M. ARTHUR DANSEREAU
Notre cher ami Provencher m'écrivait hier, du fond des solitutes du Nord-Ouest :
— “* Celui qui dans ce temps de trouble et de combats —- si rarement à armes courtoises — concentre son intérêt sur le passé, trouve son contentement à redire des vieilles histoires, à compulser les a‘tiques bouquins, à faire de l'esthétique : celui qui peut ainsi se soustraire à toutes ces luttes d'où le courage sort toujours affaibli et souven: la conscience moins timorée, celui-là, a trouvé la plus grande somme de bonheur que puisse lui offrir notre pays. ”
Ce bonheur entrevu par Provencher, j'y ati touché du doigt en écrivant à loisir, au jour le jour, sans hâte d'arriver, surtout sans amertume, les pages suivantes, et ma fidèle affection — qui peut être presque de la reconnaissance — les dédie à l'éditeur de ce volume.