Cazzim Izzeddin. Ibid
LE CHOLÉRA ET LA PESTE AU I1EDJAZ
Zehran et Ghamir. — Le cas est grave ; pour vous en convaincre vous n'avez qu'à jeter un coup d'œil sur la carte pour voir la faible distance qui sépare Ghamir — lieu de passage des pèlerins — de Taïf et de la Mecque. »
L'épidémie se termine fin mai.
La Mecque n'est toujours pas contaminée par les pèlerins arrivant du Yémen, et ce malgré l'existence dans l'Àssyr non seulement de la peste à forme bubonique, mais encore à forme pneumonique.
Je n'ai trouvé aucune trace du passage de la peste en Assyr pour 1892.
En 1893, elle y règne de mars à juillet : les pèlerins traversent la province, mais la Mecque est encore respectée.
Nouvelle épidémie de février à juillet 1894 : la Mecque demeure indemne.
Les renseignements pour 4895 sont plus précis. Le 6 mars la peste est signalée1; elle se répand dans les villages situés sur la route des pèlerins : par conséquent, ajoute M. Yeronimakis, la Mecque se trouve exposée à l'époque la plus critique de l'année. En avril les nouvelles les plus alarmantes arrivent de l'intérieur : l'épidémie règne un peu partout; elle prend fin en mai.
La Mecque n'est toujours pas contaminée.
En 1896, c'est d'octobre à décembre que l'on contate la peste : comme ce n'est pas l'époque du passage des hadjis il n'y a pas à s'occuper de cette épidémie.
En 1897, peste de mars à juin ; rien à la Mecque.
Pour 1898 et 1899 il n'y a aucun document; le service sanitaire se trouvant en face de la peste à
1. Yeronimakis. Rapport au Conseil supérieur de santé de Constantinople, 1895.