‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 64 sur 401 · LE NOUVEL ÉVÊQUE DE BLOIS · texte numérisé non relu

LE NOUVEL ÉVÊQUE DE BLOIS

tions, toutes privées, qui allaient rendre indispensable encore le prolongement de son séjour à Paris; aussi voyons-nous qu'il ne vint passer désormais à Lyon que « le temps rigoureusement nécessaire pour le service de son canonicat. »

La curieuse pièce apologétique à laquelle nous empruntons ce détail n'oublie point de constater, ime fois de plus, que « la vivacité de son esprit et la bonté de son caractère y firent les délices des meilleures sociétés, » et qu'il ne cessa de les "édifier par « la pureté de ses mœurs et la régularité de sa conduite ^ »

Pareil témoignage lui sera bientôt confirmé dans une autre ville où va l'appeler un événement inattendu.

Mgr Paul Le Fèvre de Caumartin était mort à Blois, le 30 août 1733, après avoir été le second titulaire d'un siège qui ne remontait qu'à 1697, époque où, sur les instances de Louis XIV, le pape Innocent XII consentit à ce démembrement de l'évêché de Chartres. Dans l'état des esprits, le choix du successeur ne paraissait pas chose indifférente, car le prélat défunt avait très peu dissimulé ses complaisances pour les fauteurs du jansénisme, secte aussi perfide que hargneuse, à laquelle il venait de livrer imprudemment une partie notable de son diocèse. Grande fut donc la joie de l'abbé de Beaumont, quand Tordonnance royale nomma au siège vacant François de Grussol d'Uzès d'Amboise , le fidèle ami de sa jeunesse, le défenseur éprouvé des doctrines orthodoxes et des fermées principes *. « Et

^ Lettre à un ami de province sur un article des Nouvelleê ecclésiastiques (Bibliothèque nationale, département des imprimés, Ln'^, 1343).

' Louis XV avait primitivement désigné pour successeur à Mgr de Caumartin, le jeune abbé de Royaumont, Charles-Henri Phelypeaux de Pont-

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