I. E VALET DE CHAMBRE, enlnint
Monsieur recevra-t-il le docteur Solem?
M ADB R A Y.
Oui, dans un instant. Brinc.) J’avais encore un service à vous demander. Je suis à la veille de lancer la plus importante de mes entreprises. J’ai formé une compagnie franco-américaine pour l’exploitation de chemins de fer dans le Haut-Pérou. Vous êtes consul du Haut-
ACTK DEUXIÈME.
Pérou ; votre nom est précieux. On ne sait pas assez que vous avez vos intérêts chez moi. Montrez-vous un peu plus dans mes bureaux, allez chez mes agents, entrez quelquefois à la Bourse.
BRIAC
J’y vais de ce pas.
MAÜBRAV.
Vous m’avez bien compris?
BRIAC
Parfaitement.
•MAÜBRAV, au valet.
Faites entrer. — (Retenant Briac.) Briac, vous serez administrateur de la compagnie.
BRIAC
Administrateur! mais, pour être administrateur, il faut...
MAÜBRAV.
Vous avez ce qu’il faut.
BRIAC
Bien. Mais qu’aurai-je à faire?
MAÜBRAV.
Rien.
BRIAC
Très-bien. Et j’entre en fonctions?...
MAÜBRAV.
Vous y êtes.
BRIAC
J’y suis. (En sortant, au docteur qui entre.) EXCUSe-moi, docteur, je sufi très-occupé.