AFFINITÉS SPIRITUELLES UE COLOMB
Il donne lieu au Saint-Siège de montrer l’esprit de sagesse infaillible perpétuellement inspirateur de l’Église, et de prouver d’une manière authentique que la Papauté^ loin de frapper d’anathème ceux qui admettaient l’existence du Nouveau Continent, comme l’ont tant répété les écrivains du dix-huitième siècle, louait celui qui l’avait découvert, et portait sur la forme la dimension de ce Globe, un jugement bien autrement hardi, exact et sagace que les cosmographes et les savants de cette époque.
Loin de se séculariser après sa Découverte, de jouir dans le monde de son triomphe, de sa subite importance, de goûter les douceurs de la Vice-Royauté, il n’aspire qu’à des explorations nouvelles, pour proclamer en des contrées encore plus lointaines le nom du Rédempteur. U dit régulièrement l’ollice des religieux Franciscains. A Valladolid, à Grenade, partout où il séjourne, il prend domicile dans leurs couvents. En dehors de l’Ordre Séraphique, il n a d intime liaison qu’avec les Dominicains, les Chartreux, les Hyérominites; des Ecclésiastiques de vie édifiante, des hommes simples servant Dieu. On ne le voit guère en commerce avec les grands et les favoris de
ne fallut ajourner cette inauguration. Mais avec son admirable énergie de volonté, M. de Brignole refusa de contremander la cérémonie, et son bras en écharpe, il eut le stoïcisme de prononcer un discours remarquable d’élégance et de modestie, tout comme si nul accident ne fut survenu.
C’est ainsi que le marquis Brignole Sale s’est fait l’exécuteur testamentaire de son compatriote Christophe Colomb ; et c’est avec une muniiicence, bien digne du vice-roi des Indes, qu’il a érigé ce monument de sa piété. Par une générosité qui rappelle les femmes consulaires des premiers siècles chrétiens, les Fabiola, les Marcelle, les Mélanie, Mrae Arthemisia Negrone marquise Brignole Sale a voulu s’associer aux sacrifias pécuniaires de son noble époux. Aussi le séminaire est-il nommé à Gènes : Collegio Brignole-Sale-Negrone.