‹ Choix des tragédies de Corneille, suivi d notes, précédé d'un essaiChapitre 73 sur 252 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

£t qu'à DOS yewx Camille agit bien autrement !

Son frère est votre époux, le vôtre est son amant ;

Mais elle voit d'un oeil bien diffèrent du vôtre

Son sang dans une armée, et son amour dans lautre.

Lorsque vous conserviez un esprit tout romain,

Le sien irrésolu, le' sien tout incertain.

De la moindre mêlée apprébendoit Torage,

De tous les deux partis détestoit Pavantagc,

Au malheur des vaincus donnoit toujours ses pleurs.

Et nouriissoit ainsi d'étemelles douleurs.

Mais hier quand elle sut qu'on avoit pris journée.

Et qu'enfin la bataille alloit être donnée.

Une soudaine joie, éclatant sur son front. . .

SABINE

Ah, que je crains, Julie, un changement si prompt ! Hier, dans sa belle humeur, elle entretint Valère : Pour ce rival, sans doute, elle quitte mon frère ; Son esprit, ébranlé par les objets présents.

Ne trouve point d'absent aimable après deux ans. Mais excusez l'ardeur d'une amour fraternelle. Le soin que j'ai de lui me fait craindre tout d'elle : Je forme des soupçons d'un trop léger sujet ; Près d'un jour si funeste on change peu d*objet ; Les âmes rarement sont de nouveau blessées ; Et dans un si grand trouble on a d'autres pensées: Mais on n'a pas aussi de si doux entretiens.

Ni de contentements qui soient pareils aux siens.

JULIE

Les causes, comme à vous, m'en semblent fort obscures, Je ne me satisfiiis d'aucunes conjectures.

S« HOEACE.

t'tric A.sâez 4e <»iainw< cm ob & y ^» «wi;^, Mass «xnes c'ea csi tnf d^dkr jwqvà la joie^

VoTvz qa^EB bon <«iiie à prapw wm» FcnToie.

Essayez scr ce point à \x frire parier; Elle T1NI5 ÙBe asKZ poor mt tobs iîcb cékr:

Je Toos laxsie.

Page 1