‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 59 sur 401 · QUARTUM · texte numérisé non relu

QUARTUM

De nombreuses épigraphes rappelaient, en outre, les

conditions imposées pour l'indulgence traditionnelle ^

Seule, une inscription païenne paraissait comme égarée

'parmi tant de religieux emblèmes : il est vrai que le

sens en était tout chrétien.

Felices qui talem annum vider e diemque^.

Au milieu de la multitude des pèlerins, quelques rares vieillards pouvaient bien, en effet, se souvenir d'avoir vu dans leur enfance année pareille et pareille journée; mais, quel témoin des fêtes de 1734 se fût alors flatté de l'espérance qu'il les retrouverait au cinquième jubilé de 18861

Le soir venu, mille flambeaux s'éparpillèrent d'une rive à l'autre avec cet élan général qui ne se cantonne pas dans les réglementations officielles ^. On attendit la nuit close pour incendier la maitresse-pièce qui s'embrasa tout entière, au bruit des applaudissements

^ On les trouvera réunies dans le livre publié par le P. do Colonia, sous ce titre : Décoration du feu d'artifice que MM, les Comtes de Lyon font drcsser sur la Saône, à l'occasion de leur jubilé,

' Ciris ad Messalam^ 28.

* Une ordonnance du consulat, rendue le 21 juin, enjoignait à tous les habitants des maisons « qui ont vue sur les quays » de mettre sur chaque croisée « deux chandelles éclairées dans des lanternes, depuis neuf heures du soir jusqu'à minuit. »

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