SA SUCCESSION A TOULOUSE
ché de Paris qu'à son cœur défendant ; il n'ignorait pas non plus que François de Grussol , « malgré la dignité du siège de Toulouse, la magnificence du palais archiépiscopal et l'augmentation du revenu, ne s'était jamais consolé d'avoir quitté Blois ^ » Mais d'autres laissèrent trop voir qu'on pouvait être moins désintéressé.
Bernis, dès le jour même, négociait en faveur de son protégé, l'abbé de Ghoiseul. « Je demande très vivement cette place pour Monsieur votre frère, » mande-t-il à Stainville ^. Son regret devait être de ne réussir qu a demi. « Il n'a pas été possible de faire donner l'archevêché de Toulouse à Monsieur votre frère, lisons-nous dans une lettre postérieure ; il faut que l'abbé de Ghoiseul accepte Évreux. Le roi a promis de ne pas le laisser languir dans un petit siège. » Bernis ajoute : « Madame de Pompadour et moi avons failli à mourir de douleur de manquer Toulouse ^. »
L'héritage de Grussol venait d'échoir, en effet, à Richard Dillon, dont le nom rappelle encore, de nos jours, les travaux entrepris sur la rive gauche de la Garonne, pour préserver des inondations le quartier Saint-Gyprien.
1 Luynes(t. XVI, 431).
^ Mémoires de Bernis, t. II, p. 218.
* Lettre du 13 mai.