‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 147 sur 252 · ACTE II, SC£N£ II. 2t · texte numérisé non relu

ACTE II, SC£N£ II. 2t

Regarde seulement l'état et ma personne.

Votre amour en tous deux fait ce combat d'esprits,

Et vous ailes tous deux en recevoir le prix.

Maxime, je vous fiûs gouverneur de Sicile :

Allez donner mes lois à ce terroir fertile ; Songez que c'est pour moi que vous gouvernerez, Et que je répondrai de ce que vous ferez.

Pour épouse, Cinna, je vous donne Emilie ; Vous savez qu'elle tient la place de Julie, Et que, si nos malheurs et la nécessité M'ont fidt tMJIlpr son père avec sévérité.

Mon épargne depuis en sa faveur ouverte Doit avoir adouci l'aigreur de cette perte.

Voyez-la de ma part, tâchez de la gagner :

Vous n'êtes point pour elle un homme à dédaigner; De l'offirc de vos vœux elle sera ravie.

Adieu ; j'en veux porter la nouvelle à Livie.

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