SCENE IV
JULIE, 9eule.
Camille, ainsi le ciel t^avoit bien avertie Des trs^iques succès qu'il t'avoit préparés ; Mais toujours du secret il cache une partie Aux esprits les plus nets et les plus éclairés.
Il sembloit nous parler de ton proche hyménée. Il sembloit tout promettre à tes vœux innocents ; Et nous cachant ainsi ta mort inopinée, Sa voix n'est que trop vraie en trompant notre sens.
'' Albe et Rome aujourd'hui prennent une autre face. Tes vœux sont exaucés , elles goûtent la paix ; Et tu vas être unie avec ton Curiace, Sans qu'aucun mauvais sort t'en sépare jamais."