‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 30 sur 401 · ENTRÉE DANS LA CLERICATURE · texte numérisé non relu

ENTRÉE DANS LA CLERICATURE

lui, comme de l'évêque de Césarée encore adolescent : « Il était prêtre avant d'être prêtre. ^ »

Ce fut donc grande joie pour cette mère, quand, aux fêtes de Pâques 1723, Vétudiant de Toulouse Tavertit qu'il se trouvait presque à la veille d'offrir au Seigneur les prémices de ses vingt ans. Des lettres dimissoriales étaient nécessaires : elle s'empressa de les solliciter pour lui à l'évêché de Sarlat. Le 12jnai, Mgr Alexandre Le Blanc, par acte scellé de son sceau, donnait à « noble Christophe de Beaumont » licence de recevoir la tonsure clérjcale des mains de tout prélat en communion avec le siège apostolique, à la seule réserve de l'examen de rigueur®. Le 8 juillet de la même année, ce jeune homme de condition était introduit dans la chapelle du palais archiépiscopal de Toulouse, où Mgr Henri de Nesmond , toutes formalités remplies ^ , le marquait pour toujours de la couronne ecclésiastique et lui imposait le modeste vêtement des clercs *.

Peu de jours auparavant, dans l'après-midi du 2 juillet, Christophe venait de conquérir son diplôme de

,i'Iep8Ù5... xal Tzpo TYjç lepMTvv/}^. (Greg. Naz. in laudem Basilîi magni oralio xliii.)

' L'original de celle pièce, ainsi que la plupart de celles que nous aurons à citer, se trouve entre les mains de W^^ la comtesse do Noaillos, née de Beaumont, qui a bien voulu nous en livrer copie. Le double de ce document fut inscrit, le 11 juillet 1723, au « Registre des insinuations ecclésiastiques du dfocèse de Toulouse. »

' « Rite dimisso, examinalo, capaci et idoneo reperlo. » * C'est donc fort gratuitement que Tauteur fantaisiste des Souvenirs de la marquixe de Créquy veut faire de « Tabbé de Beaumont, » en 1721, le conclavisto du cardinal de Gesvres. Après Tavoir donné pour « un joli garçon de dix-huit à vingt ans, qui était modeste comme un ange et qui mangeait comme un diable, » il nous le représente en amateur « curieux d'antiquités, courant perpétuellement dans la ville et la campagne de Rome. » Le tout, pour mettre à la charge d'un conclaviste, non tonsuré, une de ces histoires bizarres qui faisaient longtemps avant lui le tour des anciens ana.

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