‹ Chrestomathie française à l'usage de la jeunesse arabeChapitre 40 sur 74 · Lettre de consolation dune Mère à sa Fille · texte numérisé non relu

Lettre de consolation dune Mère à sa Fille

sur la perte d'un enfant .

Ma chère fille,

J'ai laissé passer les premiers moments d'unevive douleur, avant de vous écrire au sujet de la mort de votre cher petit enfant.En effet, que peuvent les consolations des étrangers, des

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amis et même celles des plus proches parents vis-à-vis du cuisant chagrin que la perte d'un enfant cause à sa mère ?

Cependant ma chère fille, considérez que si Dieu a rappelé à lui votre enfant , vous n'avez aucun reproche à vous faire: appel à la science , soins , veilles , rien ne vous a coûté ; vous avez ensuite un devoir à remplir, c'est de vous consener pour votre famille, en veillant sur votre santé,quevos regrets continuels ont gravement altérée . Je vous parlerais encore de la nécessité de vous soumettre avec résignation aux décrets de la Providence, si je ne connaissais votre piété et les bons sentiments dans lesquels vous avez été élevée.

J'apprendrai avec bien du plaisir, ma chère fille, que votre santé est rétablie.

Je vous embrasse comme je vous aime.

Tout à vous de cœur.

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1 \. Lettre d'une Femme à ses parents pour annoncer

la mort de son Mari.

Mes chers parenls ,

Vous ne pouvez vous faire une idée de mon profond désespoir, et vous le partagerez sans doute, lorsque je vous aurez appris que mon mari est mort hier, à huit heures du soir, à la suite d'une allaque d'apoplexie. Le médecin, appelé à I instant même,rasaigné;mais hélas! tous les secours furent inutiles: mon pauvre mari ne tarda pas à rendre le dernier soupir. 11 me laisse au milieu de mes enfants désolés; j'ai perdu le soutien et le protecteur de ma vie, celui qui en partageait le fardeau avec moi . Je vous allends; venez, mes chers parents, nous pleurerons ensemble, vous un fils chéri, et moi un époux adoré.

Votre affectionnée et désolée fille.

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