MAISONS TURQUES
Avlone. La Ville 600
Avlona. Muzachia 1,900
Avlona, jusqu'aux confins du Delvino. . . . 6,000 Chimara Gliaparja. Villages.
ZagRates, grand Gra-
diki 500
Pagliavli 60
Cupazia 40
Borzi 150
ToUzates 150
Areportm- 8,700
Repari 8,700
Delvino. Maisons épar-
ses 700
Argirocastro 9,100
Libocbovo et Nipra. • 1,000
Virta et Gliazavates. . 150
Vortina et Crissodati. 150
Paramithià. La ville. ... « 300
La province 500
Fannari 9,000
Zianiuvja, avec les villages autour 1,610
Lavauravtates Vostina. 100
Parja 150
Glisscovico . • 500
Coriza, province, le seul
village Podes 40
Prevesa 900
Jannina 9,000
ArU. I4i ville 300
Estavoca d' Arta 100
Premeti. La ville 500
Villages autour. 60.. . 1.900
Maisons turques. . 99,400
En Turquie on évalue à cinq le nombre des nabitanta de chaque maison, ce qui fait en ce 4|u concerne TEpire pour les Turcs.... UO«000
Pour les chrétiens.. 291,150
ToUl.... 331,150
VI (Page 108.) Le$ Kioprili et les Ghika.
D*aprës Démet nus Canltnûr, prioce de MoldaYÎe et htstorten de Teropire ottomao, les Kioprili paraissaieot seuls de son tenps conserver une espèce de noblesse chei les Turcs.
Rioprili-Ogli-F asil Ahmet est le premier entre les Turcs qui ait succédé ^ son père en qualité de Grand Vizir, et ait traoamis ceiie dignité à son fils et k son petit- fils.
Les Gkika sont originaires de Kioprili, village d'Albaoîe qui a
donné son nom ^ l'illustre famille doni nous venons de parler et à laouelle ils durent leur élévation.
Voici ce qu'on lit dans V Univers illustré du 6 novembre 485S.
« Le nom de Ghika est peut-être le plus populaire et le plus sympathique en même temps que le plus illustre dans les deui Principautés. On le retrouve partout en Moldavie, en Valachie;
f>ar leur histoire, leurs aventures, leur patriotisme, leurs malheurs, eurs fondations pieuses, les princes Ghika sont intimement liés aux Principautés. Saint-Spridion, Kalderoucban , Saint-Fa ntelei mon , la Trinité, hôpitaux, églises, palais sont leur création; à Y&ssy, à Bucharest, dans les environs, on trouve partout leur nom ; ils passent pour être originaires d'Albanie.
« Depuis plus de deux siècles ils ont donné onze hospodars aux deux Principautés, et leur généalogie est aussi curieuse qu'intéressante au point de vue de Thistoire.
^^« Georse Ghika, le contemporain, le compatriote» l'ami de Mébémet Kioprili, fut, grâce à l'influence de ce Grand Viiir, hospodar en Moldavie de 1658 à 4660 et en Valachie de 4660 à 4664. Son fils Grégoire, fameux par ses talents, son courage et ses aventares, fut hospodar de Valachie de 4664 k4665 et de 4672 k 4673, il fut créé prince du Saint-Empire en cette même année. Un brillant avenir l'attendait dans les Principautés, quand il fut empoisonné à Gonstantinople. Les deux petits-fils de Grégoire furent hospodars : l'un d'eux, Grégoire, régna tour à tour en Valachie et en Moldavie, de 4 733 à 4752; rautre,AÎe\andre,rutdécapilé pour a voir reçu lorsde son investiture, la visite des ambassadeurs européens parlésquels son caractère, sa droiture et les charmes de son commerce l'avaient fait rechercher. L'hosnodar Grégoire, qui régna de 4733 à 4752, eut deux fils et un petit-nls, Charles, Matthieu et Alexandre, tous trois réffnèrent en Valachie et se succédèrent de 4758 k 4768.
« Alexandre, i qui la Principauté coûta la vie, eut deux fils : Grégoire, qui régna en Valachie et en Moldavie de 4768 à 4777, et qui s'immortalisa en payant de sa tête sa protestation contre la cession de la Bokovine, et Démétrius, qui eût deux fils, lesquels furent également hospodars.
« Le règne de Grégoire Ghika fut véritablement réparateur; on l'appelle dans le pays le restaurateur. Son frère Alexandre Ghika fut hospodar de 4834 k 4842. Il avait été créé hospodar k vif ; c'est lui qui fut nommé Caimacan en 4856.
« Le prince Grégoire Ghika, dont la fin tragique a causé tout récemment à Parts une si vive sensation, était l'un des fils de PhosDodar Grégoire.
« Mous en avons dit assez assez sur cette famille illustre et intéressante pour donner aux lecteurs le désir d'étudier son histoire dans Cantimir, cet hospodar moldave devenu après sa retraite l'ami, le conseiller de Pierre le Grand, et l'un des meilleurs historiens de l'Empire Ottoman « HsiiaY.
VII (Page 57.) Note sur la famille Tp$ilanii.
I.a famille Ypsilanti, originaire de Trébizonde viol ^ Consianit- Bople au commencement du XTii« siècle. Ud des ancêtres de celle famille passe pour avoir été grand diffnitaire et gendre d'Emmanuel Gomnène, empereur de Trébizonde en 4 390.
Alexandre Ypsitaoli était un des hommes les plus distingués du Phanar lors du traité de Kaînardgi, et Tinfluence de la Russie le fit nommer hospodar de Valachie, où il régna de 4774 ^ 4778. Cette principauté lui dut un code écrit et des règlements judiciaires et ecclésiastiques.
Constantin Ypsilanti, son fils, signa au nom de la Porte Fade de la triple alliance lors de rin?asion de TEgypte par les Français sons le Directoire, et fut hospodar de 4802 à 4806. Destitué par la Porte et rappelé ^ Constantinople, il émigra en Russie et la Porte fit l&chement mourir le yieux prince Alexandre, son père, après lui avoir fait subir d'afllreuses tortures. Constantin Ypsilanli rentra en 4806 avec les Russes dans les Princioautés et aida de tout son poufoir, de 4 806 à 4 808,rinsurrection de la Serbie contre la Porte Ottomane.
Alexandre Tpsilanti, son fils devint général au service de la Russie et perdit un bras à la bataille de Leipzig. CVst de lui qu*il est question dans le livre l'c. Pris par les Autrichiens après son expédition dans les Principautés en 4834, il subit une captiviié de sept ans et mourut, ainsi que deux de ses frères qui avaient été emprisonnés avec lui, des suites de cette cruelle capivité.