‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 4 sur 208 · ROSELLY DE LORGUES · texte numérisé non relu

ROSELLY DE LORGUES

Plus PP. IX

Bien-aimé Fils, Salut et Bénédiction Apostolit/ue,

Par kl voloiilé divine .ippelé an gouvernement de l'Eglise universelle malgré notre insuffisance, désireux dans notre office d'ajjùtre d'accroître la grandeur de cette même Eglise, nous mettons assidûment nos soins à pourvoir

CHUISTOl'HE COLOMB C

d'une amplitude d'honneurs ces hommes qui ne sont \rds moins distingués par l'échU et l'ancienneté de leur race que par leur zèle pour les bonnes œuvres et la

délense de la Religion.

Assurément vous devez être compté parmi ces hommes d'élite, cher fils. Et dès lors, en témoignage de notre bienveillance, nous vous estimons digne d'un très-grand titre d'honneur, car nous avons appris par des documents authentiques que vous étiez issu d'une antique et nuble famille d'Italie, qui, portée en France par les vicissitudes des temps, y a produit des hommes reraar- :{uables par la piété, la sagesse, l'intégrité, l'habileté dans la conduite des affaires. Vous avez ajouté votre vertu et vos mérites à cet éloste fait de vos aïeux.

En efiet, doué de génie et pénétré des meilleurs principes, animé d'un excellent esprit et d'une excellente doctrine, vous ne vous en êtes point servi pour la vaine gloire du l'enom, mais pour défendre à propos la cause de la Religion et confondre par vos écrits l'audace des impies acharnés contre la foi cathuliiiue. Vous vous êtes appliqué de tous vos moyens à secourir la société humaine, qui sans religion ne peut se smilcnii-. Afin de mettre au jour d'autres travaux rccommandablcs par la piété et l'érudition, vous n'avez épargné ni soins ni veilles, de telle sorte ([ue vuus n'avez pas moins acquis une réputation de savant que celle d'homme ayant hautement bien mérité de la Religion.

Parmi vos œuvres, il on rsl une qni tonriio loiil aulanl h riioinicur de la Reliiïion q'i'au lustre de l'Ilalie : c'est la très-riche Histoire par vous écrite de la vie et des actes de Ciiiustoi'He Colomb, qui, emi.ammi': he zèle

rOlR LA FOI CATUOLIOl'E, lîÉSOLUT, EN E.NTUEPRENA.NT LA PLUS AIDACIEUSE DES NAVIGAÏIOXS, 1)E DÉCOUVUIR UN" MONDE NOUVEAU, NON POINT POUR AJOUTER DE NOUVELLES TERRES A LA SOUVERAINETÉ DE L'EsPAGNE, MAIS AFIN DE PLACER DE NOUVEAUX PEUPLES SOUS LE RÉGNE DU ClIRIST, CE QUI VEUT DIRE DE l'ÉgLISE.

{Le reste du Bref éKnit iiiiiqiiemenl personnel, la citation doit se borner à ces litjnes.)

Page 1