V. a. Réjouir
Esjonissaiice , s. f. Jouissance, joie, sérénité
Bslai, eslan, eslajr, s. m. Bond, élancement, élan, saut. Ik plains estais, D'une venue, sans interruption.
Eglever, v. a. Enlever.
EflUte, eliie, esUtte, s. £ Elite, choix. De grani esîitte, D'un beau choix.
Esmervelllable, adj. Etonnant, merveilleux.
Esmoldre, esmovler, v. a.
Emouler, aiguiser.
Esmouvement, s. m. Excitation.
EsmouTer, v. a. Remuer, exciter.
Espace, s. f., mis tout seul, se dit aussi du temps : Quand il eust une espace pensé.
Eqfiarda. Eperdu.
Esparvier, s. m. Epervier.
Espargnant, adj. Econome, ménager, sobre.
Espedal, adj. Spécial, particulier. Par espédal, Particulièrement, principalement, surtout
Espée* Mettre à Vespée, Passer au fil de l'épée.
Bgpie, s. f. Espion.
Esploict, esplolt, esplecte, s. m. Profit, avantage. Èxplkio.
ES
Eaplolder, esploltler, v. a.
Travailler, agir, opérer, avancer.
Eapoir, eapoaolr, pris adverbialement. Peut-être.
Esponrer, v. a. Effirayer.
Eaprifl (épris) pour pris. Espris de sommeil,
Earenler, v. a. Ereinter; partie.
Esrené, sans nerf, sans force. Benea,
Easoriller. esanrlller, essoreiller, v. a. Couper, arracher les oreilles; supplice des voleurs. Ex et auris.
Estable, adj. Stable, assuré.
Establerie, s. f. Stable. Stor hulum.
Estai, s. m. Ménage, maison, suite, train.
S. m. Etat, position, fortune. Faire estât, Se persuader, considérer. Fais estât qtiil te faut souffrir toutes les sortes de iounnens.
Faire esiut de queUgu'un, Faire cas^ estimer ; compter sur quelqu'un ou sur quelque chose. Le roy commençoii à n'en (de Thorigny) faire pas arand estât et à le mespriser. Marg. de Valois. Faictes estât que vous aurez et moy et la Boyne ma mère pour cruels ennemj/s. Ead. Cette locution se retrouve encore dans Corneille avec ces mêmes significations. Estre en estcU pour (de).
Ester, estelr, v. n. Etre, subsister, exister, être debout. Stare.
Esteuf , s. m. Balle pour jouer à la paume. Barbazan le dérive de stupa.
Estimation, s.f. Esthne, respect.
Estiqaer, estoqaer, v. a. Combattre d'estoc, enfoncer, percer.
Estoc, s: m. Pointe, épée.
Estocade, s. f. Coup d'estoc, grand coup allongé d'épée ou de quelque autre arme.
Estoffement, adv. En quantité , eu grand nombre, en suffisance.
Estoire, s. f. Provisions, vivres, équipages, tout ce qui est nécessaire pour un voyage.
Estomac, s. m. Cœur, poitrine.
Estor, estonr, s. m. Choc, mêlée, assaut, combat. Borel dérive de ce mot le verbe étourdir, auquel d'autres assignent une autre étymologie. Voy.
Diez, J^. Wôrterhuch,S.SSS.Stordire.
iSA
ES
Estorer, e«toirer, estorelr,
V. a. Créer, donner l'être , instituer, bâtir, restaurer, ordonner, arranger.
Estoaper, v. a. Boucher, fermer, empêcher, arrêter, mettre obstacle.
Estouper le pas, entraver la marche.
Stupa, étoupe. En bas latin estopare, Aujourdliui étouper n'a plus que le sens restreint de boucher avec de Pétoupe ou quelque matière semblable. Angl. to siop^ arrêter, empêcher.
Esiralndre, v. a. Serrer, resserrer.
Estralne, s. f. Etrenne.
Estrance, adj. Etranger. Se lit encore quelquefois dans Régnier.
Esire pour. Servir à, être disposé à, propre à^ qualifié pour. Us ne sont pour vous venir attaqiter, Montluc.
La science n^est pas pour donner Jour à Famé qui n'en a point, ny pour faire voir un aveugle, Montaigne. Expression fréquente chez Corneille et Molière. Dans les Plaideurs de Racine :
Monsieur, je ne suis pas pour vous désavouer. — En italien : Sono per ritirarmdel tuito diquè. Bocc. Nov. Son per amarpiù di giorno in giorno, Petrarca. Se' tu quegli che se per rcmre? Mat. xi, 3 *.
(i) La locution èirt pour shItIc d'un infinitif, innsitée aujourd'tiui, revient souvent chez Corneille, Molière et leurs contecrporains.
La feinte n'ett pat pour durer plus d'un jour. Gai. du Pal.
Mais, Monsieur, ce ieroit pour me bien divertir Si, comme vous, Lncrèr« excellait à mentir.
Ment.
. .Ce beau sang me feroit verser d'autre Et ma fureur n'ett peu pour te borner au vôtre. Théod.
.. Un ara: chaud et de ma qualité N'est poi assurément pour être r^eté. Mis.
Morbleu, votu n'êtetpoipour être de mes eens.
Je ne suit pat pour être en ces lieux importun.
Tari.
EX
Bsirif, s. m. Lutte, combat, débat.
Estiiver, v. n. Lutter, combattre, s'efforcer.
Estade, s. m. et f. Application, soin persévérant.
Egtinrer, v. a. Baigner.
Eure, a(y . Bieneuré, Bienheureux.
ExaiiBsement pour Exhaiu» gement, s. m. Elévation, ennoblissement. Aigourd'hui ce mot ne s'emploie plus dans le sens moral , mais seulement en architecture. Le verbe correspondant ne s'écrivait pas exhausser mais eiautcMer, élever, honorer. De exaltare, hausser, élever, et non de exultare pour exaudire, comme dit Roquefort.
Exemplier, v. a. Instruire par un exemple.
Excommimlement, s. m. Excommunication.
Exeroltatlon, s. f. Exercice.
Exerolte, s. f. Armée ; exercice.
Exerdtement, s. m. Exercice, action d'exercer.
Ezhortement , s. m. Exhortation.
Exiler, ezilier, eadllier, v. a.
Rompre , déchirer, mettre en pièces, dévaster.
Ezperiment, s. m. Expérience.
On n'a pas conservé ce substsmtif, mais deux de ses dérivés : expérimenter et expérimental.
Explauder, v. a. Chasser avec bruit, en frappant des mains. Explodere pour explaudere. Nous avons conservé de cette racine le mot explosion.
Exqnislte, adj. Choisi, éminent, extrême, en bien et en mal. Mou* vaistié exquisiie.
ExUme, s. m. et f. Estime.
Ce spectacle n'est pas pour amuser nos yen. *^ BoiLUtr.
Monsieur, je ne stUs pat pour vous désavouer. Rac. Plaid.
FA
Faë, faes, adj. Enchanté, ensorcelé, doaé d'an charme. FcUtm
FalcU A peu defaict, Avec peu de peine.
Faillir, faiUoir, faUoir, t. n.
«t a. Tomber, manquer^ tromper.
Manquer, dans le sens de besoin, disette. « Les vwrea viendront àfail-
Faillj. A jourfaMy, A la fin du jour, à la tombée de la nuit.
Faire, v. a. Remplaçant un autre Terbe, pour ne pas le répéter. « Je ne sais nidle roygne je servirois si volontiers ni si de cœur comme je ferois nom. * Froiss. Corneille a dit dans Horaoe'.
...Albe monlre en effet Qn'eac m'esUme autant que Rome vw a fait.
Voltaire déclare que cela « n'est pas français. » Cette critique ne peut tenir contre le témoignage de l'Académie ni contre les exemples suivants:
L'on reprend des humeurs ainsi qu'on fait le* nôtres, Régnier.
Q«i le traisne & tastons, quelque part qu'il puisse
estre:
Ainsi pte fait un chien, un aveugle, »on
maietre. Id.-
n rappelle son frère, et l'aime dans son Ame Ceot fois plus qu'il ne fait mère, (il», fille et femme. Molière.
« Dieu continua de l'instruire
comme H a fait Joseph et SàUmum. »
Bossuet — « Il vous comptera un soupir et un verre d'eau donné en son nom, plus que tous les CMtres ne feront Jamais, tout votre sang répandu. » Id.
— « L'église de la terre regarda cette <x)nTer8ion (de Turenne) avec autant de joie qi/^eUe eût fait celle d^un royaume tout entier, » Mascaron.
Faire, v. a. Combattre. Bien faire, Se comporter vaillamment dans un combat ou un duel. Corneille fournit placeurs exemples de cet emploi < Oui, vous faisiez tous deux en hommes de courage. > Menteur. « Ayez soin que tous deux fassent en gens de eoBur. » Cid. I
FE
Faire da. Se comporter en, trancher du. c Quand un roy fait tant du hazardeur et du cheval léger. > Brant Corneille dit de même :
Paire ici du fendant tandis qu'on nous sépare. C'est montrer un esprit lAche autant que barbare. Veuve.
— Faire semblant, imiter, feindre.
Faire du desconfist. Nous disons aujourd'hui : Faire le déconfit
Tantost en le royant j'ay fait de Veffrayée. Corneille
Faire à demander. Ce ne fait pas à demander, Cela ne peut être mis en question; il n'y a pas heu d'en douter. ■
Fallace, s. f. Tromperie, ruse.
Falloir, V. n. Manquer, ne pas faire. Il n'y faudra éPun seul poi/nt, n ne manquera pas de s'y conformer de tout point.
Famelieiix, adj. Afiamé, exposé à la famine. Fameliosus.
Fardel, s. m. Fardeau, paquet Faire son fardel pour s^en aller.
Fascher (Se) de quelque chose.
S'en dégoûter.
FaBOherie, s. f. Chose fâcheuse, embarras, désagrément
Faiilte, faute, s. f. Défaut, au physique. LafauUe d^unedent creuze.
Le défaut, l'endroit sensible.
Faussée, s. f. Choc, charge, irruption.
Fealement, adv. Loyalement
Feaaté, s. f. Loyauté, fidélité.
Feindre, feindre (Se), v. pron.
S'épargner, ménager sa peine; ne fahre que le semblant de; s'abstenir de. Montaigne l'emploie pour feindre, hésiter.
Fel, fellon, falon, félon, etc., adj. Méchant, cruel, violent, faux, perfide. En bas IsAm, fello, felo, perfide, rebelle, malfaiteur. Pour l'étymologie, voir Du Cange, % fello et Diez, E.-W. FeUo.
Fellement, felonesaement, feleneesement, adv. Méchamment, cruellement, traîtreusement
FE
FO
FeJenesse, feUmesse est le féminin de fél, félon,
Femenln, a4j. Féminin, efféminé.
Ferlr, ferer, v. a. Frapper, lancer, jeter, heurter. Seferir, se lancer, se jeter. Fmre,
Fermiire, s. f. Serrure, verrou, barre, tout ce qui sert à fermer.
Feromes, Nous ferons, comme metteromes.
Ferrement, s. m. Outil en fer.
Festeyer, v. a. Festoyer, fêter.
Festiment, s. m. Festivité, réjouissance.
Fêtard, adj. Paresseux, lâche.
Qui/at^ tard,
• Fetardle, fetardlse, s. f. Paresse, lenteur, nonchalance.
Feu, adj. Défunt De Hfeu ou feut, fuit
Fenre, feurre. Yoy. Faire.
Fiable, adj. Croyable, digne de foi.
Fiablement, adv. Avec confiance.
Fiance, s. f. Confiance, certitude, foi, promesse, intimité. FidenUa,
lîancer, v. a. Promettre, engager sa foi ; recevoir un engagement, prendre des gages. Fiancer queîqt^un prisonnier, Le recevoir prisonnier sur sa foi.
Fiel, adj. Fidèle, loyal.
Flen, fiens, s. m. Boue, fiente, ordure.
Flnablement, adv. Finalement.
Finer, fineir, v. a. et n. Achever, finir, mourir, détruire, user, trouver. Tl fina ses derniers jours.
Finer de Vargent, en trouver. Roquefort dérive de là le mot finance, somme d'argent, intérêt, usure, et reconnaît comme étymologie de ^ner le latin finire ou le bas latin fi" nare, terminer, en italien, acquitter, solder, terminer un compte, comme le remarque M. Diez.
Flageoler, flajoler, v. n. Causer, jaser.
Flaaoon, s. m. Flacon, ital. fiasco, esp. fiasco, frasco, port, fiasco, fem. ital. fiasca, vieux firanç. Flac, floche, fl4u!cihe,ftaische, sïiem, flasche, allem. saisae flesche. Ce mot se trouve de bonne heure dans l& basse lati-
nité. « Duo lignea vascula, que vnlgo flascones vocantur. » Greg. M. Diàl, 2, 18. « Flascœ provehendis ac recondendis phialis primum factse sunt, postea in usum vini transieruni > Isidor. 20, 6, 2. Voyez dans Diez 'les conjectures sur l'étymologie. \
Flenreter, v. a. Toucher lég^ ment Tocarmuy îigeramenU, Ou^in*
Fleurir, v. a. Orner de fleurs, couronner.
Floreter, v. a. Orner de fleurs.
Floter, V. n. Couler. La merflotoit près du chastel
non, flonet, adj. Délicat, mollet, tendre.
Foire, foare, foarre, foera, foire, fonare, fonarre, fenrre, etc., s. m. Paille, fourrage, litière pour les chevaux. Gerbe s'écrivait anciennement jarbe. Faire jarbe de foarre à Dieu, ou, comme écrit Pasquier. Faire gerbe de foire à Dieu, signifiait payer à Dieu, c'est-à-dire au curé , les dîmes en mauvaises gerbes où il n'y avait guère que la paille et peu de grain, tremper, raser. Cette locution proverbiale s'altéra dans la suite. Et rhypocrite fist barbe^ de paille à Dieu. Régnier, Sat YI. Ital.
fodero, esp. port forro, bas lat fodrwn, foderimi, fodrium. De l'anc.
haut allem. fuotar, fourrage ; allem.
mod. futter. Proverbe : Seigneur de feurre mange vojssal (JPader.
Fondre, v. n. S'emploie pour s'écrouler, tomber. Le pont fondit et ceulx qui estaient dessus fondirent en la rivière.
Force, s.f. De farce, A force. H se mit à sanglotier de force de rire.
Forcelette, s. f. Place forte.
(i) Jarbe a pu facilemeiit se changer en barbe, explication simple et naturelle au prix de la snpposition de Brossette. Il demande 6i le proverbe ne Tiendrait point de ce qu'on feisait des barbe» d'or aux statues, et qu'au lieu de barbes d'or, les avares et les usuriers leur en mettaieot de
? aille, pour s'emparer eux-mêmes de œUei qui talent de ce précieux métal. - U langue italienne a une locution proverbiale analofpie à la plus moderne française : Far to bar^a ds iUma a qualcheduno. Taire k queliiu'nn une barbe if étoupe; cela signifie : faire au mal ou jouer un tour à quelqu'un d'une manière inattendue. L'expUcation qu'on en donne est qu'on peut facilement enlever une telle barbe et v mettre le feu : La barba a ta fece di ttajtpa, ehe i faeUmenU levabUe e incendibile. Sarnn.
FO
Forpaaser, y. a. et n. Outrepasser, dépasser.
Fors, adv. Hors, hormis, excepté.
Fortane, s. f. Hasard, risque.
Courir une grande fortune. Courir un grand risque.
Forte fortune, loc. adv. Par hasard.
Fooace, s. f. G&teau cuit sous la cendre, et, aussi, bouillie mêlée de jaunes d^œufe. On disait également fougasse etfouée. Les pâtissiers provençaux font encore aujourd'hui des fougasses, Gloss. Jamet,
Fonacier, s. m. Marchand de fouaces.
FoQage, s. m. Impôt sur chaque feu ou ménage.
Foidlloiise, fonilleiue, s. f.
Sac de peau. FoUiculus,
Fouir, y. n. Fuir.
Fovl, fol, adj. Fou.
Foullaton, s. m. Petit fou.
Fonntx, s. m. Fonds, territoire.
Fourbir, fonrbanser, y. a.
Ecurer, nettoyer, polir. H ne se dit depuis longtemps que des armes ou d'autres objets métalliques. Froissart dit : Ils fourbirent leurs plaies,
Fonrcelle , forcele , four»
ohelle, foroel, foroele, etc.
FU
Estomac, creux de Pestomac, poitrine, yentre. En bas latin FurmUif partie de la poitrine où les yeines qui partent du foie se séparent en plusieurs branches, infurculas, Ducange.
Fournir, y. a. Exécuter, produire, yeniràbout
Frère, s. m. Moine.
Friand, a^j. Appliqué à celui qui prépare une chèro délicate. Friand cuisinier,
Friente, s. f. Bruit, tumulte, sédition.
Friqae , Mqnet , IHaqae , Maqaet, adj. Menu, léger, déucat, mignon, joli, beau, élégant, frais, neuf. De Fancien hiaiut aJlem., frise, frais, neuf; wallon firiss, anglo-sax.
fersc, kymri fresg, bret fresk, allem.
frischf ital,fresco, fr. frais.
Frlqaement, ady. Elégamment, avec fraîcheur.
Fmtlce, s. m. Arbrisseau, Frutex,
Fmtterle, s. f. Fruiterie, office qui fournit le fruit à la table de la cour et aussi la bougie et la chandelle.
Fuiier, y. a. Mettre en fuite.
Fumlère, s. f. Fumée.
GA
Oaber, mbber, y. a. Railler.
Se gaher d€^ Se moquer de. De gah, gap, raillerie, ital. gabbo] en anc.
esp. gabar, railler. On présume que la racine est celtique.
Gal^e, s. f. Gain, victoire.
Oalee, s. f. Sorte de navire.
Oaller, galler, gallier, v. n.
Se réjouir, s'amuser, se donner du bon temps; au fig. v. a. Battre, étriller, tromper. Paire le gallier giUlant, vagabonder pour mener joyeuse vie.
Garantir, v. a. Mettre à Tabri, ne se construit plus, pour le régime indirect, qu'avec de. Au XVI"* siècle, aussi avec que... ne. On ne put le garantir qt/^il ne fust pris.
Oarçonner, v. a. Livrer, abandonner aux mauvais traitements des
GA
garçons ou gars, c'est-à-dire des mauvais sujets, des vauriens, des goujats.
Ckurde» Se donner garde. Se douter de, soupçonner, craindre.
Oarde, s. f. Tort, dommage, inquiétude.
N*avoir garde de. N'être pas exposé à... Il signifie à présent n'avoir pas la volonté ou le pouvoir de... « Le chevalier eut grand joie quand il entendit qu't'Z v^auroit garde de momr rir. *
Se prendre garde, v. pron. Faire attention, observer.
Oardoir, s. m., gardoire, s. f.
Lieu, construction pour garder quelque chose, réservoir. Métaphor. Mémoire.
Oarae» H se tenait en une game
GA
à Vhostd de ville à tout un grand batton. 0. de la Marche. Ce mot ne se trouve dans aucun dictionnaire.
Oamlr, v. a. Pourvoir, orner.
Garni de gensdarmes. Aussi au morid, garni de hardiesse.
Oaudlsseiir, s. m. Moqueur.
Oect, s. m. Jet.
Gendarme, ^nd'arme, plur.
MiiB d'armée, s. m. Soldat, soldats, militaires. Hector, le plus grand des gendarmes, dit un traducteur de Virgile.
Gens, gent, gent, gentiex, gentieuz, adj. Joli, beau, gentil, aimable. En bas brct. gen.
Gentil, adj. Noble, libre. Il est souvent associé èk franc, franc et gentil. Chez les anciens Romains, genti- Us désignait un homme dont les aïeux avaient totgours été libres, ou quelquefois seulement né d'un homme Ubre. Dans la basse latinité, la première signification prévalut, et devint synonyme de noble; ce sens fut exclusivement adopté par la langue romane.
Gentil^femme , gentildame, gentifemme, s. f. De gentil-homme. Dame noble.
Gentilleese, s. f. Noblesse, foi de gentilhomme, titre des nobles; acte, sentiment noble, générosité.
Gerbe, garbe, Jarbe, s. f.
Gerbe. Prov. aragon. cataL Garha.
De l'ancien haut allem. Garha, allem.
mod. garbe. Faire gerbe de foire à Dieu. Voyez Foire.
Ctorgonner, gergoner, Jar« gonner, y. n. Parler & demi-voix, mal parler, marmotter entre ses dents. £n picard gergon. Ce mot a ses analogues dans les autres langues romanes, mais M. Diez le croit d'origine française.
Gertier, s. m. Jarretière. En angl garter.
Ckîste, s.f. Action, récit, histoire.
Chanson de geste ou geste seuL Narration épique, épopée.
Gloatonnie, s. f. Gloutonnerie.
Ctoffe, a4j. Mouillé, grossier, de peu de grâce, maussade.
Gorrier, guorrler, acfj. Richement couvert, paré de beaux col-
GU
liers, d'un harnais superbe; se dit des hommes et des chevaux.
Gouvernement, s. m. Manière de gouverner sa vie, système de conduite.
Gracier, v. a. Remercier, gratifier, obliger.
Grammairien^ nne^ a^j. Grammatical.
Granntf adj. Grand. Dial. angLnormand.
Grëy s. m. Le gré de qudqy^un, sa bienveillance, sa faveur.
Grever y v. n. Peser, être difficile, coûter. B greva beaucoup au roy de dissimuler.
CMef, vey adj. Lourd, pénible, difficile. Gravis. Tl m'est grief, D me pèse.
CMea, s. et adj. Grec.
Grievetë, s. f. Mal, incommodité, tourment
Grifl^er, v. a. Grincer. A ce point grigna le roy de» dents. Froiss.
Grollier, adj. Nager groUier, noix groUière dans Rabelais. La noix grollière est plus grosse que la noix commune et sa coquille est plus tendre. < Il se peut, dit Le Duchat, qu'on l'aura nommée grollière, à cause que la grolle, espèce de corneille qui en est fort friande, trouve le moyen de Tentamer de son bec. »
Gros, s. m. Monnaie valant deux sous et demi.
Poids très-léger, en usage pour les matières d'or et d'argent; la huitième partie de l'once.
Gros, acjj. Grand, considérable.
Une grosse dté. Une grosse escarmouche. Gros prisonniers.
Grosse, voy. Maladie.
Grossement, adv. Grossièrement.
Gnalant, gnallant, a4j.et8.m.
Galant
Chiarir, garir, v. a. Guérir. En vieux provençal et en vieux français, ces mots signifiaient en outre préserver, sauver, mettre en sûreté, d'après l'étymologie gothique varjan, défendre, comme en ancien haut allemand werjan et en allemand moderne weiwen. De là, en portugais, guarita, en esp. garita, en vieux fr.
GU
gante, aujourd'hui guérite, lieu de sûreté, de refuge. Les deux vieilles formes, dans le sens de guérir, sont encore employées par Régnier, au commencement du XVn™* siècle. Molière ne met garir que dans la bouche du peuple. Un médecin qui a gari des gens qui ètiant morts. Garir est resté dans le provençal. En italien, guarire est plus usité que guerire, et guarigione que guerigiime, en esp.
aujourd'hui guarecer,
Chiaater,' Oàter (Se), v. pron.
Se Êdre du mal
Chierdon, s. m. Récompense, loyer, voy. Ouerredon,
GU
adv. Un peu, quelque peu. « Si je demeurois au pays guères de temps, > quelque temps.
Froiss.
Gaerpir , giiilpir , gnspir , wespir, v. a. Laisser, quitter, abandonner. Nous avons conservé dé-
giterpir, Chiei
erredon, CNierdon, s. m.
Récompense.
Giiete, guette, s. f. Sentinelle.
Oaeules, s. m. Terme de blason, couleur rouge.
Gueiille, Bire de pleine guetOle, Rire à gorge déployée.
GNiorre, s. f. Divertissement.
HA
Babitatenr, s. m. Habitant
EUdiigre, adj. Etroit
Hait, haite, haited, halstié,
s. m. Gré, souhait, joie, santé, plaisir, courage, bonne volonté.
Haiter, haitier, v. a. Souhaiter, réjouir, rendre gai.
Haitié, haitier, haitis, adj.
Sain, gai, joyeux,, gaillard, robuste.
Halener, v. n. et a. Respirer, souffler; sentir,^ flairer; fréquenter.
Ballebrenë, adj. Ereinté, échiné, Êuble, en désordre.
Ham^hamel, 8.m.yillage; hameau.
Hamelet, s. m. Petit village. Ces mots se trouvent dans le bas lat.
Ham, hamma, habitation, maison, ^age. Hameîîum, petit hameau se rattachant à un vâlage. Ducange reconnaît que ces mots sont d'origine saxonne et teutom'que. M.
Die2 rappelle la racine gothique, fca*ww, bourg, et Tancien haut allemand heim, demeure. Ham est la terminaison de beaucoup de noms de lieux en Angleterre, heim en Aliemajgne. Barbazan dérive hameau du latin amho, parce que rarement un l^eau est composé de plus de deux maisons, ou, si Ton préfère, du grec ^«wa, ensemble. Roquefort remonte à l'arabe hhan, hhamh, hameau.
Banap, hanapier, hanaa, ha*
HA
nepëe, heinap, etc., s. m. Vase à boire, coupe, tasse, ciboire. En bas lat hanapas. Ital. anappo, nappo.
De l'anc. haut allem. hnapf, plus anc.
knap, selon M. Diez, ou selon Ducange, du saxon hnœp, hnappa, coupe; en allem. moderne Najpf, jatte, terrine. En bas breton anaph, anap, L* auteur des racines grecques le dérive de àvaTrîviiv, humer, avader.
Hannoiiart, hannoyart, hafnouard, s. m. Porteur de sel du grenier à sel de Paris.
Haqaebate, hacqaebate, harqueboaae, harqaeboae, liarqaebute , s. f. Arquebuse , espèce d'arbalète pour lancer des flèches, des javelots, et pour tirer au prix.
Plus tard , arme à feu pour tirer au fosil. Barbazan dérive ce mot de areus pulsus. L'italien arœhugio, plus ancien peut-être que les autres mots romans correspondants, dérive de arcus et hugio, huso, percé, et désigne le canon d'une arme à feu. La vieille forme française a conduit MM.
Grandgagnage et Diez à une autre étymologie; ?Mak-bus, dans la langue des Pays-Bas, fusil à crochet, en allemand Hakenhûchse,
Haquebatier, s. m. Armurier, arquebusier; soldat armé d'une arquebuse.
HA
Bardement, s. m. Hardiesse, audace; action hardie, téméraire.
Bamols, s. m. Armure complète.
Aussi armure pour protéger une partie du corps ou un membre. Hamoia dejamhe.
Hari, s. f. Corde, Sur la hart, sous peine de la corde.
Haster, Hâter, v. a. Presser, serrer de près. Haster de près les ennemis.
Haotif, adj. Prompt, qui agit précipitamment
Bastlvetë, s. f. Précipitation, hâte, vivacité, premier mouvement, empressement
Haulteoe, s. f. Hauteur, élévation (au moral).
BÙutement , adv. Pris dans le sens propre pour haut, c Fortune les a hautement eslevez. > Ce mot n'est plus usité qu'au figuré, pour hardiment, librement, résolument Je le déclare hautement.
Bmiteiir, s. f. Elévation, degré.
En cette hauteur, A ce haut point, à un si haut degré.
Havet, hanet, haveta, ha* ▼let, s. m. Croc, crochet, pioche, hameçon.
Havre, s. m. Ne se dit plus que de certains ports qui restent la plupart sans eau à marée basse. Autrefois il se disait d'un port de mer quelconque. En anglais Tuorhour, qai signifie proprement un abri, a le même sens, et de plus celui d'auberge, cHbergo en italien. Johnson le dérive de Tallem. Herberge, d'où s'est formé le verbe héberger. D'autres dérivent havre du celtique aber, encore usité dans le pays de Galles, pour un lieu où de l'eau tombe dans de l'eau. Adelunoy Mithrid.
Hazardenr , s. m. Qui hasarde.
Héer^ v. a. Haïr. Il heoit Helte, voy. Haitié.
Herberger, v. a., héberger,
loger. Forme ancienne plus rapprochée de sa racine . heriberga en ancien haut allemana , herberge en allem. moderne ; àlbergo en ital. esp.
et port. Auberge. Herberge en vieux français se disait aussi d'un camp (Diez).
HU
Herisonné, acy. Hérissé, semblable à un hérisson.
Hérite, s. m. Hérétique, traître, déserteur.
Hériter, v. a. Mettre en possession, faire jouir, s'établir quelque part
Heur, s. m. Sort, destin. Bon heur, mal heur. Seul il se prend ordinairement en bonne part Monheur ou mon maXheur. Ce mot est fréquent dans Corneille.
Heure. En bref heure, loc. adv.
Enpeu de temps.
Hideiir, s. f. Horreur, efiroi, laideur.
Hier, voy. Autre.
Hommeaa, s. m. Petit homme.
Honneste. H(mnesiehomm€,\kom' me de cœur et qui fait son devoir.
Honte, à honte, loc. adv. Ignominieusement
Hoqueton, s. m. Casaque brodée que portaient les archers du grand prévôt, du chancelier, etc.
Horion, s. m. Coup à la tète, meurtrissure.
Hors, adv. Soit hors, loin d'ici, loin de moi.
l)e là en hors, loc. adv. Dès ce moment, dès lors. De ce moment jusque en dehors de ce moment, plus avant.
Hoat, OBt, s. m. Armée. Hostis.
Hoatager, s. m. Qui sert d*ôtage.
Hacher , hachier , huer , hojrer, v. n. et a. Crier, appeler, proclamer; assignera un tribunal.
Homeiiz, adj. Qui home, boit, ivrogne.
Hua. s. m. Espèce de bateau.
Hatln, hntineiiz, adj. Brusque, vif, querelleur. Louis X fut surnommé le Hutin, parce que dès son enfance il aimait à quereller et à se battre.
Hutin, huttin, s. m. Querelle, combat, sédition.
Hatinet, s. m. Maillet de bois des tonneliers qui fait beaucoup de bruit.
Hojr, hiiia, hojr, adv. Ai^ourd'hui ; ce dernier mot est donc composé : Au jour de hui. Hodie. Jusque»
à huy.
Hypocriaer, v. a. Feindre. « Ils hypocrisent quelque austérité superficielle de vie. > Pasquier.
I, prondm, pour y. < Vousn'iûuildrez mye. >
loel, icelle, icelui, pron. dém.
Ce, celui-ci, celui-là, celle-là, ceuxlà. Lat isU, ille,
Icy, pour ci, ajouté à un substantif Ce lieu icy.
1ère, fers, iert, ieret, ierenta Présent, imparfait et futur de Findicatif du verbe Estre, Eram, eras, erat, ero, erit, erunt.
Dec, Uecqaes, illeo, lUeogués, llleqae, etc., pron. dém. et adv. Lui, lui-même, celui-là, celle-là; là, en cet endroit, par là. Lat iUe, aiic.
ImbeoUité, s. f. Faiblesse. UimheeUiié de Vaage, ImbeciUitas,
Impatrontoer (S'), Se rendre maitre, s'emparer de Tautorité; avec le génitif.
Imperer, v. n. Gouverner, commander. Imperare.
Impertinent, adj. Absurde, impossible.
Impoorren (à T), adv. A Timproviste, inopinément.
Improperer, v. a. Reprocher, réprimander, déshonorer. Improperare, employé dans le même sens par Plante.
In, prép. En.
Incliner, v. n. S'incliner. En in" cUnant le roi tout bas. En s'inclinant tout bas devant le roi. Froiss.
IT
Inconvénient, s. m. Incommodité, accident, malheur.
Induire, v. a. Attirer. Itukdrt îe peuple à sa suite.
bdnlre (S') à, v. pron. S'engager à, se déterminer à.
Ineqnalltë, s. f. Inégalité.
Inexpert, adj. Inexpérimenté, sans connaissance d'une chose. Inex-* pert des lois.
Infirme, adj. Faible dans ce qu'on fait ou essaie.
Infirmité, s. f. Faiblesse, imperfection de ce qu'on fait
Innnmerable, adjectif. Innombrable.
Inecolper, v. a. Sculpter, graver.
Instaurer, v. a. Restaurer, rétablir, restituer.
Intellectiff a4j* Intelligent, intellectuel.
Interroguer, v. a. Interroger.
Invasif, acy. Propre à assaillir, à attaquer. Invadere.
Ire, ireor, s. f. Colère, emportement Ira.
Ireement, irlement, Irensement, adv. Avec colère. Ira.
ImI, laine, laaint, adv. Ainsi, excepté. lia, sic.
laair, jsair, v. n. Sortir. Exire.
Issve, ^sœ, s. f. Sortie, dans le sens militaire, en parlant des assiégés,/aire une ysme.
Itel, adj. Tel, semblable.
JA
Ja et ja, adv. Déjà.
Ja^oit, Jassoit, conj. et prép.
Quoique, malgré. Ja^% que ou ce que. « Jassoit ce que payens fussent de courage très-hardis. >
^anibe, voy. Tour.
^eoer, v. n. Jouer.
^oe, s. f. Joue.
^olnt que. Ajoutez que.
JO
^onr, s. m. Lumière, éclaircissement.
ëourd'hay, s. m. Aujourd'hui.
Pour lejourd^hui.
tournée, s. f. Une journée de voyage. Par ses journées, locution fort usitée. En faisant ses journées de voyage. « Il alla, il chevanlcha tant par ses journées, qu'il entra de-
JO
dans Paris. > Faire tant par ses journées, Cheminer si bien que...
Jonste, Josie, Soucie, s. f.
Lntte, joute, tournoi, combat à la lance. Juxta.
^ojer, V. a. Joner.
^ndloUil, adj. Judiciaire.
Nageur, s. m.
^uroiiBy euphémisme. Les jurons étaient fort en usage pour prendre Dieu à témoin de la vérité de ce qu'on disait : Pardieu, etc. Soit respect natiu*el pour la Divinité, soit respect ''pour la loi de Dieu qui défend de prendre son nom en vain, les peuples ont altéré la forme des jurons pour éviter une semblable profanation. Ainsi, en français, on a dit: Cbrbieu, corhleu, morbleu, mordi, parhieu, parbleu, pardi, sambieu, samhleu, par la sambieu, palsambleu, têtébleu, ventreibieu, venirebleu, au lieu de : « Par le corps de Dieu, » « par la mort de Dieu, » « par Dieu, > « par le sang de Dieu, > « par la tète de Dieu, > < par le ventre de Dieu » (peut-être « par le ventre qui a porté Dieu, > selon une expression reçue), maugrébleu, «je maugrée Dieu, > etc.
Au XVII"»* siècle encore, ces jurons étaient si fort en usage dans la haute société, que le MisarUhrope, où Molière peint les usages de cette société et même des habitués de la cour, en renferme vingt dans les deux premiers actes et dans la première scène du troisième. — Complétons ces observations sur l'euphémisme des jurons par un passage û*Estienne Pasquier {Recherches, de la France, 1.
JU
vui, ch. 2) : « Crot en langue Germanique et Françoise (franke) signifiait Dieu, et de là nous tirons les mots Bigot et Cagot, pour dénoter ceux qui, avec une trop grande superstition, s'adonnent au service de Dieu, n n'est pas que les pitaux (rustres) de village pour couvrir leurs blasphèmes n'ayent autresfois composé des vocables, où ce mot Crotest tourné en Goy, car quand ils dirent Vertugoy, Sangoy, Mortgoy, ils voulurent sous mots couverts dire autant que ceux qui disent vertu Dieu, sang Dieu, mort Dieu; encore en firent-ils on plus impie quand ils dirent un Jarfùgoy, qui est tout autant que s'ils eussent dit Je renie, etc. Comme les paroles se tournent avec le temps en abus, nous ne pensons point mal fiiire usans de ces mots corrompus, non entendus, toutesfois il y va de l'honneur de Dieu. Au contraire, nous avons tiré en mauvaise part le nom de Bigot, qui n'estoit tel sur son premier advenement : Parce que (Guillaume de Kangy récite que sous le roi Charles le Simple les Normans désirant estre chrestiennez, s'escrièrent devant luy Bigot, Bigot, Bigot, qui valoit autant (dit cet autheur) comme s'ils eussent voulu dire de par Dieu.»
^nsy adv. En bas, à bas. Ital.
GiiiL,
Jusque* JoaqaeSf prépos. Se construit aussi avec un verbe, comme notre jusqu'à Ce que, « Jusques Vinr strument ait pris convenable croiscence. »
LA
ILanoey subst. fém. Une certaine troupe de cavalerie. Par métonymie, pour lancier : Une troupe de 800 lances.
Iianerety s. m. Le lanier mÀle, petit lanier, oiseau de proie.
Iiangonsiey s. f. Sauterelle. Locusta. Aujourd'hui ce mot désigne une sorte d'écrevisse de mer.
LA
Iianteniéy a4j. Transparent comme une lanterne, à force de maigreur. Le verbe lanterner veut dire, moquer, bqfouer.
Ijascheiéf s. f. Faiblesse, inclination, même dans un sens honorable. « Une merveilleuse lascheté vers la miséricorde et Ih mansuétude. »
Montaigne.
LA
Lavemeiitf s. m. Lotion , action de laver. ^
liëy léey lèflf etc., a^j* Spacieux, large, étendu. Ducange nous apprend que, dans le bas latin , îeda était un diemin large, en français Ue, d'où Ton a formé à tort àlée au Meu de la Ue. n dérive le mot îeda de lata via. Lée, chez les Normands, a signifié ensuite la largeur.
Leansy laiensy leenz, adv. Là, de l'autre côté, opposé à céans, id.
Iieey lely s. f. Loi, règle, ordonnance.
Ijegiery a4j. Léger. De legier, loc.
adv., Légèrement, facilement.
lîesche* s. f. Petite tranché; fam.
Une lesche de pain. Une îeschedujouTj une première lueur du jour.
laetanie. s. f. Litanie.
Iieteriy leteril, leteiisy leirly letrin, letron. letteril^ s. m.
Tribune où Ton lisait les psaumes, jubé , chaire, lutrin (qui en dérive).
Bas ladn. ledrinutn, îeterinum de kdura.
IieOfleiipyS. m. Loup. Conservé dans le dialecte picard. La Fontaine, liv. IV, feble 16.
liez 9 s. m. Côté, largeur, flanc:
Lez-à'lex, A côté l'un de l'autre.
liez 9 prép. A côté, près. Plessiskg'Tours, Plessis, près de Tours.
Idberey adj. Libéral, bien né, noble, généreux.
Ide, llëy liesy llaz, adj. Content, gai, joyeux. Latus.
Idementy adv. Joyeusement, avec plaisir, de bon cœur.
Ideoy Avoir lieu, Subsister. En Ueu de, Au lieu de.
Idgey liège 9 adj. Homme lige, gens h'ges. Vassal, soumis, sujet d'un autre, qui tient fief d'un seigneur, lié, obligé. lAgatus, bas latin liçius.
Jdre^ V. a. Donner des leçons, des cours, comme on dit dans les universités allemandes , lesen.
LU Uvrëe « s. f. Don , particulière-
id'hab
ment don d'habits que les rois, princes ou grands seigneurs disaient aux grandes fêtes, comme aux assises, aux cours plénières , ou en certains temps de l'année, à leurs enfants, amis, inférieurs, domestiques ou autres qui leur étaient attachés. Roquefort.
Uvrée de terre y s. f. Portion de terre qui rapportait une livre de revenu.
Uvreequey adj., formé par Montaigne, qui appartient aux livres, pro-> vient des livres.
Logey s. t Chambre.
Iiolery V. a. Louer, bénir.
lK>ny adj. Long. XIII"* siècle.
Iionga Au long de, loc. prép.. Le long de. — Au long aUer, loc. adv.^ A la longue, avec le temps.
Iion^erley s. f. Longueur.
IioqaeUey s. f. Manière de parler, parole. Loguela.
Iiorsy adv. Alors. XVI"* siècle; fort usité encore pendant les deux tiers du XVII"*. Pour lors est encore employé dans le langage populaire.
IiOSy lozy s. m. Louange, gloire.
Laus,
IiOty s. m. Mesure pour les grains et les liqueurs, équivalant à environ deux pots de Paris. —En allemand, loth est une demi-once. — Lot, portion, part qui écheoit, d'où loterie, est aussi d'origine germanique. Voy. Diez, Etym. TF., 209, Lotto.
Iioaery V. a. Approuver, conseiller.
— Louer défaire quelque chose y Recommander, approuver.
lK>iirdolSy adj. Lourd, grossier^ sot; s. m. hurdois, lourdaut.
Iioyer, s. m. Récompense.
Lactaeuxy adj. Douloureux, qui marque le deuÛ.
Loiciiery v. n. Lutter.
Iiostrey s. m. Aspect, jour sous lequel on considère une chose.
MA
Madamolselley Madalmolselley B. f. Titre des femmes et filles nobles. Calvin écrivant an seigneur de Fallais, appelle habituellement sa femme MadamaiseUe.
Madonirë, adij. Mal bâti, maroujffle. Mot d'une origine incertaine, employé deux fois par Habelais. Les uns disent qu'il faut lire maudawé
gour mcutdaulé, qu'on tronve dans la outume de Boulenois, maie dokUm, mal raboté, mal tourné. Oudin, dans son DicL françcâs-espagnol , a motidolé, qu'il explique ^argraaero, tosco.
D'autres dérivent mcuhwrré du toulousain moudaurro, grosse tête d^àne, idiot,
Blalgnëev nudgnle, malnle^ maniiey etc., s. f. Demeure, maison, fiunule, domestique. Manere, mansio,
Blalndre. a4j. compar. Moindre.
Mains, aav. Moins.
Blaliiteiiant maintenant 9
adv. Tantôt tantôt.
Maifly adv. Plus, davantage, dans la locution : Je n'en puis mais, Je n'en puis davantage, ce n'est pas ma faute , je n'en suis pas la cause. De magis.
En ital., ancien esp., portug. provenç.
mai, ma, et esp. moderne, port. prov.
mais. Dans le bas latin magis pour poUus, plutôt, a donné la sigmfication de la conjonction mais, sed magis se trouve souvent. — Co^j. Au contraire.
On me vient apporter quelques meschantes nouvelles. — « Mais, bonnes, vos escuz sont retrouvez > Larivej.
Blaisplatosty co^j. mais renrorce souvent plutost dans un sens opposé à ce qui vient d'être dit. Ne dira-t-on pas que dest couardise, mais plutost mespris et desdain? LaBoëtie. Corneille : Nous venee-vous, Julie, apprendre la victoire? — Mais plutost du combat les funestes effets.
Blaianley meanle. (Y. Maignée,)
Blalaty m^aitt. (Yoy. Aidier.)
Malstriey malstriaey s. f. Ha-
MA
bileté, art, science, enseigneaient; domination, puissance, commandement; supériorité, indépendance qui nous rend maîtres de nous-mêmes; arrogance. Magister.
Blalatiiaammenty adv. En maître, impérieusement.
Blijeiiny s. m. pi. Ancêtres.
Mc^ores.
Mal, a4j • Mauvais, méchant. < Avoit un roy moult mai et qui trop grevoit le peuple. > A maie peine, Avec bien de la peine.
Maly adv., modifiant un autre adverbe ou un a4jectif , sigmfie pas ou peu. Le peuple l'entenaait fort mai volenUers. Mai -gracieux. Comines.
Mai content. Id. < H n'est rien si mai propre à mettre en besogne. » Montaigne. Corneille et Molière emploient mai propre pour peu propre à. .. Corneille aussi mai propice, et J^ai VoreSU mai faite à ces galanteries. Place royale.
Blaladlea La grosse maiadie, La lèpre.
Blaleboaohey male^boachef s. m. Médisant, calomniateur, méchante langue.
S. f. Médisance, calomnie. Tomber en la maie bouche. Etre exposé à la calonmie.
Blaletostev maletoltef ma»
letotey s. t flnlèvement de biens; imposition iinustement levée, concussion. Nom d'un impôt levé pour la premièf e fois par Philippe le Bel, et que Nicole Gilles appeUe « Exaction grande et inaccoutumée. > Maie tôlière. Roquefort.
Malenrtéa s. t Malheur, misère.
Malgisant 9 a(y. Malencontreux:
Oudin le rend en espagnol par mai encontrado.
Mallvoley a^j. Malveillant.
Mallvolenoey s. £ Malveillance, mauvais vouloir.
Malostrof acy. Malotru. H dérive de astrOf en ital. esp. port astre. En
MA
«sp. et port osfroso, malheureux. Dans Papias : c Astrosus quasi malo astro natus. » £n ancien esp. asirugo, en provenç. astruc, heureux. En provençal aussi les composés henastre, hmastnic, màkatre, malasiruc, d'où le Tieux franc. mcUosiru pour màlasiru, né sous une malheureuse étoile. Désastre s'explique de la même manière.
Diez.
Bblialenty mal-talent^ maa« talent^maatalaiitf s. m. Mauvaise volonté, dépit, colère, désir de vengeance, méchanceté, déplaisir.
HUmcIpery v. a. Rendre esclave, asservir. Mancipium.
Mandement f s. m. Prière, demande ; étendue d'une juridiction, territoire.
Blanleref s. f. Sorte, espèce : Tour tesmameresdevins et toutes manières d^espices. Froîssart. — Homme de diverse manière, D'un caractère changeant,in.constant — Tenir unemanicre, Avoir une manière de faire, un système de conduite.
Blanqney a4j. Incomplet, impartit.
BlannfaoteoTy s. m. Travailleur, homme asservi à une vie laborieuse.
Blantely s. m. Manteau.
Blarchey s. t Frontière, bord, lisière, confins; traite, chemin; contrée.
Bas latin marca, bord, rivage, quelquefois fleuve considéré comme limite. ItaL marca, allem. mark, s. f.
Frontière, contrée. Markgrctf {maigrave), comte commis au gouvernement et à la défense d'une contréefrontière. En ital. marchese, franc.
marquis,
Maty matey matz^ adj. Triste, abattu, confondu. Ce mot, qu'on retrouve dans échec et mat, semble être le primitif de plusieurs mots analogues des autres langues romanes. Roquefort croit pouvoir le dériver de l&arru, je pétris, comme s'il fallait, dans tous les cas, remonter au delà du moyen âge.
Blateras^ matherasy s. m. Matelas. Ital. maierasso, prov. a2maitra4:; esp., port, almadraque, allem. mairatee. De l'arabe aJrma'trdh, même signification. Le changement de 2 et r
ME
se voit encore dans matelas pour matras, gros trait d'arbalète.
Maadiuony s. f. Malédiction.
Hantaient. Yoy. MaUaJent
Manvaiaetéy s. f. Méchanceté.
Manvalatlëy s. f. Méchanceté, perversité.
MeaBf cooj. Mais.
Méchef 9 meschef f s. m. Malheur, accident.
Mednlalre, a4j. Rempli de moelle.
MeduUa,
Mehaignery mehagnei^ mehengnery meshalgnler, etc., v. a.
Estropier, blesser, mutiler ; maltraiter le corps ou la réputation. Mahemiare, mahennare, malignare, se trouvent dans les lois normandes et anglaises, et semblent ainsi plutôt dériver du mot roman que celui-ci ne dérive de la basse latinité.
Mein, melnSf adv. Moins. Sans metne, Sans moins, pas moins, rien de moins.
Mète, mettey s. f. Bout, borne, limite, frontière. Meta.
Mellorementf s. m. Amélioration.
BIellorei> v. a. Améliorer. Ceux des nombreux écrivains allemands qui lardent sans nécessité leur langue de mots français, ont formé le substantif die Mélioratiùn,
Membre^ s. m. Partie, pièce. Un membre d^un appartement
Menacenxy se y adj. Menaçant.
Men^^ongenry s. m. Menteur.
Meneey s. f . Troupe de gens qu'on mène avec soi. « Et avoit en sa compagnie un chevalier banneret et six autres chevaliers, sans Fautre menée. »
Froissart. Ils se mirent, à peu de menée, en un petit bateau en mer, » Id.
Menerf v. a. Mener les mains, Remuer les mains.
Mentereaaey a^j. fém. Menteuse»
féconde en fables.
Meroly Prendre qyiéUpiun à merci, Lui fure grâce.
Merencollef s. f. Tristesse, ennui, mélancolie.
Blerrainy meirelny s. m. Bois de charpente, poulre.
MerveUlea A merveille, à merveiHeSf loc adv. Beaucoup, fort^II
ME
n'est pas merveiQe', H n'est pas étonnant. — Estre de merveille, Etre étonnant, surprenant.
Blerveiller (Se), y. pr. S'étonner.
Kous n'avons , dans un sens approchant, que ^émerveiller.
Blesaisementf adv. Tristement, misérablement, d'une manière affligeante.
MeBavenlrf t. n. Arriver malheur.
BleBceanse y mesceanche 9 meschancey mescheancey s. f.
Méchanceté, malice; accident, malheur, infortune.
Mesohef 9 meschiefy s. m. Accident; malheur, mésaventure.
MescheoiTy v. n. Arriver malheur, réussir mal; avec le datif: quHl leur mescherroit
MeflconnaiBeance 9 s. f. Ingratitude consistant à ne pas reconnaître.
Mescontenier (Se), de quelqu'un. Se montrer mécontent de quelqu'un.
BIe8dire9 v. a. Ii\jurier, maltraiter de paroles.
BIe8el9 111686809 m68l811B9
1116Z6I9 m6Z68a9 m6zi8iiZ9 etc., acy. On trouve souvent réunis meeeoM et ladre. Quelques savants font une distinction entre mezeau, couvert d'ulcères, et ladre, insensible. Les deux mots peuvent donc avoir été réunis comme synonymes, renforçant l'idée ou pour se compléter l'un l'autre. Mesel dérive de misdlus, diminutif de miser, dans la basse latinité mesellus. En bas breton, meeell, pesétt, lépreux, gâté, pourri.
Bl6B6l6rle9 III686ll6rl69 m6-
X6l6rie9 iiii86ll6ri69 etc., s. f. La maladie de la lèpre, nôpital de lépreux. On a quelquefois employé Meeel pour Mezelerie : le grand Meeél. Ce nom propre, formé d'un nom commun, aurait pu trouver place dans le Glossaire genevois.
M68fair69 v. a. Maltraiter.
M6Bhiii9 mai8biii9 m68hiijr9 adv. Aujourd'hui, désormais.
Bl68m69 adj. Le même, la même, avant le substantif, comme nous mettons même après pour marquer la chose dans sa perfection. Ceat la mesme vertu pour (fest la vertu même.
la ver^ personnifiée. Acception fréquente dans la première moitié du XVII"^ siècle, dans Corneille, par exemple. J. mesme g^ue, à mesure que.
Bl68m6m6nt qa69 loc. coig.
D'autant plus que.
9168118969 me8iiaiff69 s. m.
Maison, habitation, famifie, domestique. Tout le soin d'une maison, toute l'administration de ses biens.
C'est dans cette acception qn^OUvier de Serres dit : « Je me suis principalement adonné ches moi k faire mon mesnage. »
Bl68iia^r9 V. a. Vivre en ménage ; administrer sa maison.
Bl68iiager9 s. m. Chef de maison, chef d'une administration domestique et rurale.
A4j. Econome.
Bl68Bageii6 9 s. f. Economie, épargne, soin de la maison.
M68ple9 s. f. Neâe, en allem.
Mispel.
Bl68pli6r9 s. m. Néflier.
M68pr6ndr69 v. n. Tomber en faute, en contravention; offenser, manquer à ses engagements; mal faire.
Bl68pii86m6nt9 s. m. Mépris.
Bl688ag6 9 III688agl6r9 s. m.
Messager, huissier, député; envoi, message, missus, bas. lat. fnessagarius, messagerius.
]ll68ti6r9 s. m. Besoin. En italien mestiere signifie à la fois métier, ouvrage et besoin, comme en latin opus; de là aussi dans le vieux français les deux sens. Il est à mestier, il est besoin.
Bl68iir6ment9 adv. Avec mesure, dans une juste proportion.
Bl6t69 s. f. Borne. Meta.
Bl6ttr6 avant* Mettre sous les yeux, montrer comme exemple.
Bl6ttr6 8118 9 V. a. Mettre à la charge de quelqu'un. Les accusations qu*on lui mettoU sus.
Bl6iirdrir9 v. a. Tuer, commettre un meurtre.
]IIicqaelot9 s. m. Les Micqnelots étaient de petits garçons qui allaient en pèlerinage à Saint-Michel sur mer et mendiaient le long du che-
MI
Hlef adv. Pas, point, guère.
BUgnoiiy s. m. Favori du souverain ou de la cour.
Blignotlef mlgnotlsev s. f.
Flatterie, caresse, gentillesse. Ce mot, comme înignon, dérive de Tancien hant allemand mitmi, ou minma {minja)f amour. En allem. mod. Miime,
BUneucy acy. Qui fait des mines, qui a Tair chagrin, rébarbatif. Ot*e hazege8U)8y comme l'interprète Oudin.
BUrey mjrey s. m. Médecin, chirurgien. £n bas lat. mir. Voy. Diez
BUserioordf a4j. Miséricordieux.
Mooqaey moqaef s. f. Moquerie.
Moineaiiy s. m. En terme de fortification, petit bastion obtus, que l'on met au milieu d'une courtine trèslongue pour compléter le âanquement. BicU de VAc.
MoUitey moiztey adj. Moite, humide, tiède. Mixius,
Molasse^ adj. Mou. McH, mollis.
De là le substantif français molassey en usage dans le Dauphiné, la Savoie et la Suisse romande pour désigner une espèce de grès tendre. Ce mot, qui n'est pas dassiquement français, a été adopté en allemand dans la langue scientifique : Die Molasse, B. Studer, Beytrœge zu einer Monographie der Molasse. Bem, 1825.
Moleste y ac|j. Fâcheux, incommode.
S. f. Inconvénient, peine, difficulté.
Mondloty mondity a^j. Mon dit.
Honseignef pour Monseigneur, Montluc.
Koustler. mostlery moiutler, moatlery s. m. Couvent, église, paroisse. Monasterium,
Honsirey s. f. Revue. Montre d'une armée. Mettre sur la montre, Faffe passer la revue à quelqu'un, mettre à l'épreuve. ComeUle. Un sot passe à la montre,
Koiiiepller. v. a. Multiplier, Pigmenter. Quelques mots romans Semblent provenir d'un vice d'écritnre, comme d'un n pour un «, monlepUer pour mouteplter, mouttepUer;
MU
et néanmoins ces mots, sous leur forme altérée, ont fiût évidemment partie de la langue.
Morlony s. m. Armure de tête plus légère que le casque. Ce mot n'est plus usité qu'en parlant de l'armure des anciens chevaliers.
Momery v. n. et a. Etre triste, chagrin; attrister, chagriner, abattre, émousser. En anglais, io moum.
Mort y participe, joint à l'auxiliaire estre dans le sens de tué. Là furent morts et ars soixante Anglais.
BIorteMpayef s. m. Soldat entretenu à demeure dans une garnison, tant en paix qu'en guerre.
Bloty à son mot^ à sa volonté, à sa guise. Payer tout à son mot, payer ce que demande le marchand, selon l'interprétation espagnole d'Oudin.
Cette locution prête à des jeux de mots. Aignelet, par exemple, promet à Pathelin de le payer à son mot. U le paie eu effet de Bée, que l'avocat lui a appris.
Moult y multy adv. Beaucoup.
Lat Multum,
Monreiizy sey adj. Mourant, mortel.
Bloaty a^j. Moult, beaucoup.
Bioavoir guerre km Commencer une guerre contre.
Bloyenneur, s. m. Médiateur.
BIOTiietoiif s. m. Jeune movne.
MuUebrey adj. Féminin, de femme. Muliebris.
Murtrlry meurtriTf v. a. Tuer, assassiner. De là meurtre.
Musardy musarsy musart^ mu8arzya4j. Fainéant, fou, étourdi, qui s'amuse à des bagatelles. En bas lat. Musardus, fainéant, paresseux, Btupide. Ducange le fait dériver de l'allemand Musse, loisir, ou de mur sare, que Papias interprète par hésiter en parlant
BIuMery muoery v. a. Cacher.
Le glossaire Janet dérive ce mot du bas latin mussara, qui n'existe pas.
Ducange, au contraire, fait venir radverbe mussanter, en cachette du vieux gaulois mmser.
Wf conj. Ne, ni. Naussije ne Vavoue jamais vu.
Nacairesy nakalresy naqaal*
resy etc. m. pi. Instrument de musique pour la guerre, petits tambours ou timbales en usage dans la cavalerie. Les Maures et les Arabes les appellent encore naqâvah, les Hébreux rdkva, cavité, et enfin les Egyptiens, ainsi que les autres peuples orientaux naqâri. Roquefort. En bas lat. nacara et nacaria. En itaL nacchara.
Nagery naglery v. n. Naviguer, ramer.
Nanjy adv. Nenni, non.
Naturauzy natnreiizy naturexy natnrlauzy etc., adj. Pur, naturel, sans mélange.
S. m. Physicien, médecin. Naturalis,
Ifaiify s. f., comme Nef. Navire, Navis.
Navief s. m. Flotte de guerre ou marchande. Navis.
Navrery v. a. Blesser, physiquement Il ne se dit plus guère qu'au moral, d'une grande affliction.
If avreurey navrorey s. f. Blessure.
If ajy Né.
If 69 conj. NL En boire m en manger.
Né. Voy. Nef.
Ifeant^ adv. Pas, point.
Ifeantmoinsy adv., comme notre néanmoins (Rien moins). Pourtant, cependant.
Préposition, malgré, nonobstant, neanimoins ajppél.
Ifeceasitey Avoir de nécessité à, Etre forcé, être soumis à la nécessité de...
Ifefy naufy naTe, s. f. Navire, Navis,
Ife^ciatlon, s. f. Négoce, trafic, vente.
Bfeimiiia Nenni, non.
NU
Nient, nlensy niant. Rien, jamais.
Noble ou noble à la rose, s. m.
< C'est une monnoye d'Angleterre, ap* pelée ainsi pour la noblesse de son or. Vossius dit qu'Edouard m le fit battre l'an 1344. On l'appelle à la rose, à cause des roses rouges et blanches qui sont les armes des maisons de Lancaster et d'York. CefutLulle qui avoit fourny tout cet or au roy pour aller faire la guerre au Turc; mais ce roy lui manquant de parole, la fit au roy de France, dont LuUe reçut de très-grands déplaisirs. Cette monnoye a d'un costé la figure d'un navire et de l'autre d'une rose. * Borel.
Non, adv. Ne pas. Mais non firent, Ils ne le firent pas.
NonchalolTy s. m. Indifférence, insouciance. Mettre à ou en nonchaloir. Négliger, dédaigner, abandonner.
Nonciery v. a. Annoncer. Nuntiare.
Non pasy adv. Pas même.
Notice y s. f. Connaissance que l'on acquiert d'un fait, d'un événe« ment. Tout ce qtn vient à leur notice, Tout ce qu'ils affirment.
Nonny Non, point.
Nourrir, v. a. Nourrir, au physique ; au moral, élever, instruire.
Nonrritore, s. f. Aliment, ali mentation ; éducation, instruction.
Nonrela De nouvel, loc. adv, Nouvellement.
Nonvelles. B est nouvelles de.
Le bruit se répand, on parle de.
Nonvelletëy s. f. Nouveauté, sédition, trouble.
Novalltëy s. f. Nouveauté, innovation.
NqUI, nallj, nnlnl, nelnlf nnlzy niiBy adj. Nul, aucun, per^ sonne, qui que ce soit
Nasy pron. pers. Nous.
Oy ody prép. Avec.
Oceasloiiy s. f. Motif, raison.
Occire, part., ocoisy y. a. Tner.
Lat Occidere,
Ocdalony s. £ Meurtre, massacre. Occidere.
Occapatenry snbst masc. Pos-
OinctnrCy s. f. Substance grasse ou huileuse pour oindre. Unctura,
Ommef s. m. Homme.
OnCy onq, oncqaesy onquesy adT. Autrefois, depuis, jamais, dans la suite. Unquam.
Opalentementy adv. Opulemment
Oraison solae^ prose. OraHo soluta,
Orche (à), horche. orsey terme de mariniers. A gauche, à bâbord.
Ordenéy adj. et partie Ordonné, réglé, harmonique.
Ordonnenry s. m. Ordonnateur.
Ordonnement y adv. En bon ordre.
Orëe, s. f. Entrée. A Vorée, à rentrée, an bord. Ora.
Ores que y conj. Encore que, quoique.
Ores meimie qoe^ loc. conj.
Alors mesme que ; avec le subjonctif:
Ores mesme quHÎ soit couché en â^avr ires termes.
Ormaiiy s. m. Organe.
Origiiialrev a^j. Original.
OY
Orolsony s. f. Oraison, prière.
Osty s. m. Armée. HosOs.
OateTeni. s. m. (Ote-vent). Auyent, espèce de petit toit mis au-dessus des portes ou des boutiques pour les garantir du yent et du soleil. Parayant placé dans une chambre pour intercepter les courants d'air.
Oty il eut, prétérit défini de avoir , au Xni"»* siècle.
Ottrolery ottroyer^ y. a. Octroyer.
Oabllancey s. f. Oubli.
Oultaigey s. m. Otage.
OatrOy prép. et ady. Par delà.
Ultra. H y a en tous vices naturellement quelque home, outre laquelle Us ne peuvent passer. — Bien loin outre devant eux voyaient grande quantité de lances debout. Comines.
Oast pour Oaty s. m. Armée.
Hostie.
Oatrecnidery oatrecuidlery y. n. S'enfler, s'enorgueillir.
Ouvrery y. a. Opérer, trayailler, manœuvrer. Operari.
Oatragey s m. Excès, excédant, outrance. Ultra.
Ony^ adv. Même , bien plus , comme en allemand ja. Tout philosophe ignore ce que fait son voisin : ouy et ce qtiilfait luy-mesme. Montaigne.
Ovecy ovecqaesy oveaqaeBy ovoeCy prép. Avec.
Ojf adv. Oui. En patois vaudois, on prononce encore ci.
PA
Palae. s. f. Paix.
Palatiiif s. m. Officier du palais; qui a quelque charge à la cour. Palatium.
Paour, s. f. Peur. Pavor.
Paonréy acy. Pauvre.
PA
Par y prép. Pendant Par aucuns jours, Pendant quelques jours.
Par^ préposition inséparable, quelquefois séparée, qui, précédant un nom ou un verbe, en augmente la force ou signifie, comme per en latin, jus-
PA
qu'aa bout : Son cuer fui par e^oys.
Parachever, Finir entièrement. Paraxmer, Aimer passionnément. Parfaire, Achever. Parpaye, Fin de paiement.
Par aiiudf adv. Par là, de cette manière.
Paralerf v. n. Passer, s'en aller, disparaître. Au paraJer,
Paravanty adv. (par avant). Auparavant
Parorolstref v. a. Achever de croître, parvenir à toute sa croissance.
Pareils Faire le pareil, Faire des actions semblables , agir de la même manière.
Pareil y non pareil y non pa« reilley a4j. Sans égal. (Ëpithète fréquente.)
Parement^ s. m. Parure, parade, ornement.
Parfin, s. f. La fin définitive. A la parfin, Enfin.
Parfondy parAind, parfont^ a4j. Profond.
Parjnrement, s. m. Paijure.
Parlement, s. f. Conférence.
Parlenre, s. f. Manière de parler, langage.
Parliery adj. Parlant, expressif.
Mot formé par Montaigne.
Parmenery v. a. Mener jusqu'au terme, jusqu'au bout
Parmi, prép. Dans. PamU les champs, parmi les villes, parmi la vaie,
Adv. Au moyen de quoi , à condition, à charge de.
Parqaoly conj. C'est pourquoi.
Part, s. f. Se dit souvent pour partie. — Une partie est une portion d'un tout Part suppose droit ou participation de plusieurs à une chose, làpart est ce qui en revient à chacun. — Lieu, endroit: «As coururent au secours la part où ilz entendoient le bruit. > Amyot. Nous disons encore quelque part, de toutes parts,
Partement, s. m. Départ
ParUouUer. Eendre sonpairticur Uer, Exprimer son opinion individuelle.
Pas ui, pour Un ou un seul. « Sans permettre qn'O en sortit pas un de la ville. » Amyot.
PE
Partte, s. f. Parti. Ils estaient de la partie, la comtesse de Mmtfort.
Froissart
Partir, v. a. Partager ; distribuer, répartir. Partira
Passion, s. f. Souffinnce, dans le sens de passio, paU.
Pastis, pastissage, s. m. Pâturage.
Patroner, v. a. Dessiner, tracer un modèle. De pairon, modèle.
Patroner (Se), v. pron. Se former sur un modèle, se conformer à. Se patronant à 3ianius Curius. Olivier de Serres.
Panlme, s. f. Battre sespaulmes, Battre des mains.
Peaatre, s., f. Gouvernail d'un navire; esquif, chaloupe.
Pedagogisme, s. m. Prindpe d'éducation.
Pedanée, adj. Qui se tient sur ses pieds. Rabelais applique cette épithète aux juges sans siège , qui rendaient leurs sentences debout sous un orme : de là la dénomination de juge sous tonne, et le proverbe : Attendezmoi sous Forme.
Pees, s. f. Paix.
Peine. A peine que. Peu s'en faut que.
Estre en peine de... Avoir la peine de...
Mettre peine de... Mettre ses soins à...
Mettre peine que, Se donner de la peine pour que.
Pener (Se) , v. pron. Se peiner, s'efforcer, faire un effort sur soi-même. — Se donner de la peine, avoir regret ; s'empresser, s'appliquer, entreprendre.
Pennetrye, s. f. Paneterie. Office qui fournit le pain dans une maison souveraine. La cour de France avait son Grand paneHer.
Pensement, s. m. Pensée, réflexion.
People, s. m. Peuple. Comme l'orthographe anglaise.
Perde, s. £ Perte.
Perer, v. n. Paraître. Il péri.
H appert. Parère.
Perfais, acij. Par£ût
Perllsant, a^j. Qui est en péril.
PE
If sey adij. De couleur entre le Tert et le bleu.
Penomuigey s. m. Rôle, fiction.
Faire jouer U personnage de quéUpte chœe^ Diriger secrètement une affaire.
Periuisaitef s. f. Hallebarde au fer long, large et fort tranchant.
PeBiilenty te^ adj. Pestilentiel, corrupteur. PesHs,
PestUlence, s. f. Carnage. De pesteler, pesteilîer, Piler dans un mortier; fouler aux pieds, rosser, assommer, écraser. Pistwn, de pinaere piler, broyer.
Petit adjectivement employé pour peu : A petite paMence , Avec peu de patience.
Petite adv.Peu. Petit y gagnèrent Un peUt, un peu.
Peua A peu fut que. Peu s'en fallut que.
Peuplée f s. f. Peuplade, population.
Phalerëf adj. Caparaçonné, orné d'un beau harnais. Phcàerœ, caparaçon.
Physicleiiy s m. Médecin, comme en anglais, physician.
Piaffe^ s. t Faste, vaine somptuosité. Selon Roquefort, ce mot, ainsi que piaffer et piaffewr, n'ont été formés que du temps de Pasquier.
Pleça^ adv. Depuis longtemps , U y a longtemps. Selon Ménage (Dictionnaire étym.) pièce a, pièce de temps.
Voy. Pièce.
Pleoe^ en parlant du temps. Quelque pièce, Un peu de temps. En ital.
pez2o di tempo.
Pleda Entre pieds, loc adv., Dans l'embarras. Impeditus,
Plcnef s. m. Peigne.
Pife, pille^ s. f. Pieu armé de fer.
Pillementf s. m. Pillage.
Pilloter, V. a. Diminutif et fréquentatif de piUer.
PtneaUf s. m. Gros raisin dont les grappes ressemblaient à des pommes de pin; on en faisait, en Ai^on et dans la Touraine , de bon vin blanc dit fia pineau. Ce raisin est encore connu BOUS le même nom dans la Champagne.
GI088. Janet.
Piteux 9 adj. Qui a pitié, miséricordieux.
PL
Plaoqiiei> v. a. Afficher.
Plaidf s. m. Querelle , dispute débat, audience; tribunal.
Plaisanty adj. Agréable, £ût pour plaire
Plancher^ planchier, plancheiTf V. a. Planchéier, former un plancher d'une matière quelconque.
Plante, s. f. Lieu planté d'arbres ou de vignes. Plante, en Poitou, est une vigne nouvellement plantée. Planta dans quelques provinces. Planteis Consuet. Britannica, art. 605. En bas latin Plantata et Plantada. Ducange.
Planté, planté, etc. s. f. Quantité, abondance, foison. Il se prend quelquefois adverbialement Loc. adv., A planté, abondamment. A grand planté, en grande quantité. Plenitaa.
Plantureusement, adv. Abondamment, dans l'abondance.
Plasmateur, s. m. Formateur, auteur. De TrXâaaa, fonnation, forme, image.
Plaamatnre, s. f. Formation, forme.
Pleige, s. m. Caution (personne ou engagement).
Plenté, plenlté, s. f. Plénitude, abondance, quantité. Crrand plenté, Grande quantité ; abondamment JP^e;niias.
Plentienz, plenteif, plenti- ▼eux, plentivoua, plenteouz, a4j. Fertile, abondant en toutes choses.
Plenturenz, acy . Abondant, bien pourvu.
Pleaais, pleisseis, pleaaié, s. m. Parc, jardin, enclos; forêt fermée de haies; maison de plaisance.
Ple8se^ple88ée,ple88ei8,etc.y clos, parc fermé de haies. Plessier, bois taHlis; sentier pratiqué dans un bois par le moyen des branches repliées sur ellesmêmes et entrelacées. Ces mots dérivent immédiatement de plai^ser^plms' sier, courber. En bas latin plessa, plaissia, plesses, arbrisseaux entrelacés.
Plet, s. m. Plaidoirie. Conter son pHet, Faire son plaidoyer.
Pleviivplenvir, v. a Cautionner, assurer, promettre par serment; surpasser, exceller.
Plius, adv. Plus.
PL
Plus (le). La majeure partie, la plupart
Plus part 9 s. f. composé, ne se dit pas seulement de la majorité de plusieurs personnes ou choses, mais de la plus grande partie d'une seule chose : En la plus part de cette composition, Montaigne.
Poésie, poestée, poesieiSf etc. s. f. PouToir, autorité, domination, juridiction, district Potestas.
Poesieez, poestëis, poestëiz, poesteZf s. m. Maître, éleTé, superbe, hauts et puissants seigneurs.
Poge (à^ , terme de marinier : A droite ; on ait aussi à tribord.
Poignaisy polgneisy poin-
gnelsy poingnlBy pougnis^ s. m.
uerre, combat Pugnus, pugna,
Poincty s. m. Point, état, situation. Un hcmme en fort bon point; un homme chargé à^emhofymnt, la locution a été réunie en un seul mot.
Poincture^ s. m. Piqûre, douleur.
Poindrey v. n. Paraître, se lever.