LES FÊTES DU 24 JUIN
tulans, après avoir fait faire lecture dudit acte de baptistaire du dix aoust mil sept cent trois, signé, Michel, prieur de Meyrat (sic), et de ses lettres de tonsure du huit juillet mil sept cent vingt, signées do Mgr l'archevêque de Toulouze, le tout trouvé en bonne forme : et après avoir eu Tavis de Messieurs les précenteur, comtes de Chemé et de Chantelot, malades au cloître, ont donné et conféré audit noble Christophle de Beaumont ladite chanoinie et comté de Lyon, vacante par le déceds dudit M^ de Levy, aux honneurs, droits et revenus en dépendants, à la charge néantmoins de faire ses preuves de noblesse de quatre générations paternelles et maternelles, a la forme des statuts et règlements de cette Eglise d'observer iceux ; et ordonné que lettres de provisions luy seront expédiées par le secrétaire du chapitre en bonne et deûe forme. Fait audit chapitre iceluy tenant lesdits jour et an, en présence de M^ Thomas Chaffal solliciteur du chapitre, et Joseph Pottier, battonnier de laditte Eglise, témoins qui ont signées (sic) avec Mons»" l'archidiacre pour le chapitre, a la manière accoutumée.
SigDé à la minute : d'ALBON, archidiacre. Pour lb chapitre : CHAFFAL, POTTIER et DEBILLY, sccrélaire K
L'Église de Lyon était veuve alors de son pontife. François Paul de Neufville de Villeroy, décédé le 6 février précédent, n'avait pas encore de successeur; il s'écoulera même plus d'une année avant que Mgr de Ghâteauneuf de Rochebonne vienne prendre possession de la primatie des Gaules. Les réjouissances du 24 juin se ressentirent un peu, cette fois, de l'absence du premier pasteur. C'est à peine si le. beau feu d'artifice que les chanoines-comtes firent tirer à l'ordinaire sur la Saône, entre les deux ponts, rappela quelque chose du cérémonial accoutumé pour la fête extérieure. Témoin toutefois d'un spectacle nouveau pour lui , l'abbé de Beau-
• Voir les Registres capitulaires dos comtes do Lyon (Archives de l'hôtel de ville, liv. 155, fo» 41-43).
UN BAPTEME A MEYRALS. 29
mont ne pouvait manquer d'en expédier à La Roque une relation assez étendue ; il pensait être en cela d'autant plus agréable aux siens qu'il leur procurait la surprise de joindre à la substance de son récit l'appoint d'une bonne nouvelle.
Ce fut, en effet, le lendemain de la fête patronale de saint Jean-Baptiste que le chapitre nomma deux rapporteurs chargés d'examiner les parchemins de noblesse du dernier élu^ En informant sa famille de cette délibération capitulaire, Christophe laissait comprendre que les formalités d'usage ne traîneraient plus guère en longueur. Il se trompait. Bien des mois vont le séparer de la réception définitive et solennelle.
Dans l'intervalle, nous le trouvons encore à La Roque vers la fin de novembre. Il est venu dégager une promesse déjà ancienne et servir de parrain au fils de son frère, dont le baptême fut enfin célébré le 3 décembre à la paroisse commune de Meyrals ^. Mais il tardait à Christophe de Beaumont de reprendre la route de Paris afin de disposer convenablement son « entrée en licence. » C'était un gros travail de deux années qui s'ouvrait de nouveau devant lui. Avant de l'aborder de front avec son opiniâtreté habituelle, il crut que le titre
ï Ji3 lis dans les Registres capitulaires : « Le lundi 25 juin 1731, M. lechamarier et M. le comte de Maugiron ont été nommés pour examiner et rapporter la preuve littérale de noblesse de M. l'abbé de Beaumont, pourvu d'une chanoinie et comté de Lyon.» (Liv. 155, ft>45.)
' « Le deux décembre mil sept cent trente-un, je soussigné ai administré les cérémonies du baptême à noble Christophe de Beaumont, né au château de la Roque, le onze avril dernier, et ondoyé le treize dudit mois par la permission de messieurs les vicaires généraux. Messire Christophe de Beaumont, comte de Lion, et dame Claude de Fauhie, dame de Gaillad, ont tenus (sic) ledit noble Christophe de Beaumont pendant les cérémonies... Signé Micqel, prieur de Meyr.als. » (Extrait des registres de la paroisse do Meyrals.)