‹ Choses et autres [microforme]Chapitre 27 sur 42 · NAPOLÉON LEGENDRE · texte numérisé non relu

NAPOLÉON LEGENDRE

En écrivant Sabre et Scalpel, M. Legendre a semblé vouloir se rapprocher de l’école de Ponson du Terrail, école peu enviée, comme succès littéraire, et l’étranger qui, en ouvrant ce roman, y chercherait des esquisses de mœurs canadiennes, des descriptions

fidèles du pays, une étude sur les expressions et le langage du terroir, perdrait son temps, car il n’y trouverait que le château de Montrouge, habité par un vieil admirateur de Jean Jacques Rousseau, M. Maximus Crépin. Autour de cet honnête rentier, aux pieds de sa belle pupille, mademoiselle Ernestine Moulins, se remue tout un monde exotique, au milieu duquel on remarque un officier anglais, M. Laurens, et un docteur italien élevé au pays, le signor Giacomo Pétrini. Cet esprit peu scrupuleux sur les moyens de parvenir se sert de emps à autre, pour mener à bonne fin ses mauvais coups, d’un certain marquis sicilien, Beppo Saloi, lequel Beppo fait partie d’une société de faux monnayeurs dont la devise est de plus en plus italianissime,

Chi tace sta ricco Chi parla sta morto,

et dont le quartier-général se trouve dans les cavernes du Pic-Bleu, l’une des montagnes de la chaîne des Laurentides.

Convenons-en, ce castel ‘ d'apparence antique, avec ses grises tourelles tapissées de lierre et ses toits pointus, ’ ce doctor Giacomo, ce marquis Beppo, ces grottes mystérieuses, ces ‘mots de passe à la ‘ compagnon du Silence,’” tout cela serait mieux à sa place sur les bords de la mer de Sorrente que le long des tranquilles falaises du Cap-Rouge. Mais, puisque M. Legendre l’a voulu ainsi, je ne prétends

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