ACTE. IV, SCENE V
Après ee que Rodrigue a fiiit voir aujourd'hui, Quel courage assez vain s'osêroit prendre à lui ? Qui se hasarderoit contre un tel adversaire ? Qui seroit ce vaillant, ou bien ce téméraire ?
D. SANCHE
Faites ouvrir le champ, vous voyez l'assaillant ; Je sois ce téméraire, ou plutôt ce vaillant
(àChimène,) Accordez cette grâce à Tardeur qui me presse, Madame ; vous savez quelle est votre promesse.
D. FERNAND
Chimène, remets-tu ta querelle en sa main ?
CHIMENE
Sire,jerai promis.
D. FERNAND
Soyez prêt à demain.
D. DIEGUE
Non, Sire, il ne feut pas différer davantage ;
On est toujours tout prêt quand on a du courage.
D. FERNAND
Sortir d*une bataille, et combattre à Tinstant !
D. DIEGUE
Rodrigue a pris haleine en vous la racontant
D. FERNAND
Du moins une heure ou deux je veux qu'il se délasse. Mais, de peur qu'en exemple un tel combat ne passe, Pour témoigner à tous qu'à regret je permets Un sanglant procédé qui ne me plut jamais, De moi ni de ma cour il n*aura la présence.
(à D. Arias.) Vous seul des combattants jugerez la vaillance :