‹ Chrestomathie franc̜aise du XIXe siècleChapitre 102 sur 176 · LES UNS · texte numérisé non relu

LES UNS

Non!

LES AUTRES Si!

UN JEUNE HOMME, à Cyrano.

Mais à la fin, monsieur, quelle raison Avez- VOUS de haïr Montfleury?

CYRANO, gracieux, toujours assis.

Jeune oison, J'ai deux raisons, dont chaque est suffisante seule. Frimo : c'est un acteur déplorable, qui gueule, Et qui soulève avec des han ! de porteur d'eau. Le vers qu'il faut laisser s'envoler ! — Se(Mnô,o * Est mon secret...

CHBESTOMATHIE FRANÇAISE

LE VIEUX BOURGEOIS, derrière lui.

Mais vous nous privez sans scrupule De la Ctorise ! Je m'entête...

CYRANOi tournant sa chaise vers le bourgeois, respectueusement.

Vieille mule, Les vers du vieux Baro valant moins que zéro, J'interromps sans remords !

LES PRÉCIEUSES, dans les loges.

Ha! — Ho ! — Notre Baro!

Ma chère ! — Peut-on dire ?... — Ah ! Dieu!...

CYRANO, tournant sa chaise vers les loges, galant.

Belles personnes, Rayonnez, fleurissez, soyez des échansonnes De rêve, d'un sourire enchantez un trépas, Inspirez-nous des vers... mais ne les jugez pas!

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