DES AFFIXES POSSESSIFS
175. Les affixes personnels étant joints à un substantif t'atlri-
* Récit de la bataille de Kadei, au tial de Tëgyptienet delavoixSapAe/reni- Ramessëum et h Abou-Simbel. plaçant hiphil. Les aflixes assyriens ^V ,
* Ibid. ]V et, dans le berbère, les aflSxes de la ' Les pronoms su, sen présentent les 3* personne, singulier s, as, is, pluriel
analogies les plus frappantes avec ^n , |n sen, sent, reproduisent manifestement les
on. La sifflante se substitue k Taspiration mêmes types.
comme, dans la forme causative, Vs ini- * Histoire des dcvx frètes , p. 8, I. a.
ai CHRESTOMATHIE ÉGYPTIENNE.
buent à la pei*sonne indiquée; le tableau suivant résume ces rapports :
SINGULIER
t" pers. 1 \^^J ou S^^9 J' J ' ^^^' ^^î/"'* ffinon père.?»
9" pers. masc. I ^^fj^t^^ àtef-k «tton père;^
fém. I S^Ks=9 àtef'i «tton père>»
3" pei's. masc. 1 ^^^>^^^^ àttf/^son père;^
fém. 1 ^^PM (^" éL ) ^^S^* '^•**^" père,»»
PLURIEL
^^^ àtef-na ^ notre père.T»
9* pers. I ^^^AMMNA àtef'ten tr votre père.^
3* pers. 1 ^^^AwM^ àtefsen «rJeur père,T^
oui ^^P fltg^tt ff leur père. 7>
Cette manière d'exprimer l'attribution personnelle était peutêtre la seule usitée dans le langage des très-anciennes époques. Le copte ne s'en servait plus qu'exceptionnellement et pour un petit nombre de substantifs; mais il a conservé scrupuleusement cette tournure antique pour tous les mots pris dans une acception prépositionnelle , comme po (rbouche,T^ TOT ff main, Ti^p5.ff visage;!) exemples : E^p^»^! (r sur moi, tî E^p&K sur loi, ti Epoc^ «r à lui, i^ etc. Cette méthode concrète et qui rappelle le génie sémitique avait peu à peu cédé la place à l'article possessif dont les monuments nous montrent l'invasion progressive et parallèle à celle de l'article;
il occupe déjà une large place dans la langue sous la XIX^ dynastie ^