C. — CONSONNES
50. Dans l'évolution du latin en français, certaines consonnes sont restées immuables, d'autres se sont transformées, d'autres ont disparu, suivant des lois aujourd'hui connues. La nature de ces consonnes, leur position h l'initiale, à l'intérieur ou à la finale du mot, leur isolement ou leur groupement, la nature des voyelles et celle des consonnes avec lesquelles elles étaient en contact, expliquent ces différences de traitement. En général les consonnes initiales d'un mot, ou dernières d*un groupe, sont en position forle; les consonnes intervocaliques ou premières d'un groupe de consonnes à l'intérieur d'un mot sont en position faible.
On ne devra pas oublier que des consonnes isolées en latin se sont groupées en roman (cf. page xvii, note 1),
1. Le suffixe -crW^/m, par une raison sans doute analogique, encore mal expliquée, a donné -ier {prima.rium : premier, ferrdiHa : ferriere Il en est de même de la terminaison -erium {minislerium : mestier), ou -ërium (monnslerium : mostier).