‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 100 sur 401 · JOIE DES SECTAIRES · texte numérisé non relu

JOIE DES SECTAIRES

tage en lui prédisant que le souvenir de la Dauphine allait déterminer le choix de sa personne pour remplacer Bellefonds à l'archevêché de Paris.

Cependant cette fin soudaine d'un pontife justement vénéré avait mis en liesse, d'une façon indécente, les chefs avoués et les afBdés secrets de la cabale janséniste. Les uns et les autres affectaient de voir « la main de Dieu ^ » frappant un prélat dont la courageuse initiative ne les avait guère ménagés dans les diocèses de Bayonne et d'Arles, et qui venait, disaient-ils, de se concerter avec l'ancien évêque de Mirepoix, pour «écraser les appelants » dans la capitale du royaume. A. les croire, l'abbé d'Harcourt, doyen de Notre-Dame et vicaire capitulaire, s'étant présenté pour réclamer les papiers qui concernaient le gouvernement spirituel de l'Église de Paris, avait dû se retirer, malgré ses instances, devant l'obstination du refus le plus formel. De là, pour eux, un nouveau prétexte d'affirmer qu'il y avait sous scellés, à l'archevêché même, plusieurs lettres de cachet renfermant tous les noms des proscrits de leur parti, lettres destinées à favoriser le plan déjà mûr d'une entière destruction.

« Ce n'était pas le plan de Dieu ! » osait bien écrire l'organe attitré de la secte ^, au moment où la Providence qu'ils faisaient intervenir leur préparait, dans le successeur de Bellefonds, un adversaire plus redoutable encore.

1 « Les jansénistes ne Paiment pas (Bellefonds). Ils diront que c'est une malédiction du ciel. » [Journal de Barbier^ t. IV, p. 168.) — Ils le dirent, en ofTet, pour reconnaître ce qu'ils appelaient « une protection éclatante de Dieu sur son Église, et en particulier sur TÉglise de Paris. » [NouveUes ecclésiasU^ ques de 1747, p. 10.)

* Nouvelle» Hq 1747^ p. 9.

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