‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 162 sur 252 · GARDES · texte numérisé non relu

GARDES

AUGUSTE

Tout ce que tu me dis, Euphorbe, est incroyable.

. euphorbe.

Seigneur, le récit même en paroit effroyable; On ne conçoit qu'à peine une telle fureur, £t la seule pensée en fait frémir d*horreur.

AUGUSTE

Quoi ! mes plus chers amis ! quoi! Cinna! quoi! Maxime!

Les deux que j'honorois d*une si haute estime, A qui j*ouvrois mon cœur, et dont j'avois fait choix Pour les plus importants et plus nobles emplois ! Après qu'entre leurs mains j*ai remis mon empire. Pour m'arracherle jour Pun et l'autre conspire! Maxime a tu sa faute, il m'en fait avertir, Et montre un cœur touché d'un juste repentir: Mais Cinna !

EUPHORBE

Cinna seul dans sa rage s'obstine, Et contre vos bontés d'autant plus se mutine : Lui seul combat encor les vertueux efforts

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