‹ Chrestomathie égyptienneChapitre 12 sur 28 · FUTUR · texte numérisé non relu

FUTUR

313. Le futur était quelquefois exprimé par les formes de l'aoriste présent : mais Champollion^ a reconnu que l'insertion de l'r <=>, particule de direction , entre l'un des auxiliaires et le verbe principal met ordinairement celui-ci au futur :

àu'à-er sent er ta-àn^t pa^.

Je m'en irai à la vallëe du cèdre.

La forme plus brève IÇ^^^'^Ç^^k. ^ ^ au-à-sem-này qui représente aussi un futur : crje viendrai, t^ peut être un abrégé de celle-ci, ou bien un emploi de l'aoriste composé pour le futur.

Le verbe, gouverné par la particule <=:^ er, est ou devrait être naturellement à l'inflnitif; il y a lieu néanmoins de réitérer ici la remarque que nous avons faite ci-dessus à propos de ▼ hà, car

la même phrase est écrite au même papyrus* : |Ç J^c9x=I^k ^ aM-â-^-«(pm-wâ, pour : cr j'irai \ 7) Avec le pronom indéfini, la formule du futur devient • I f^p

* Voyez Chanipollion , Gramm, n" 978. niouiTai. » ( Voy. n** 33o.) M. Brugsch cite ,

' Pap, d'Orhiney, Vil, 9. dans sa Grammaire, n* 161, une forme

' /^'(f. \1II,6. du futur •^^^, tuf-er-meh-f, ffil

Ibid, VIII, 3. remplira,» qui est construite d'après ce

' Comparez l'exemple cité ci-après, modèle, mais avec l'auxiliaire •^. au conditionnel : au-à er mer-ud, fje •

6â ClIRESTOMATnili ÉGYPTIENNE.

<=>► àu-tu-et'; exemple : Toutmès III dit à ses soldais : fr Préparez vos armes (car on livrera bataille) i-n

er*nti au-tu er tehen er (xj^rau).

Mot à mot : Il est que on est pour s avancer pour combattre.

314. Le futur copte, obtenu par l'insertion de E, El-E-EipE cf je ferai 11 (n** xi, 3® futur de M. Peyron), provient évidemment de l'égyptien I Ç S^ <=»- '■«^ àu-à-er-àri, puisque la particule <=>► er est abrégée presque partout en E. Quant à la forme assez rare ^i>, '^^px, ^«.pEK (Peyron, n^ xn, k'' futur), il est probable qu'elle doit son origine à l'auxiliaire ç tu; ^i>^pl serait égal à ç ^^^<=^ luà-^^ ou o «^ tu-à-er-àr^. Les futurs connus du

démotique n'expliquent pas clairement la transition entre les deux langues. Le 2* futur de M. Brugsch, que cet auteur transcrit aï en te ou àu-i-en-te (r je dirai , r^ résulte de l'insertion avant le verbe d'un petit trait oblique / que M. Brugsch interprète comme un n'.

Le futur copte, obtenu par l'insertion de n^* a son correspondant exact dans le démotique, où l'addition ©^ paraît être le sigle correspondant à n an avenir, amènent (3^ futur de la Grammaire de M. Brugsch); nous n'avons pas rencontré dans la langue antique le verbe n an employé dans ce sens, ni la particule m^*^^ pour le futur. Le verbe antique '^y^ na cr aller, venir, iî peut aussi avoir servi de type primitif au 1^2^ du futur copte, mais nous n'avons pas encore de forme intermédiaire qui éclaircisse cette question d'origine.

* Denkm. III, Sa, I. iû. motique de M. Brugsch n'est que Taorisle

' Je ne rapporte pas T^pS au type présent : l'exemple cite p. lAo, Ui-i-rex

l-^ta, parce que ce dernier est surtout ran-k, doit être traduit au présent : ttje

causatif. connais ton nom.»

' Le premier fulurdela Grammaire dé- * Temps, ÎX, X et Xîll de M. Peyron.

IMPOATIF ET OPTATIF.

315. Lti phrase t^gyplieiine se prôlait à beaucoup de nuances, depuis l'impératif absolu jusqu'à i'oplatif et au précatif le plus respectueux. La forme la plus brève de l'impéraiif ne -comportait, comme dans beaucoup de langues, que le thème verbal invariable, un infinitif: ainsi n/**^^ an cr apporte ti est en tout semblable à

nAMM<MA an cr apporter. ti fl^^ <=^' âw ew-?m per-fw, (rapporte-nous des semences , -n dit Anpu à son frère. — Le copte a conserve cette forme absolue ^

316. Le présent aoriste simple servait aussi pour l'impératif : ^^^ sotemk, signifie aussi bien : cr écoute, t) que : a tu écoutes,^ ou : crtu entends. -n Cette forme impérative s'est perdue en copte, avec tous les usages du temps conjugué simple; mais elle existait encore dans le démotique, où M. Brugsch cite pour le pluriel soiem-ten ^ cr écoutez, n

C'est à cette forme et à une des formes suivantes que s'appliquent surtout les variantes emphatiques de l'affixe personnel : ^"^ mk, ^^ nif; I àruk, I ârvt, I àruf et 1 a***^ àruf-teny I

A»**^ àruf-sen.

^ ^^ '^\ solem-mk^ écoule, V ^\k^^k ^"''^ ^^

(em-âruf-ten a écoutez, v — La 2*^ personne du pluriel, solem-àmf'ten se lit dans un très-ancien exemplaire du Rituel funéraire, comme variante de ^ %^1 a**^*^ soiem-ten ^.

La variante suivante redouble explélivement les signes du pluriel : ^ ^jk il A*^*^-^ sotem(xi)'àr%if-teii'^ ce écoutez ! n

' Pap, (VOrhincy, II, g. Comparez * Voyez Brugsch, Grrtmw.r^/«. exemple

Champollion , n" 279 : Tinterjection est cité au futur.

accidentelle et ne change rien à la ' Musée du Louvre : Rituel du gram-

forme. Comparez Peyron, Grammaire, mate Tenana. p. 118. * Denhm, IH, i.3.

66 CHRESTOMATIIIE ÉGYPTIENNE.

Il faut se garder de confondre cet impératif avec les cas où le pronom ruf, âruf, etc. est régime du verbe, comme dans l'exemple suivant :

maa-uà àruf-ten neleru àpu.

Je vous vois, 6 ces dieux I

La lettre z**^»^ s'ajoute ici quelquefois à l'affixe, sans changer le sens en aucune façon, comme nous l'avons vu pour d autres temps. ;ggC ^^ 8== I sejhen-ten signifie : cr prenez, n aussi bien que : tr vous prenez, Ti ou : rrvous avez pris. ti Le sens général est le seul guide en pareil cas.

L'impératif tiré, soit de la forme absolue du verbe, soit de l'aoriste, pouvait recevoir l'auxiliaire Y ^ ^<^ (rslare,T7 qui ne paraît avoir ici d'autre valeur que celle d'une interjection. Le Papyrus d'Orbiney fournit encore ici des exemples pour les deux variétés (pi. VI, 1. 9) : f w '•=^1^7^ ••• hârtierhat'to^ reste (là) jusqu'au point du jour, 17 dit BaJa à son frère aîné, au moment où le fleuve les a séparés.

Un peu plus haut, il avait demandé des semences à sa bellesœur, dans les termes suivants • Y t/y J "^ 9 hâ-ta-l

nà per-tu tr donne-moi des semences^ ! ^

Beaucoup plus fréquente est l'addition de l'auxiliaire ^^ ^/r, qui ne semble rien changer au sens : <=^^ f àr-ek-hd tr Arrête-

toi! 17 C'est ia locution qu'emploie l'écuyer de Kamsès II, voulant modérer l'ardeur de son maître, au poëme de Penlanr (Karnak, 1. /19) tffais l'acte d'arrêter. 77

317. Un petit nombre de verbes coptes avaient conservé un im-

* Todtenbuch, 96,2. confondus dans cel endroit du manus-

' Par une faute de copiste Irès-fréquen- crit. Voyez Papyrus d'Orbiney, pi. lil, te, les deux personnages y et ^^ sont 1. 1 .

DU VEIIBE. 07

péralifspécial, formé (lu radical avec le préfixe i>. Nous rencontrons, dans l'égyptien, un impératif tout semblable, composé avec un préfixe k^T\ à y lequel ne diffère en rien, comme orthographe, de celui qui forme des prétérits*. Le verbe y est ordinairement dépourvu d'allixe. La belle-sœur de Bâta lui dit, quand il vient chercher des semences^ :

à-scmi à-mi pa-innkrâ.

Vn ! ouvre le mogfisin.

318. Celte forme absolue est la plus usitée en copte comme en égyptien, mais fimpératif du verbe ?xO crcessare,^ hT^OK. «desine,Ti i^Atu^u crdesinile^T) montre que les aflixes pouvaient également s'y adjoindre avec certains verbes. — Je trouve ainsi falFixe ^"^ w^i- dans l'allocution au crocodile du papyrus magique Harris* :

à-hâ-nek mâka se set.

AiTÔlc-loi» Mrtffa, fils de Set

319. A la l'^et à la 3*^personne,nn)péralif tourne à foptatif; ici les aflixes personnels sont nécessaires. Au Récit des detix frères, le fleuve, devenu amoureux de la fdle des dieux, dit au cèdre : l'^s"^ "^ I jK!'"* ^ à-meh-na àm-s{l) crque je m'en empare !t^ pour (T puissé-je la posséder \n — De même, à sa naissance, Hathor, sans doute jalouse de sa beauté, lui avait jelé ce vœu de mauvais

' LWigine peut en êlre diiïërcnle, il après le radical, dans la forme simple du

osl ti*è8-naUirel de la chercher dans iVx- verbe copte, claniation I 3i ^^ ^" ^^P^ ^^- * ^^P* ^^^rris, VI, I. 8. Cf. Chabas.

* Pap. d'Orbiney, III, i. loc. laud.

^ Cet impératif est un des rares exem- * Pap. d'Orbiney, IX, 9.

pies où Taflixe a j'ardé sa place originelle

augure : I ^^'^^^^^ H^ X ^^^^ y ^^ à-àri-s mer temt^ (^ qu'elle fasse (une) mort de meurtre !t7

On voit que le pronom alfixe apparaît ici indifféremment avec ou sans Yn /*^^^ additionnel-.

320. La syllabe ^h^ est, en copte, l'impératif usité pour le verbe '^ cr donner; ti elle est évidemment empruntée, dans ce sens, au thème égyptien i>— i, ^%J mû cr don , donner, -n et elle sert à former une série d'impératifs coptes. La même syllabe est employée, dans l'égyptien, pour l'impératif et le précatif, mais les scribes ne l'écrivent pas, dans cet emploi, comme jt— i ma <r donner.^ On trouve les variantes •=%^7 ' — ^ tnâ; .=^j^ 1 1 1 et, plus tard, ll'^S avec le signe du désir "^S. La forme — ^Ivi mâ-ài est originellement l'impératif du verbe i ai cr aller, venir, ti qui forme un auxiliaire complexe; exemples de Jy ou ' — ^ avec le sujet substantif:

mâr-àri pe sar en Beytan àh âa.

Que le prince de Bnkhtan fasse une grande offrande.

*:z<T*:^i!ï4kM-'b

tnâ-heri nek àret ntt lietemi-t.

Que soit doux pour loi le lait de la vache sacrëe Hetemi!

* Pap, d'Orbiney, IX , 6. Passage traduit par MM. Goodwin et Ghabas.

* La forme démotique àm frveni,7) correspondant au copte l>A3.0t, est tirée par M. Brugsch, de l'exclamation

jP a/ Je crois qu'elle vient directement, par rhiératique, du préfixe \ 31 ^^^^ ^^ radical ma rr aller, d qui reparaît dans masa et semi «raller,'' comparés à se CXJE «aller,

venir.» (Voyez Brugsch, Gratmnaire démotique, p. i5o.)

* Stèle du prince de Bakhtan, 1. a a.

Comparez Ghampollion, Gramm. n' 379 et 381.

* Sai en sinstn, S k bit, mss. du Louvre.

La composition de ce livre vaiie beaucoup; j'ai noté 6f>les sections qui ne se trouvent que dans un petit nombre de manuscrits.

Avec les aflîxes au verbe :

mai sya-à nek sey^er-u.

Que j« retrace à loi le portrait, etc.

321. La forme ' — ^l-A mà-ài se rencontre souvent dans son sens primitif, comme impératif du verbe I ât cr aller, venir; t? on le trouve avec les aflixes de la forme emphatique àruk^ àrufteriy etc. ' — ^J.a| à -iN mâ-ai-àruk àsàrN^ «Viens (ô toi) Osiris, un tel. 7)

Il s'employait ensuite comme simple variante de mil ou mât, ce qu'on peut vérifier en comparant l'exemple suivant à celui que nous venons de citer ci-dessus :

ma âi-sefuf-à nek fa-seyeru mu.

Que je te dise le portrait du capilaine.

La locution suivante, dont il y a plusieurs exemples, s'explique Irès-bien par l'ellipse habituelle du verbe ^^ tut ou (1^^ ^^tui <rdire :^

mà-ài nek paif sem er X^*^*

Que (je dise) a toi son voyage eu Syrie !

Cette formule, toute littéraire, d'optatif revient exactement à : <rje voudrais te décrire, je voudrais te raconter, etc.ii

* Pap. Anaslasi^ I, 27, /i. ^ Pap. Anaslasi, IH, 5, 5, Cf. Anas^

* Saien simin, SS 1 et G, tous les rass. tasi, IV, 9, 5. du Louvre. * Ibid. 1. 7.

70 CHRESTOMATllIE ÉGYPTIENNE.

322. Ma ct7;j«ïse compliquent quelquefois d'auxiliaires, ce qui donne les formes au-maiy er-mai^ au-er-mat. C'est ainsi que le décret de Canopus nous montre les formes ei^-mâi, àu-^iài. Li{jne 36 :

Le décret, que t'écrivent les conscillei*s des temples, etc. * et lifjne 35 :

du-mâi'la-tu karu en mes-u himMu na uabu fer hau mes sen àm-f.

Qu'il soit donné des vivres nn\ filles des prêtres, depuis le jour où elles sont nées.

323. Luc autre locution, qui paraît très-rare, se compose de la forme emphatique : .:S|||^ t*'**^ mâ-rujAen^ placée après le verbe principal; clic s'est rencontrée dans l'inscription de Pian;(^i-Meriainen, au milieu du discours que ce conquérant adi*esse aux Memphitcs, pour les engager à se soumettre sans combat (1. 86) :

..^2^ J^ AMMMA ^ X

li« — ^1 I \m. m^^X

maa-ma-ruf-ten hesep-tu tap res.

Considérez les nomes du commencement du midi !

Ce sont ceux que l'Étliiopien avait occupés pacifiquement^.

32/i. l^-'nJÉ^ àmmâ est une forme plus empliatique du même préfixe, que le copte è^xsoi ffulinami^ rappelle assez exactement: elle peut provenir de la jonction de I^N et -"^l^, avec redouble-

' Dans cet exemple, le déterminalif ffles délibérants sur les choses dons les ^^ appartient au sujet complexe anct temples.'» — ' Il ajoute : «On n'y a tué X^etu cm ha-u ffconseilîci's,» mot à mol pei-so:mc, excepté les malfaitoui's.'n

DU VKKBE. 71

menl euphonique de Vm. Ammà s'abrège en I -^sSjjj^ àmâ et

Dans YHtHloircdes deux frères, Anpu dit à son cadet, au temps des semailles :

àmmà' kar-en-nà haïrai.

Prenons nos attelages (pour labourer).

L'impératif avec le préfixe àmmà était sans doute un précatif très-respeclueux, car c'est celui que les sujets emploient à l'égard du roi, dans les conseils, etc. — Les capitaines de Toulmès III, délibérant sur la route à suivre pour atteindre Magcddo, disent au roi :

1 JBI,s>i^^ J\i I II I i@^

àmmà' sotem en^na neb-na neyt.

Que notre seigneur victorieux nous écoute I

Dans le Récit des deux frères , la princesse dit au roi :

àmmà' àreku nà en nuter em tut.

Jure par le dieu à moi, en disant, etc.

Les deux formes abrégées dmâ et àm se lisent dans le récit du voyage du prêtre de Khons'^ : le prince de Baklitan, parlant de la maladie de sa fille, dit au roi :

' Pap. d'Orbitmjy 11, q. Uairà, qui est le copte ^^^TpEET rgemelli,»

^OTp «rconjungere, 5) peut s'appliquer ici à des bœufs ou à des chevaux indilTerennnenl.

' Dcnkm, III, 3*i, 1. 5.

' Pap. dVrbûwj, XVi, 6. Cf. ibid. XI, 5 et 6; X, 4; XVIII, i, etc.

* Stèle du prince de Bakhlan, \. 9 et ih. Bex, xj^t, sujet complexe, mot à mot ffun sachant les choses, d

72 CHBESTOMATIIIK K(J YPTIENM'.

Que ta Majesl($ envoie un savant pour la voir.

A sa seconde visite, le môme prii^ce demande au roi finlerveU' lion d\nj dieu eu personne :

àm-utit hon-f cr-tâ àn-tu nulcv.

Que sa Majesté ordonne qu on lasse amener le dieu.

Ici l'emploi de la 3** personne est encore à noler comme une forme plus respectueuse.

325. Nous remarquons, dans le môme récit, une manière encore plus adoucie de présenter la demande, et nous pensons qu'elle a réellement la valeur du conditionnel : elle résulte des auxiliaires I V an et \ àr réunis. Ainsi le roi prie Khons nofre hotep d'intei céder auprès de Khoiis pe ari-sey^eru (deux personnifications de la môme divinité), afin qu'il le décide à faire le voyage de Bahlilan:

1 ir -^^ ^ii^b '^^p^ Aw.N»^ T

du-^r-tU'k her-k cr xpns.

Cette tournure équivaut à : crSi tu voulais placer ton visage vers Khons (pour lui demander). -n

Une autre formule, de môme valeur, est tirée du participe; nous l'étudierons plus loin, ainsi que les formules oii l'optatif n'est

* Celte forme flw, abi'^gc^c du prdcatif * Stèle du prince de Bakiuan, \, \h.

àmmâ, est rare; il fantpi-endre garde de (Pour J^rrr inditpianl le conditionnel,

la confondre avec le prohibilif dm, cpii voyrz ci après n'^^îiy.) s'écrit de même. (Voyez ci-après n** ^g^».)

indiqué que par le sens du discours et reuchainenieul des membres de phrase.

DU SIBJONCTIF.

326. Champollion [Grammaire, n° 280) donne, pour le subjonctif trois formules qui démontrent elles-mêmes la non -existence d'un mode caractérisé par des flexions particulières. Les deux premieres : *""■ ^gSC , . M^ •m iorseti sep-a sennu

ff ils m'accordent (que) je reçoive des pains, t^ ^'^ iJ^M"^ ^

^^^^"^ ma-ai maa-nck tef'k cr viens (que) tu voies ton père,Ti ne

sont autre chose que les deux premiers aonstes; Tétat subjonctif n y résulte que de la dépendance étabhe par le sens, pour le second membre de la phrase par rapport au premier.

La forme que Champollion nomme présent du subjcrnclif montre encore les aoristes sans aucun changement : seulement le verbe dépendant est joint au premier par une particule qui est <=»- er ou /^^^^^ n, indiquant le but de l'action :

fli-Mf * se-d en maa-k.

Viens I mon lils, pour (qtie) lu voies.

Ce n a passé dans le copte et y a formé un temps mieux défini-, en s'agglutinant avec les affixes et avec le verbe dépendant : le memphitique et quelques personnes du sahidique empruntent l'initiale w/; m. hnf2K, Uteh, etc. s. ^'T^^, utÏÏ, etc. à la particule antique plus complète ^'^ nte, qui est l'expression favorite de l'idée générale de relation'. Nous reviendrons sur le subjonctif en étu-

' Cette forme d'iiii|)(5ratif n'est autre où la particule dëcèle clairement Torigine

chose qu'un participe avec la terminaison du temps, par la facuitë qu'elle a conser-

m*. (Voyez ci-après n" 338.) v(5c d'ôlre séparée du verbe par le sujet

' Voyez les XIV* et XV' lem[)s de substantif. M. Peyion {Gram. copie , p. 90 et iu6), ^ M. Brugsch cite dans sa Grammaire

7â ClIRESTOMATHIE ÉGYPTIENNE.

(liant les luodificalioiis déterniiiiées par les cliYei*$es particules conjoiiclives et par renchaîneinent des phrases.

Dans les récits, quand Tordre des faits exige le prétérit antérieur dépendant, que nous rendons par le plus-que-parfait du subjonctif, on se sert ordinairement du temps composé avec ■ m pu et <^^ an (voyez ci-dessus, n** 297) <=s^ -j-<«>^ per pu an trcum exisset. 11

Nous avons dit aussi qu'on pouvait considérer comme appartenant au subjonctif les cas où Taoriste est gouverné par une particule :

lin ànf lier semi-nef.

Mot à mol : il fui qu1l s'en alla.

Mais aucune de ces circonstances n amène une vraie modification de la conjugaison.

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