Première partie. — Scène III
Dans le burg de HeppenbefF, sur le Rhin.
3ERT, jeune capitaine aventurier; régina, jeune comtesse dangereusement
malade ; par instants, EDWIGE.
OTBSRT
Appuyez-vous sur moi. — Là, marchez doucement. — Venez sur ce fauteuil vous asseoir un moment.
n la conduit à un grand fauteuil prés de la fenôtre.
Comment vous trouvez- vous ?
RÉ6INÂ
Mal. J'ai froid. Je frissonne.
Ce banquet m'a fait mal.
A Edwige.
Vois s'il ne vient personne.
Edwige sort.
OTBERT
Ne craignez rien. Ds vont boire jusqu'au matin. Pourquoi donc étes-vous allée à ce festin ?
RéOINÂ
Hatto...
OTEERT
Hatto t
RÉGINA, l'apaisant.
Plus bas t — Il eût pu me contraindre. Je lui suis fiancée*.
Les Bur graves (1843). C'est le drame qui cl6t la période romantique du poète;
e fit plus rien jouer dans la suite. Cette pièce tomba à la représentation, le
>Uc ne la comprit pas. Elle est d'un symbolisme un peu colossal, et on peut
reprocher d'être aussi trop mélodramatique; malgré oes défauts, c'est une
vre très poétique, qui renferme d'admirables scènes
On veut la contraindre à épouser le burgrave Hatto, fourbe et cruel, qu'elle iste.
126 CHRESTOMATHIE FRANCAISB
DON RUY GOMEZ, à part.
Mais, comme lui, je n'ai point pardonné ^
HERNANI
Qui donc nous change tous ainsi ?
TOUS, soldats, conjoréB, seigneurs.
Vive Allemagne!
Honneur à Charles-Quint 1
DON CARLOS, se tournant vers le tombeau.
Honneur à Charlemagne i
Laissez-nous seuls tous deux.
Tous fortent.