ACTE QUATRIÈME
HENRIETTE
Et je l’ai suivi dans l’escalier ; il avait l’air bien triste.
BRIAC
Les médecins ont toujours l’air triste quand on les regarde. Vous exagérez.
HENRIETTE
Oli! non, monsieur, non; mademoiselle était si gaie hier!
BRIAC
Je le sais.
HENRIETTE
Mais en rentrant, elle a perdu connaissance; elle était pâle et glacée. Je ne sais ce que lui a dit M. Maubray.
BRIAC
Rien, sans doute ; ce sont les émotions d’un premier bal, la chaleur, l’air froid.
HENRIETTE
Si VOUS l’aviez vue !...
Ne pleurez pas. — Vous cherchez mademoiselle Adriennc?
HENRIETTE
Oui, monsieur, mademoiselle n’a plus qu’un désir, elle n’a plus qu’une pensée; elle veut voir son amie mademoiselle de Jublains.
BRIAC
Il faut absolument la trouver.
HENRIETTE
Oh ! je ne rentrerai pas sans elle.
BRIAC
Alors, hâtez-vous.
HENRIETTE
Monsieur pense bien que je ne perds pas de temps.
B RI AC, Tivement.
Retournez chez madame de Jublains.
HENRIETTE
J’y vais.
B RI AC, vivement.
On vient. Allez, Henriette... (L# poussant vers la porte de la bibliothîiqae.) Par ici, allez vite! (Il referme vivement la porte au moment oCt Robert entre è droite.)