‹ Chrestomathie française à l'usage de la jeunesse arabeChapitre 1 sur 74 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Depoîs que l'étude de la langue française s'est répandue en Orient, on soohaitait nn IWre qui offrit à la jeunesse arabe» désireuse d'apprendre cette belle langue» des extraits choisis des écrivains français sur différentes matières, dans lesquels ils pussent trouver un exercice de lecture soignée , en même temps qu'une application complète des règles de la grammaire, pour se former ainsi au beau style et saisir les finesses qui sont propres à la langue française.

Tel est le but que nous nous sommes proposé d'atteindre en publiant œ Recueil de morceaux choisis des auteurs françaîs^avecla traduction arabe en regard.

Toici le plan que nous avons adopté dans la rédaction de cet ouvrage:

Comme c'est un des premiers livres qui aient tu le jour jusqu'ici dans ce genre, et qui sera peut-être pendant quelque temps, le seul qu'on mettra entre les mains des élèves.depois ceux de la classe inférieure jusqu'à ceux de la plus élevée, il fallait nécessairement qu'il fût disposé de telle sorte qu'il s'adaptât à la capacité des jeunes gêna de toutes les classes. Dans ce but, nous avons commencé par les plus simples Éléments de la lecture française , que nous avons fait suivre par des exercices de conversations familières et intéressantes, ordonnées en forme de Dta- /oj^ej, indispensables aux commençants. Nous avons ensuite gradué les matières en sorte que chacune d'elles présentât toujours un degré plus élevé d'intérêt et de difficulté que celle qui la précédait.

Dans tout ce travail noas n'avons presque rien misdu nôtre. Nous n'avon» fait qne puiser dans les bons écrivains français anciens on modernes toutes les matières dont ce Recueil est composé. Cependant nous ne nous sommes pas toujours imposé l'obligation de nommer Tautenr à qui chaque morceau ou traité apparleMit;ear nous avons pris quelquefois la liberté^exigée pse le dessein dd notre ouvrage, de modifier, réduire, etc. les compositions que nous avons empruntées à quelques asdeurs . On nous pardonnera strement les lacunes que nons avons Mies çdi et fe , même dans les ciutions des auteurs otassiques ; elles étaicni exigées par la nature de motte ouvrage , qui a pour but premier é'instruHre la jeunesse arabe , tout eii la formanc au bon goAt et k kr belle liiténSiire. C'est ce qui nous a déterminé à ne mettre aucun signe indiquant les lacunes que

nous avoes faites.

Netre Becueil n'offre pas dans toute son étendue des cbeb-d'oanvtes du géùie français;nous avouons même que ce que nous avons choibi pour former notre ouvrage n'est pas toujours le plus beau^ou le plus sublime, de cette riche littérature.

Là hiison est que notre ouvrage étant destiné Jk des étrangers encore peu ver^ àé dah^ la lecture des auteurs fran^s,9 leur serait très-diflidte de s'éleivr eubî* tëment à la hauteur de conceptions et à h subiîmité de style^ qui caractérirant les cbéfe^'eewres de cette littérature . De plus , nos sois» étant dirigés vêts des Jeunes gens^ dont la plupart se livreront au commerce ^ ou bien occuperont des ettij^ civilB en industries éii Orient , il était néesssaire fH*it resfemtlt des matières qui fussent en rapport avec ces diflérenles earrièr«i •

tl'esi octte riisM aotti^qviaoïit a hk àmn&t k notre ovfrage om empreinle toale panioolière , ceHe de ne ooolenir que des njeu ottiet et inslnietife , éffttant soigneusement toot ce qui était de pur agréUMMitLa pauvrecé presque cooiplète où on est encore aujounl'hui de bons livres^qui instruisent les jeunes gens et en même temps forment leur esprit et leur cœor, nous a imposé ce de?oir.

IfoiUi pourquoi nous avons «ukiplié les Narratùmi,ffai présentent des traita de haute sagesse^ de vertus i pratiquer ou de vices k éviter, La partie iniitalée Variétés Scientifiques et Tautre qui a pour titre Mélanges sont d'autres preuves bien évidentes de ce que nous venons d'avancer. En considérant tant soit peu les Dialoques et les Lettres on verra que là aussi nous avons tâché tant qu'il était en notre pouvoir de nous conformer à notre plan.

Nous avons cru devoir insister dans plusieurs endroits surlesrèglesdela Bien- 5eanc»«qni est pour ainsi dire.la marque distinctive du peuple français etdesalittérature.et parce qu'on ne saurait trop inculquer à la jeunesse l'amour de cette vertu.

Encore quelques mots sur la traduction arabe^qoi accompagne le texte français.

Noas avons fiaiit tous nos efforts, pour rendre cette traduction parfaitement concordante avec le texte. Aussi avons-nous cherché.autant que le génie de la langue arabe le permettait, de rendre les phrases françaises mot à mot; ce qui nous a quelquefois obligé de violer les règles de la bonne littérature arabe^et de tomber dans des impropriétés de langage. Nous espérons que les amateurs de la littérature arabe, entre les mains desquels cet ouvrage pourra tomber, voudront bien nous pardonner ces petits défauts nécessaires, qui sont d'ailleurs plus que contrebalancés par l'avantage de faciliter l'intelligence du langage français à des esprits étran-

gers.Dn reste, noos avons sonvent rais en arabe des additions supplémentaires oa expIicatiTes , exigées par la concision da français . Ces additions oni été géaéralemenl marquées par des parenthèses.

Noos laissons' aax âmes généreuses qui viendront après nous les soins et ia gloire de continuer et d'achever l'œuvre que nous avons commencée, en reproduisant snr le territoire arabe déjk défriché et disposé à une plus noble semence, les chefs-d'œuvre du génie français soit en prose soit en poésie •

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