : il chasse les JEtoliens de Pellène , dont ilt s'étaient emparés : Aratus étant suryenn , il s'âeya une querelle entre les Acbéens et les Lacédéroouiens , qni fût suiTîe d'un combat oà Agis eut du dessous. (Pansan., IIy. If , c. viii.)

Agésilas, oncle d* A gis, et qui était épbore, homme riche, mais très-endettë , persuade à Agis de commencer la réforme de l'eut par l'abolitioa des dettes » ajoatant que par là on gagnerait les possesseurs des terres , qoi en seraieot plus poriés è consentir au partage. (Plutareb. in Agide,pag. 801.) 4477

Les dettes abolies , on ne voulut plus entendre parler du partage des terres : les pauvres se rootinent contre les riches; l'esprit de révolte s'empare de toutes les têtes : Agis est mis en prison , jugé et mis à mort par les épbores ; sa mère et ta grand-mère subissent aussi le même sort. (Plntarch. in Agide , pag. 804. )....' 4479

Gléomènes , fils de Léonidas, roi de Lacédémone, de la première maison , succède ' h son père : il fait la guerre à Aratus. ( Plularcb. in Gleonicne , pag. 842 et seq. ) .

Cléomènes, battu par Antigonus , s'enftiit en £g)'pte r ayant exdtë des troubles dans ce pays et craignant d'en être puni , il se tue. ( Polyb.» llb. 11 , $ lui ; lib. v , S nxv et seq., Sxxxii.)

£n lui floit la première maison des rois de Lacédemone , comme la seconde avait fini par Agis.

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Le gODvememeDt légitime de Lacédemone fat alors détruit. On poarrait même le regarder comme rayant été à Tavénement de Gléomènes au trône ; car de graves auteurs assurent que ce prince en fat le premier tyran , parce qu'au lieu de goavemer selon les maximes de Télat, il ne snivit que son caprice. « Cléomènes, dit Polybe * , détruisit le goo« M vernemeut de sa patrie , et changea une royauté » Icgîtime en tyrannie. » Tite-Live confirme le témoignage de cet hiAtorien * : Antigonus^ Macedonum rex, cum Cleomene^ Lacedsmoniorum tyranno, siynis coUMs dimicasse dicebaiur. Le même Tite- IJve s'était expliqué avec encore plus de clarté un peu plus haut ^ : Pu^sus [Agesipolis) infans ah Lycurgo tyranno post mortem Cleomenis , qui primas tyrannus Lacedœmone fuit, Agesipolis succéda à Gléomènes; mais il fut chassé dans son enfance par Lycurgue * , qui s*était emparé de la tyrannie. Ge jeime prince ayant été ' député peu après à Rome par les exilés de Lacédemone , afin de réclamer la protection du sénat, le vaisseau qa*ii montait fut pris par des corsaires, et il péril avec tous ceux dont il était accompagné. Lycurgue lui-même ne jouit pas long-teaips de la tyrannie : on ignore s'il mourut de maladie, ou s'il fut chassé. Quoi qu'il en soit, le tyran Macbanidas lui succéda ^ : sa tyrannie ne fut pas longue ; il pérît ^ dans une action contre les

* Polyb. lib. II» s xlvii.

* Tit. Liv., lib. xxxiv, 2 xivni.

* Idem, ibid. S xxvi.

Udem,ibid.

-'^ Polyb. Excerpt. Legationum xlix, pag, 1201 . ^ Pausan., lib. iv, cap. xxix, pag. 55t . ' Idem, lib. viii, cap. t, pag. 701.

Achéens. Nabis Mreut pas plus tôt appris sa mort qn'il s'empara de la tyrannie. Il fut tué dans la suite par les ^toliens.

Qaant à la seconde maison des rois de Laoédémoue, Eurydamidas, fils de l'infortuné Agis, qui avait été condamné à mort par les éphores, snceëda , quoiqu'eufant , à son père. Le tyran Gléomènes, dont nous venons de parler, le fit empoisonner par les éphores ^. Après cette atrocité il mit, contre toutes les lois , en la place de ce prince son propre frère Epiclidas , comme l'appelle Pausanias, oa plutôt Euclidas , dont il connaissait rincapacité '. Get Eucliilas en donna des preuves à la baiaille de Sellasie ^. S'étani lais^^é envelopper par les Acarnaniens et les Illyriens, il fui tué avec tous ceux qui étaient sous ses ordres. Les deux frères avaient auparavant^ cassé le sénat , et avaient substitué à ce corps respectable des hommes dévoués à leurs volontés, sons le nom de patroiiomes, c'est-à-dire, législateurs de la patrie, terme jusqu'alors inconnu , qni ne pouvait en imposer qu'à la tourbe , qni se contente pins de mots que de raisons.

Nous avons vu Agesipolis , Eurydamidas , Euclidas, Lycurgue, Maclianidas et Nabis se succéder rapidement. Les Lacédémoniens passèrent ensuite sons la domination des Achéens , qui leur ordonnèrent d'abattre leurs murs^, de faire sortir de leur pays les troupes étrangères qn'ils avaient à lear solde,

* Idem, lib. 11, cap. ix, pag. f3l.

* Pausan., lib. ii, cap. ix, pag. f5f .

* Polyb., lib. 11, S Lxvii et lxviii.

« Plutarch., in Agidc, pag. 818, E.

^ Pausan., lib. ii, cap. is.

^ Plutarch.» in Philopœmene , pag. 505. '

CHRONOLOGIE DHÉRODOTE.

«le renvoyer dans un terme préfixe tous les esclaves affranchis par les tyrans, enfin d'abroger toutes les lois de Lycnrgue et de suivre celles des Achéens. Enfin ils furent soumis aux Romains, lorsque ceux-ci eurent asservi la Grèce.

Quelles furent lescansesdecetteterriblerévolution ? Le luxe, la corruption des mœurs, le mépris des lois.Le luxe se glissa dans Fétatà la prise d'Athènes, et pénétra peu à peu dans toutes les classes de la société. On rougit alors de l'antique simplicité , de l'antique frugalité. Les mœurs se corrompirent; le vice marcha tète levée, on s'en fit gloire , on s'en fit honneur; les lois furent méprisées. De là les dissensions, les troubles, les crimes de toute espèce, tristes avant-coureurs de la destruction des étals! Ces choses s'étaient vues dans tous les temps , dans tous les pays ; mais ce qui ne s'était vu dans aucun temps.

dans aucun pays, c'était un roi jugé, condamné el mis à mort par ses sujets. Les LacM^émonîens donnèrent ce terrible exemple à l'univers. Agis, leur roi, tenait une conduite irréprochable; il voulait faite revivre les lois anciennes. Ses sujets n'étaient pas dignes d'un tel prince. Sa conduite vertueuse leur reprochait sans cesse leurs crimes. Cette censure muette les irritait. Ils crurent s'en débarrasser en le faisant mourir. Ce crime affreux , qui révolte l'humanité, précipita la vengeance du ciel. I>e cruels tyrans proscrivirent la vertu. On ne vil pins sous leurs règnes que concussions , que brigandages, que délations, que meurtres, que proscriptions, jusqu'à ce qu'enfin cet état, qui avait été si florissant tandis que ses citoyens a voient été vertueux , passa, comme nous l'avons observé, sous une domination étrangère.

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