TOM. II. K
POLYEUCTa
FELIX
Tu veux flatter en vain un père malheureux; Il nous perdra, ma fille! Ah! regret qui me tue De n'avoir pas aimé la vertu toute nue!
Ah ! Pauline, en efiet, tu m'as trop obéL Ton courage étoit bon, ton devoir Ta tnhi.
Que ta rébellion m'eût été fiivorable !
Qu'elle m'eût garanti d'un état déplorable!
Si quelque espoir me reste, il n'est plus aigounl Qu'en l'absolu pouvoir qu'il te donnoit sur luL Ménage en ma faveur l'amour qui le possède, Et d'où provient mon mal fais sortir le remède.
PAULINE
Moi! moi, qiïe je revoie un si puissant vainquei Et m'expose à des yeux qui me percent le cœui Mon père, je suis fenmie, et je sais ma foiblessc Je sens déjà mon cœur qui pour lui s'intéresse, Et poussera sans doute, en dépit de ma foi, Quelque soupir indigne et de vous et de moL Je ne le verrai point
FELIX
Rassure un peu ton
PAULINE
11 est toujours aimable, et je suis toujours femc Dans le pouvoir sur moi qUe ses regards ont ev Je n'ose m'assurer de toute ma vertu.
Je ne le verrai point
FELIX
Il faut le voir, m; Ou tu trahis ton père et toute ta famille.