‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 163 sur 401 · RÉSISTANCE DU PARLEMENT · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE DU PARLEMENT

aux lois, aux maximes du royaume et aux droits de la souveraineté. » On ne peut exprimer plus révolutionnairement une sentence équivoque dont l'esprit a été réduit à cette formule : La vraie obéissance consiste à ne pas obéir K

Le roi se préparait-il à fléchir, à mesure que les magistrats s'entêtaient? Sa réponse du 5 septembre le laisserait croire. Il persiste sans doute à vouloir qu'on enregistre purement et simplement sa déclaration première, jnais il ajoute cette réserve : « Sauf, après l'enregistrement, à écouter les représentations qui me seront faites, soit par mon Parlement, soit par le bureau général de l'administration pour le bien et l'avantage de l'hôpital. »

Louis XV trouvait, une fois de plus, le secret de ne contenter personne en essayant de satisfaire tout le monde. Le Parlement, pour sa part, se montra fort piqué de Yaltemative indiquée par le roi, car il se flattait de jouir seul du bénéfice des représentations. Heureusement les vacances étaient aux portes, et l'on pouvait espérer que ces quelques semaines de trêve donneraient aux colères le temps de s'éteindre. Mais la magistrature laissait le public sous l'impression regret-: table de la résistance au roi, et c'était assez pour entretenir dans Paris un mauvais ferment d'opposition.

Quelques jours après, le mercredi 39 septembre, Beaumont présidait à la clôture du jubilé qu'il avait solennellement ouvert à Notre-Dame, le 29 mars, au milieu d'un très grand concours de fidèles ^. Le mande-

i Cf. Revue de France (août 1876. p. 404).

■ Je vois, dans les Registres capilulaires de iV.-O., que la loueuse avait

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