LA GUERRE DE SEPT ANS
Nous n'avons pas à revenir sur des événements qui ne sont plus de notre sujet. D'autres conflits nous attendent sur un autre terrain.
Toujours relégué à Conflans, Christophe de Beaumont, sans cesser d'être attentif aux incidents de la lutte qu'il soutenait contre le Parlement de Paris, ne restait point indifférent aux intérêts généraux mis en jeu dans les hostilités ouvertes entre la France et la Grande-Bretagne. Aussi fut-il le plus empressé des évêques à se féliciter du coup d'éclat par lequel Richelieu signalait le début même de la campagne.
€ Quelle joie, écrivait-il, quelle consolation pour nous de pouvoir annoncer aujourd'hui à nos diocésains l'heureux succès d'une entreprise si difficile, et de leur faire part de la lettre par laquelle Sa Majesté nous apprend que, les ouvrages extérieurs des forts de Mahon ayant été emportés d'assaut par ses troupes, la garnison a été contrainte de capituler et de nous livrer la place, en y laissant toutes sortes de munitions de guerre et l'immense artillerie qui avait servi à sa défense !
€ Événement bien glorieux pour notre auguste monarque , et d'autant plus avantageux pour ses peuples que, par l'entière réduction de l'île Minorque, nos côtes de la Méditerranée se trouvent à l'abri des entreprises d'une puissance qui semble croire qu'à elle seule appartient le droit de dominer sur la mer... Loin de méconnaître la main qui nous a puissamment secourus dans me occasion des plus intéressantes, avouons avec reconnaissance et publions avec zèle que c'est le Seigneur, le Dieu des armées , qui nous a fait triompher d'une multitude presque infinie d'obstacles...
« A l'exemple de notre religieux monarque , faisons