EN TURC
1880. RoBERTSON. Gonstantinople, in-4. Impr. du « Djevaib ». (Traduction de Abdul-Gaffar Effendi.j
1892. KopAssis EfFendi (Andrias). Constantinople, in-4. Imprimerie Mahmoud-Bey.
IIG —
La partie technique est à l'avenant. Par exemple, on y décrit (p. 240, n° 8) le célèbre recueil de voyages intitulé (dans l'original) Lihretio De Tutta La Naiii^ gatioii De Re De Spagna De Le Isole Et Terreni Noiianiente Trouati ; mais, cette fois, avec une faute pour chaque mot dans la transcription du titre, dont neuf assez grossières. Ainsi nous relevons « le » pour La; « navigatione » pour Naulgation ; « di » pour De ; « e » pour et ; « nuovamenti » pour Nonamente ; « Stampato » pour Stampado ; « Venetia » pour Venesia ; « da Albertino Vercellese di Lisona » pour joer Alhertino Vercellese da Lisona^ et en omettant de décrire le format, le nombre de pages et de mentionner le caractère employé ; détails et erreurs qui ne sont pas peu de chose dans une description de quatre petites lignes et lorsqu'il s'agit d'un livre de cette importance. Passe encore alors qu'on ne le connaissait que de seconde main, mais 1 ' monde a marché depuis 1866!
Les académiciens ajoutent une affirmation des plus arriérées, à savoir que « de calquier modo el Lihrelto protolipo (le las colecciones sucesivas de viajes, se Ci'ee perdido ». Que veulent-ils dire? Est-ce l'im- [)rimé fait à Venise par Albertino Vercellese que ces savants croient perdu « de toute façon » ? Il est si peu penlu que la Jiine l'eût facilement trouvé décrit, avec toute lexactilude désirable, d'après l'exemplaire
même, et rindicatioii du lieu où le livre se conserve, dans un ouvrage publié depuis 1872 et qu'elle cite (p. 480, n° 46). Est-ce un manuscrit du temps dt)nt ces érudits consciencieux déploreraient la perte ? Ils donnent eux-mêmes (p. 509, n° 22), naturellement sans le savoir, car ce n'est pas dix fois sur mille que la Junte a eu la curiosité d'ouvrir les livres qu'elle mentionne, une descri|)tion du codex de Ferrare. Que faut-il de plus, le manuscrit original envoyé par Angelo Trivigiano à Domenico Malipiero ? Eh! bien, on le possède aussi. Il se trouve dans la bibliothèque de feu le pasteur Sneyd, à Newcastle, en Angleterre.
Quant aux erreurs dans la copie des lilres et des noms propres, dans la description matérielle des livres, dans l'énoncé du sujet et dans la classification, c'est quelque chose de formidable !
Malgré la table d'errata, où ces bibliographes si singulièrement méticuleux n'ont trouvé à corriger qu une trentaine de noms (dont ils estropient encore plusieurs, comme si une fois n'était pas assez!), nous relevons au courant de la plume : Buret de Longchambs et Longchaps [de Longc/iamps), Towsend [Toiviisend], La Bellodiere [La BédoUière), Astigliano [Sti^fliano), Sewar [Seivard], de Ghelto [de Gheltof), Piliuski [Pilînski], Baudrillon [Mandrillo/i], Bagles [Bayle), Alsedo [Alcedo], F'ray [Francisco] Tranchedino, Morthon [Morlon], Stanler [Stamler], Bagnet [Baguet), Kiinvern [Krâ/nern], Goureville [de Gonnevllle), La contesse Mertin [La Comtesse Merlin), Gharleroix [Cliarlevoix], Pitou [Piton], Canal [Canale],
Geo. Knigth [Artliur George Knlght)^ Duclav [Duclau]^ Cautel (Cantel), Gosto [de Costa) et Francklin de Costa [Benjamin Franklin de Costa), Hurlbut. James Graut, Abott [Abhott), Sohneidaving [Schncidavind)^ Alcide D'Orbigni [Alcidc dOrhigny], M. Major dédoublé en deux personnages différents, l'un, prénommé J. R., l'autre, Richard Henry; Bouchoton [Boucloton), Merruan [Merruau^), Prescot [Prescott), M. de la Sizeranue [M. de la Sizeranne), Nasali Rocca [NasalU-Roca], Pallastrelly [Pallastrelli), Busehing [Busching), Osino [Osimo), Mathich [Mathieu) Dumas, Bryan (Ed.) pour Bryan Edwards, etc., elc.
Côté de la géographie :
New Jorck, Cincinati, Nassaw, Mariland, Kegensburg, Saon, Ghisviek et Chiswik, Saint Brieue, Rochelle, etc., etc., etc.
Coté des éditeurs :
Curchill, Vîsseux, Littl, Ravdolph, Ponssielgue, Serwood, Logman et Longman, Obadiach Rich, Joucust, Sangrain, Berewont, Allem, Besichen, Wolffgang Sueber, Jolm W. Parkler, Belland Daldy, Luckwood, Seribuer, Calmar Levy, Plank, Shig3tti, Rowort [Murray) Blakwood, Wittinghain, Franc, Hougton, Scheuone, Tros, Jonaust, etc., etc.
La description des formats est étonnante. Voyezvous, lecteur bénévole, des bibliographes, dont six académiciens, flanqués d'un coadjuteur le front ceint
1. Les académicien s ont relevé dans leur table d'errata vingthuit noms, nnais en négligeant tous ceux-ci, dont un certain nombre cependant sont mieux écrits dans la table alphabétique.
de lauriers à cause de sa grande connaissance des livres, et qui ne savent pas lire une signature typographique ? Dans le seul chapitre spécialement consacré à la bibliographie, que voit-on ? Horresco referons! Ternaux, l'abbé Chevalier, Lorenz, Louandre, Lowndes, Gallardo, la Bihlioteca Maritiina de Navarrete, les catalogues de Muller, de Maisonneuve de la vente Walckenaer, etc., etc., sont tous des in-quarto. D'autre part, Michaud (p. 501), Oettinger (p. 502), Larousse, Dezobry et Bachelet, Bescherelle, Tomasini, John Watson, la Bibliot. A merle. Vetustissima, etc., etc., etc., ce sont des in-folio. Le Calendar de Rawdon Brown (donné comme « An()nimo ))), la collection de documents de Ternaux, etc., se trouvent classés parmi les catalogues de livres. On n'en finirait pas s'il fallait signaler tous les pataquès de ce genre que renferme l'élucubration académique. Heureux les livres échappés aux descriptions de cette nouvelle et curieuse espèce de bibliographes !
Qu'on feuillette maintenant le volume à la recherche de renseignements ! Les erreurs, les omissions, les balourdises, les contradictions de toutes sortes fourmillent. Ouvrons donc la Bihiiografîa Colombina au hasard et en nous limitant à une pauvre petite catégorie, faute de loisir et de place ici :
P. 213. 1. Il n'est pas exact que « todos los documentos » du codex de Gènes ou de celui de Paris aient été publiés par Navarrete.
P. 213. 2. Nous avons déjà relevé les quatorze
erreurs qui se trouvent dans cet article.
P. âl4. 3. Nous avons également décrit les dixsept fautes que renferme ce numéro.
P. 214:. 5. Les onze erreurs sont aussi mentionnées, ainsi que les omissions du n*^ 6.
P. 214. 5. Qu'est-ce que cette édition, l'infolio découvert en 1890? [Supra, p. 54.) Alors il faut ajouter : In-folio, de 2 fnc, imprimés en lettres gothiques, s. 1. n. d., ni titre, ni nom, ni marque d'imprimeur. Une lettre ornée au commencement. Pour filigrane, un profil de tête humaine surmontée d'une tige. On ne connaît de cette édition qu'un exemplaire, lequel a été reproduit en fac-similé par Maisonneuve en 1890 et par Quaritch en 1891.
P. 214. 6. Nous avons déjà dit qu'il n'y avait pas du poème de Dati « dos ediciones », mais bien cinq. N'étant pas non plus une traduction de VEpistola de Colomb, mais une paraphrase très libre et en vers, c'est aux œuvres poétiques qu'il fallait placer cet article.
P. 214. 7, doit être placé après le n° 9 également.
P. 215. Manquent l'édition et traduction de la lettre adressée par Colomb à la Banque de Saint- George, publiées par Spotorno dans le Giornale Ligustico, 1831, p. 290, ainsi que la réponse envoyée par la Banque à Diego Colomb, le 8 décembre 1502.
P. 215- Manque la version française de la lettre de Colomb imprimée à Lyon en 1559.
P. 215. 8. C'est ici, et non noyés ailleurs, que
le format et le nombre de pages de cette relation célèbre du quatrième voyage devraient être donnés.
P. 215. 10. Il est impar'donnable d'omettre le nom de Timprimeur du Verardus, dont les initiales, I[oannes] B[ergmann de Olpe], et la devise sont portées au colophon.
P. 215- 11. Il fallait dire que cet imprimé rarissime et jusqu ici inconnu est imprimé en caractères romains et le décrire bibliographiquement.
P. 216. 15. « Granatae » [pro Granata] n'est que la légende d'une des gravures et non le lieu d'impression, omis dans ce livre, mais qui est Bàle, en Suisse.
P. 216- 1(). Cette prétendue lettre de Colomb est apocryphe et si on l'insère, il faut mentionner les autres éditions qui en furent faites : dans iHistorisclies Portefeuille, t. II, 1785, p. 489-497 ; dans V Esprit des Journaux frnnçois et étrangers, mars 1786, pp. 259-204; dans la Mlscellaneous collection... revised hy a gentleman of the Inncr Temple, Londres, 1803, in-4 ; dans les Archives littéraires, t. XI, 1806; enfin, dans Vindependent, comme inédit, New-York, 8 avril 1886; ne serait-ce que pour mettre le lecteur en garde! Mais, pour cela, il faut l'avoir lue et ne pas la donner soi-même , naïvement , comme un « escrito de Colon ».
P. 216. 17. Que vient faire, dans un chapitre intitulé « Ediciones principales de los escritos de Colon », le renseignement que dans les copies faites pour Vargas Ponce il s'en trouve qui concernent
Colomb? On devait en donner la liste et non ici, mais aux « Documenlos ».
P. 216. 19. Ce n'est pas le Journal de Christophe Colomb que Millin a publié, mais seulement un résumé en deux ou trois pages.
P. 216. 22. Brunet s'est trompé; il n'y a pas d'édition des Memorlals of Columbus sous la date de
P. 216. 23. Ce ne sont ni des mémoires ni une « edicion princijKil » ou autre, mais un simple article de M. Sparks sur la publication du Codice de Sportono.
P. 217. Le discours d'Everett est sur les émigrants de la Nouvelle-Angleterre et il ne contient aucun document de Colomb.
P. 217. 25. Les Nuovi documenti d'Isnardi ne sauraient figurer parmi les « Ediciones principales de los escritos de Colon », car ils ne renferment pas une seule ligne de lui.
P. 217. 27. Ne contient pas « las cartas de Colon », Il n'y en a que deux, prises du Codice Diplomatico.
P. 217. 31. Il n'y a jamais eu d'auteur du nom de « Forne » qui ait écrit sur Colomb.
P. 217. 32, est sans lieu ni date et contient 2 feuillets n. c. en plus des 12 pp. C'est une réimpression de l'article de M. Lenox j^ublié dans le tome XIII (1846) de VHlstorical Magazine.
P. 218. Pourquoi décrire le même ouvrage et la même prétendue édition sous deux numéros : 34
et 40? D'ailleurs ce n'est qu'une coupure faite par un libraire dans un recueil.
P. 218. 39. 11 n'y a que le prospectus et un second titre qui soient de « l'Imp. Joucust » [sic pro Jouaust). Le vrai titre porte, et pour le livre entier : « Viena. Tipographia I. y R. del E. y de la Corte. »
P. 218. 41. lÀsez : Letters ofC/tristop/ier Coliimbus and Aniericus Vespiicclus^ et ajoutez que c'est un extrait des Massacli usetts Historical Society' s Proceedi/igs, tome XVI, p. 318. seq.
P. 219. Manque la traduction de Y Epistola faite sur le texte non corrigé de Plannck par M. Zeri et publiée dans la Rivista maritima de 1881, p. 383.
P. 219. 45. Ajoutez : Baltimore, 1851, in-8, et que c'est le même qui se trouve décrit à la p. 254, X« 158.
P. 219. 47. L'édition de Zeri n'est pas « 8" », mais in-16, avec un atlas de fac-similés in-4.
P. 219. 48. Ce n'est pas « 16° », mais in-8, ni a Urb. de Ghelto », mais Urbani de Gheltof, et il s'agit encore d'un document apocryphe.
P. 219. 49. C'est un simple article de Desimoni sur la j)ublication de M. Zeri, et non une ce edicion ».
P. 219. 52. Cette édition de M. Zeri a 1887. 4° », n'a jamais existé.
P. 219. 53. Ajoutez : London, 1889, in-4, 47 pp. et fac-similé en 4 ff. Audacieuse falsification bolognaise, fabriquée deux ou trois fois.
P. 219. 54. Qui se douterait d'après cette description qù il s'agit du célèbre incunable in-folio
gothique de 2 fT. , dont on ne connj.ît qu'un seul exemplaire et qui est l'édition la plus ancienne et la plus précieuse connue de la première lettre de Colomb ?
P. 222- 13. h Essai sur les éd il ions de la Première lettre de Co/o/«^ n'est pas l'œuvre de M. Hessels, mais une traduction en français du travail de Major publié dans la seconde édition des Select letters et il n'a pas paru à « London ». C'est dans le Biblioplnle Bel^e, 1871, livraisons 5, 6, 7, qu'on le trouve. N'a rien à faire non plus avec les « manuscritos de Colon ».
P. 222. 14. Ce dessin n'est aucunement l'œuvre de Christophe Colomb. C'est un projet de fresque ou de tableau fait en Italie alors que ce dernier était mort et enterré depuis cent ans.
P. 223. 16. Lisez : Major (R. H.), et ajoutez : in-8, 02 pp.
P. 223. 18. Ces vers ne sont pas de Christophe Colomb, mais de Fernando son fils, et ils furent d'abord publiés, d'après le Ms. du British Muséum, par M. Harrisse, dans son Fernand Colomb, pp. 188- 190, dix-sept ans avant le senor Pérez de Guzmân.
P. 223- 19. N'a rien à faire avec les « manuscritos de Colon », puisqu'il ne s'agit que d'un imprimé.
P. 227. 1. Lisez : Longmans et au N*^ 2, ajoutez : 101 pp. et gravure.
P. 227 ou 24:2 ac? /f7'//«w. Manquent la dissertation historique et anonyme publiée avec Y Orazione , Milano, Bianchi, 1825, in-8; la « Biographia »,
signée L. C, dans le Museo Scientifico Letterario^ Turin, 1839, in-folio; l'anonyme Origine, riascita, navigazinni e primo vinggio ; Ghiavari, Artigianelli, 1839, in-16, les six éditions de la Life of Columbus^ Londres, in- 18, avant et jusqu'en 1857 ; Abbott, Z//e, New-York, 185G, in-18; Alfani, Vita, Firenze, Gellini, 1888, in-8 ; et une foule de publications se rapportant exclusivement à l'histoire de Colomb, publiées avant 1890.
P. 228. Manquent la traduction espagnole (du français) « corregida y mejorada » de Gam|)e, faite par Juan Gorradi, Madrid (1803; 3 vols, in-18; 2« édition, 1817, 3 vols, in-8 \) ; celle de F. Fernandez Villabrille, imprimée à Mexico en 1854 (in-8) ; celle qui fut faite à Mexico, par F. F. Villabrille, 1854, in-8 ; celle en français par J. Humann ; Rouen, 1854, in-8 (ces trois déjà citées); celle d'Elizabeth Helme, corrigée et perfectionnée; Londres, 1811, in-12, et Boston, s. «., in-24. Enfin, c'est ici qu'on devait insérer la publication espagnole publiée à Madrid en 1845, et non parmi « las obras que iratan de la celebracion del cuatro centenario ».
P. 228- Le premier tirage de la traduction française de Bossi fut publié par Garnevellier aîné. Quelles sont les « très ediciones posteriores » à celle de 1824? Hors de Madrid, les bibliographes ne connaissent que l'édition de 1825, faite d'ailleurs avec les feuilles imprimées en 1824.
1. Nous donnons ces dates et ces formais sous réserves, n'ayant pu nous procurer les ouvrages.
P. 228- 0. Le livre du marquis de Belloy, avec « woodcoots draw » par Flameng, |)arut à New- York en 1877 et à Philadelphie en 1878. La traduction est signée R. S. H.
P. 228. 13 et 14. C'est le même ouvrage et la même édition, laquelle n'est pas « 8° », mais in-12. Quanta celle de 1886, c'est un in-18 Jésus, de 318 pp., publié à Paris par Gauthier, successeur de Blériot.
P. 229. 17. Manque le Colombo de Ganale, Gênes (dans V Omnibus), 1845.
P. 229. 18 et P. 494. 71, ne sont pas « 8° », mais in-16 et de 64 pp. Gat devrait être suivi ici du N" 71 de la p. 494.
P. 229. 19. Gausa de 1883 n'est pas « 16° », mais in-8, de 519 pp.
P. 229. 21. Lisez : « den » et .( Regensburg »; ajouter : 348 pp. et une vignette. Gelliez est un in-18, de 468 pp., et il en a été fait une édition à Tournai en 1851. Il faut aussi écrire, non « Cellier », mais Gelliez, comme au N° 20.
P. 229. 22. Nous ne connaissons qu'une seconde édition d'Ezio Colombo sous la date de 1876, in-16, 152 pp. et portrait.
P. 229. 23. Les Historié de 1571 ne contiennent pas « 247 paginas », mais 247 feuillets chiffrés au recto et 20 sans chiffre aucun.
P. 229. 24. C'est un petit in-8, de 32 ffnc. et 494 pp.
P. 230. 26. La version espagnole des Historié publiée dans les Historiadores de Barcia, n'est pas « 4° », mais in-folio.
P. 230- 28. La traduction française des Historié, (( Barbin, 1680, k est un mythe. Le privilège porte seulement la date du 4 août 1681. L'édition réelle est datée de 1681 et n'est pas in-12, mais petit in-8, de 12 ff. et 262 pp., pour le tome premier, et 12 fF. et 260 pp. pour le second.
P. 230. 30. « Majesti, Writhen, Forcing » ne sont pas de l'anglais. La version de Churchill est in-folio. Réimprimée par Kerr, in-8, en 1811, et in-4 par Pinkerton en 1812.
P. 230. 31. Les « noticias de dos ediciones posteriores ^) sont erronées.
P. 230. 32. Grompton de 1859 est un in-16. L'édition de 1870 est un in-12.
P. 230. 33. Ghecchi a été publié en 1886, 95 pp. et portrait.
P. 230. 34. Danielik contient une carte et un portrait et il fut fait une seconde édition en 1857, de VI et de 399 pp.
P. 231. 37. Ge n'est pas « Duclav », mais Duclau.
P. 231. 38. Ce n'est pas « Everett Hale (Edward) », mais Hale (Edward Everett). Quel en est le format?
P. 231. 40. Ge n'est pas « Girardin (S) », mais Jules Girardin, et la première édition n'a pas a 191 paginas », mais 207.
P. 231. 42. Le Christophe Colomb de M. Harrisse n'est pas « 4° », mais in-8.
P. 231. 43. C'est un ouvrage différent de celui
<le Helps, mais fait d'après ce dernier, par H. P, Thomas.
P. 231- 44. La version italienne de Helps est in-12, de xii et 154 pp.
P. 232- Manque Hewlett (G. H.). Londres, 1800 et 1869, et Boston, 1861, tous iQ-12; dans ses Heroes of /iiirope.
P. 232. Ici devrait figurer l'édition donnée par Putnani, New-York, 1848-1849, 3 vols, in-12, parce que c'est celle qui contient les dernières corrections de l'auteur.
P. 232. 46. L'auteur est Had.ii Khalifa. Ibrahim Elfendi n'est que l'imprimeur du livre, publié ■ non en « 1729 », mais en 1730.
P. 232. 48. L'édition de Washington Irving donnée à Londres |)ar Murray, en 1828, est Veditio princeps et doit être placée avant le N° 47.
P. 232. 51. Le premier abrégé d'Irving, fait par lui-même, fut publié non en 1851, mais dès 1829, à New-York.
P. 233. 59. Lisez : Merruau. N*' 61, lisez : Bjiicloton. N° 72, lisez : Arthur George Kniglit et Chrhtopher.
P. 233. 62. La version allemande de Washingtou Irving donnée à P'ranckfort en 1828-29, est en 4 vols. in-8.
P. 233. 70. La traduction de François Doucha n'est pas en « hiingara », mais en tchèque, et l'édition qu'il fallait citer est celle de Prague, 1853, in-8. P. 233. 71. Lisez : Paul de Jalhiaud et Bruges.
P. 233. 72. La vie de « Gliristoph » Golumbus, du R. P. jésuite « Geo. Kniglh », 1877, n'est pas « 12° », mais in-lG, de 230 pp.
P. 234. Manque le mémoire historique de Andréa Lezzam, Rome, 1879, in-8.
P. 234. 82. La version italienne de Lamartine a été faite par G. de Gastro et publiée en 1857, non « 16° », mais in- 12, de 189 pp.
P. 234. 84. L'édition de Lemoyne, Turin, 1873, n'est pas de a 264 paginas », mais de 549.
P. 235. Manque Roxcali, 1874, in-12.
P. 235. « Gristophe », « Gristofer », « Gaulel » sont des orthographes de fantaisie : Il manque aussi la conférence historique de Frédéric Myers, Londres, Nisbett, 1856, 1857, 1874, dans ses Lectures on great nien, in-8.
P. 235. 86. Maxime de Montroxd eut pour collaborateur avoué dans certaines éditions Folrcheux. Aucune de ces publications n'est a 8*^ »; elles sont toutes in-12.
P. 235. 88. Ce n'est pas '( Francisco Orellana », tout court, mais bien Francisco José Orellana, dont la Junte semble faire un personnage différent (pp. 529 et 649).
P. 235. 90. L'ouvrage d'OuBALTH, publié par « Gautel », comme la Junte appelle ce dernier personnage,est de 159 pp., avec planches.
P. 235. 94. Il n'y a pas d'auteur du nom de Horace Roscoe. Lire : H. R. St. JoHN,Ghristopher, et in-12, au lieu de « 8° ».
P. 236. 106. St. John est un in-12.
P. 236- 107. Sanguineti n'est pas « 16*' », mais in-8, et Ponthenier n'en fut que l'imprimeur, pour Antonio Bettolo. Il est impardonnable de ne pas mentionner la seconde édition, revue et très augmentée de cet excellent ouvrage, le meilleur sur la matière qui ait été écrit en Italie,
P. 237. Manque la Stor'ia de G. B. Torre, Turin, 1860, in-16 de viii et 331 pp., Wauters (A. J.= Pieter Devos); Bruxelles, 1881, in-18; la traduction italienne séparée de Jules Verne, Milan, Guigoni, 1884, in-16.
P. 240. 8. Nous avons déjà relevé les onze erreurs qui se trouvent dans ce litre de quatre lignes. Ajoutons que c'est un in-4, en caractères romains, de 16 ff. , dont il manque le l^"", qui portait sans doute un titre séparé, et que cet ouvrage se trouve à la Marciana, dans un recueil factice : 1873. Opuscoli stampati in Italia. Sec. XV, XVI, CXOV. 6. 22'^^« plaquette.
P. 241. Il manque la Geschichte anonyme. Halle, 1795, in-8; la Discoverij, Dublin, 1800, in-12; celle qui fut publiée en allemand à Altona, en 1804, in-8, et republiée à Leipzig en 1826.
P. 241. 10. C'est une partie du Novus Orhis publié en 1616, petit in-8, et jamais séparément.
P. 241. 12. N'est pas un ouvrage précisément anonyme, puisque c'est une traduction de l'ouvrage hollandais que la Junte elle-même (p. 494, n°63 ) cite ainsi : L[ambert] V[an] D[en] B[os| ; c'est-à-dire Bos,
Bosh et Sylvius. Ce n'est pas non plus « Kanvern », qu'il faut lire, mais Kramern. Enfin, l'ouvrage contient des portraits, des planches et une carte.
P. 241. 14. Ce qu'il fallait d'abord citer c'est l'édition donnée par Growder en J772, in-12, de 201 pp.
P. 241. 15. Il s'agit ici du mauvais poème de 12.000 vers de Bourgeois (non « Auguste Anicet Bourgeois », cf. supra, p. 41) publié par Moutard, en 1773, 2 vols, in-8; imparfaitement décrit d'ailleurs par la Junte à sa page « 437 » [sic pro 536).
P. 241. 18, est un in-16 en 3 vols.
P. 241. 24. Cet article n'est pas dans la Revue cV Ecl'unhourg de 1815, mais de décembre 1816 et il a été republié dans les Contributions de l'auteur (Lord Brougham).
P. 243. C'est ici la vraie place de Lamé-Fleury, cité d'ailleurs incomplètement à la p. 392 , n° 629 (in-18, 270 pp.), et en omettant les éditions, Paris, 1840 et 1850; les versions espagnoles que nous avons déjà publiées (swjora p. 110), ainsi que l'édition de Madrid, Boix, 1845, et la version allemande faite par Robolsky, Berlin, Runger, 1867, in-16. Il manque également la Découverte, Paris, Eymery, 1835, in-18.
P. 243. 44. est in-18 de 278 pp. publié par Marsh.
P. 243. 53, est in-16.
P. 244. 59, et p. 243, n'^ 42, sont le même ouvrage et la même édition.
P. 245. 73. Il fallait d'abord citer l'édition de 1866. La Junle eût dû traduire en espagnol (si elle le pouvait) « F'cap 8° ».
P. 245. 76. Ce n'est pas un livre, mais une pièce de théâtre « Atti tre », publié par Schenone, à Gènes.
P. 246. 90. Lisez : Abbott.
P. 246. N°' 92 et 93, sont le même ouvrage et la même édition, non « 12^* », mais in-16,de 287 pp.
P. 247. 98. Il y a dix ans que cette « prueba » a été faite par M. Harrisse et avec les documents mêmes que cite le seiîor Asensio seulement en 1890.
P. 249. 115. Lisez : Scribner et Randolph.
P. 249. 118. Sur Campe, voyez supra, p. 107.
P. 252. 136. Il n'y a jamais eu de « Fray » (moine) appelé Tranchedino. Lire « Francesco ».
P. 252. 141. Ce n'est pas « Costo (P>. F.) », mais le Révérend B. F. de Costa. Lisez aussi : « Columbus », et « Geographers of the North ».
P. 253. 145. N'est pas composé de « 265 paginas », ce qui serait tant soit peu long pour un article de revue. Il commence seulement à la p. 265.
P. 253. 147. C'estsurtout le travail de Charton publié en 1863, avec des documents, dans ses Voyageiirs anciens et modernes , qu'il fallait citer.
P. 253. 156. Ajoutez : Genoa. ïip. Sordo Muti; extrait du « Giornale Ligustico ». N°* d'avril et mai 1875, 17 pp.
P. 253. 157. Lisez : Sourds-Muets, et ajoutez in-8, de 45 pp.
P. 254:. 158. Déjà décrit, sous un titre différent, à la p. 219. Lisez : Maryland, et ajoutez : 3 avril.
P. 254. 166. Lisez : Little, et ajoutez : 32 pp.
P. 257. 187. La Junte qui a oublié, de la fameuse Collection de Navarrete, la « segunda edicîon, Madrid, 1858-59 » !
P. 257. 188. Pour Kettell et cet ouvrage, voir supra ^ p. 29. Ce n'est pas non plus une « Traduccion de la Colecciôn de Navarrete », mais seulement du journal de bord, n'occupant qu'un quart du tome L
P. 257. 190. La version italienne de Navarrete a été faite par F. Giuntini, et publiée en 1840-1841, non « 4*^ », mais in-8. La Colecciôn de Navarrete est encore un ouvrage, dont les principaux comptesrendus critiques de l'époque eussent pu être substitués sans inconvénient appréciable à ceux des ceuvres du capitaine Duro ! Notamment, celui qui parut à Londres. N° de janvier 1827, des Ocios de Espafîoles emigrados.
P. 257. 192. Ajoutez : et 4 fnc. par planches.
P. 258. 200. FoERSTER a été publié à Leipzig, par Teubner, en 1842, non « 8° », mais in-16, avec 2 cartes et 23 fig. Idem en 1846.
P. 258. 201. Lisez : Cincinnati et choisissez de l'anglais ou du français, mais non moitié l'un, moitié l'autre.
P. 258. 202. Encore une fois, il n'y a jamais eu d'auteur du nom de « Forne ».
P. 258. 204. Le mémoire de Freire de Carva- LHO a été publié à Londres en 1813.
P. 259. 207. Ajoutez : publié par Muratori , Ital. Script., t. xxiii, p. 241 (comme au n° 208; les deux ne faisant qu'un), et mettre le passage commençant par (f Sopranus », entre guillemets.
P. 261. 227. Supprimez « le » et ajoutez : et il y a un tirage à part, Bordeaux, Gounouilhou, 1892; in-8, 32 pp. et, du même auteur, Les connaissances géographiques sur l'Atlantique au temps de Christophe Colomb; in-8, s. 1. n. d. (Bordeaux, Gounouilhou), 24 pp. et G cartes intercalées dans le texte.
P. 262. 231. La jR/5j9osm d'Isnardi de 1838 n'est pas in-12, mais in-8.
P. 263. 252. Il n'y a pas de livre sous ce titre^ même en l'écrivant Navigatio au lieu de Navegatio. Ce ne sont que les chapitres 84-108 de la traduction latine des Paesi (dont Madrignano n'est nullement l'auteur, mais seulement le traducteur) publiée pour la première fois en 1508 et insérée dans toutes les éditions du No vus Or bis.
P. 263. N° 254 Magnus a été imprimé à Copenhague, par Bing et fils, in-8.
P. 265- 271. Muratori n'est pas l'auteur de ce commentaire. Il n'a fait que le publier. Voir supra., pp. 26-27.
P. 266. 283. Lisez : Pallastrelli (le comte Bernardo).
P. 267. 294. Lisez: Piton et non Pitou, autrement cela pourrait le blesser.
P. 269. 316. Lisez Schneidawind.
P. 269. 318 et 319 ne sont que la môme publication. Voir, supra ^ p. 26.
P. 270. 325. On se demande ce que ce livre vient faire dans une bibliographie colombine !
P. 271. Aucune des éditions de Vatteraare connues n'est in-8. Elles sont toutes in-18 seulement.
P. 271. N*'' 340 et 341 ne sont que la même publication, présentée ici avec deux titres différents.
P. 272. 354. A mettre dans les œuvres poétiques, afférentes à Colomb.
P. 275. N"^^ 28 et 29, sont le même ouvrage. Voir, supra ^ p. 29.
P. 276. 38. Lisez : Ghighetti, 1838, et ajoutez : avec 3 fnc. pour les additions, l'index et les errata. Que veulent aussi dire les académiciens par « Pinerolo, 1838 », qu'il y a eu deux éditions d'Isnardi, faites dans celte ville, une en 1838 et l'autre en 1839 ?
P. 277. 45. C'est l'ouvrage déjà cité p. 273, 1. Voir supra, p. 28.
P. 277. 49. Lisez : Nasalli-Rocca et ajoutez : in-16, 8 pp., extrait de la Strenna piacentina.
P. 277. 52. Sous la date du 27 sept. 1891, il n'y a que La piacentinità dl Cristoforo Colombo parue dans le Pensiero Italiano, t. III, pp. 351-366, Milan, et non « Bettola », bien que la conférence ait été faite dans cet endroit. N° 56, est in-8, et non « 18° ».
etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc., etc.
Nous en passons dans cette série, car l'espace
commence à manquer. Tout cela n'est ce|)enclant que la quatorzième partie du volume de ces érudits péninsulaires, en ayant même la charité de ne pas dépasser l'année 1890, quoique la « Bibliografia Colombina se acabi) de imprimir el dia I*^. de Agosto de 1892 », et qu'elle soit ornée d'un supplément, ainsi que de « Gorrecciones y Adiciones ».
Et ils se sont mis à sept, un lauréat castillan de la science bibliographique et six académiciens espagnols de première classe pour achever une œuvre pareille !
Qu'on l'apjjelle « Enumeraci<')n « ou « Bibliografia », c'est sans contredit le livre de ce genre le plus mal fait qui existe et qu'on ait jamais vu. Eh bien! voilà avec quoi l'Académie royale de l'Histoire, le premier corps savant de toutes les Espagnes, contribue pour sa part au centenaire triomphal de la découverte du Nouveau Monde !
C'est au courant de la plume et sans malice que nous avons noté un si grand nombre de fautes et d'impardonnables bévues. Mais le critique enclin à ■étendre le champ de ses observations découvrirait encore, presque à chaque page, des erreurs variées •et de graves oublis. Nous n'avons pas souvenance •d'un travail bibliographique où les défauts de toutes sortes soient accumulés à ce point. Une telle incurie est sans excuse, car les éléments de contrôle sont à la portée de tout le monde et on ne pourrait nommer un seul livre omis ou mal décrit dans la bibliographie de l'Académie de l'Histoire qui ne se trouve exactement cité en maint recueil d'accès facile. [1 y a plus. Ces sources d'information sont fréquemment mentionnées par les académiciens eux-mêmes, et aVec un peu d'initiative ou d'intelligence dans les recherches, ils eussent probablement évilé cette foule d'erreurs et de méprises risibles qui font de \ewv Bihlio^rafia Colombina une œuvre unique en son genre et inoubliable . Mais il faut vouloir ei savoir chercher. Il faut surtout ne pas se mettre dans l'esprit qu'on possède la science infuse. Cette manière de s'hypnotiser est le faible, ou le fort, des savants espagnols. Aussi n'admettent-ils aucune contradiction. Les membres d'académies, particulièrement, se montrent d'une susceptibilité rare. Ils semblent en être arrivés à se confondre avec le glo-
rieux ])assé littéraire de 1 Espagne, à s'identifier avec ses célébrités légitimes et prétendre à la même considération. Encore un peu, et plaisanter le capitaine Duro ou rire de la modestie du seîïor Fabié, c'est manquer de respect à Cervantes et à Lope de Vega !
Les académiciens madrilènes étendent cette sorte d'immunité aux écrivains qu'ils couvrent de leur égide, et malheur au critique assez audacieux ])our y contredire ! 11 nous revient à ce i)ro|)os un fait récent qui montre bien cet état d'âme et ces singulières illusions.
Un savant étranger qui, sur la littérature espagnole, en sait plus long dans son petit doigt que tous les lettrés du royaume de Castille ensemble, publia une revue assez mouvementée des livres et discours écrits dans la Péninsule à l'occasion de nous ne savons plus quel centenaire, et notamment par un lauréat de l'Académie de l'Histoire. L'émoi fut vif et profond dans le cénacle lorsqu'on y apprit que l'auteur des critiques était un membre correspondant de l'impeccable compagnie. 11 avait porté une main sacrilège sur l'œuvre couronnée et même eu l'audace d'émettre une opinion autre que celle des académiciens ! Tant de hardiesse appelait une sérieuse ré|)ression et l'Académie, par la voix de son secrétaire, dans un rapport officiel, tança d'importance le malencontreux aristarque. Celui-ci, avec une dignité qui l'honore, s'empressa d'envoyer sa démission, motivée par le fait qu'en acceptant le titre, plus ou
moins honorifique, de correspondant, il ne s'était jamais engagé à trouver bon tout ce que pourraient écrire les académiciens ou leurs protégés.
Il nous semble entendre la savante et irascible compagnie lui répondre en chœur, comme dans le Freischûtz :
« Croyais-tu donc que ce fût un don gratuit ? »
Les méchantes langues prétendent que c'est seulement à dater de ce jour que l'on commence à comprendre pourquoi l'Académie royale de l'Histoire s'est donné le luxe d'une liste de membres correspondants d'aussi étonnante longueur.
Cette haute opinion de soi-même ne suffît pas encore. Une phrase du seîior Fabié porterait à croire que répondre à des attaques d'académiciens, gratuites, saugrenues, ridicules, dictées par la suffisance et la jalousie ; montrer le manque absolu d'esprit critique et le peu de mérite de leurs travaux; regretter le rôle insignifiant ou puéril qu'ils jouent dans l'évolution des lettres et des sciences ; combattre le sentiment étroit, arriéré, qui les anime, c'est haïr le peuple espagnol tout entier, présent et passé ^ .
On se demande quelle espèce de rapport existe entre de justes critiques adressées à certaine catégorie de savants, et l'idée que l'historien a pu concevoir d'une nation. A notre avis, nul peuple ne possède plus de
1. « La pasion que contra lo-^ espaiîoles le domina, lo mismo contra los antig^uos que contra los niodernos. » Bolefiii de la Acadeinia real de la Uistoria ; N" de juin 1893, p. 4.'' 4.
grandes vertus, plus de patriotisme, et n'a plus de dignité dans le caractère que les Espagnols. Rendre toute la race responsable des prétentions et de la médiocrité d'académiciens serait une suprême injustice. A Dieu ne plaise que nous la commettions jamais ! Et quand ceux-ci veulent rendre le pays solidaire de leurs faiblesses et de leur jactance, ils se trompent. La campagne menée lors de la célébration du quatrième centenaire de la découverte de l'Amérique pour décrier Colomb et amoindrir ses services n'a pas eu de succès hors de Madrid. Des protestations se sont fait entendre. Nous avons sous les yeux une lettre d'un des premiers prélats de l'Espagne qui, de son diocèse, écrivit spontanément à l'auteur de la brochure Christophe Colomb devant V Histoire ^ oîi la mémoire du grand Génois était défendue contre d'inqualifiables attaques : « Vous avez rendu un grand service à l'histoire et à la vérité en flagellant leurs détracteurs ; mais ne confondez pas le peuple espagnol avec les académiciens. En Espagne, tous nous aimons Colomb, et le peuple en désaccord avec l'élément officiel vaut mieux que quelques corporations... » Tel a toujours été notre sentiment.
Nos remarques, vives peut-être, mais sincères, n'ont rien d'hostile. La pensée qui les dicte est le regret. En cet Tige de lutte, la cause de la civilisation exige impérieusement que chacun, jusqu'à la limite extrême de ses forces, contribue à l'œuvre commune. Il ne s'agit donc pas de travail décousu, irré-
fléchi et superficiel, mais d'effort loyal, infatigable et vraiment utile. La présomption dans l'ignorance et les phrases déclamatoires ne sont plus de mise. Aujourd'hui, il faut payer de sa personne, et quand on se flatte d'être l'élite intellectuelle de la nation, le premier devoir est de s'instruire, le second, de faire en sorte que son pays ne soit pas tributaire des autres pour la science et pour l'histoire.