SOUS-DIACONAT DE BEAUMÔNT
lation de recevoir aux quatre-temps de septembre , le premier des ordres majeurs. Il avait été « minoré, » la veille ^ Mgr de Vintimille, livré tout entier aux sollicitudes que lui créaient lès fanatiques du cimetière Saint- Médard, s'était fait suppléer pour la double cérémonie par l'évêque de Bethléem, Louis le Bel, qui défendait lui-même à ce moment dans la capitale les prérogatives de son modeste siège contre le jansénisme enVahissant du trop fameux Caylus d'Auxerre ^.
A peine sous-diacre, l'abbé de Beaumont, qui vient de disputer fort honorablement pour les thèses préparatoires à la Sorbonique ^, se dirige aussitôt vers Lyon où doit se terminer la grande affaire qui le préoccupe depuis plusieurs mois. Sa présence, d'ailleurs, ne laisse point de paraître urgente à ses ayants cause ; car, bien que dès le 3 juillet les comtes de Ghantelot et de Ghauvigny eussent été désignés commissaires par le chapitre pour assister à la dernière vérification des pièces produites, le rapport du comte de la Garlaye ne put être déposé que dans la séance du 8 novembre. L'arbre généalogique, les armes, le blason, les originaux des titres et contrats, tout avait été longuement et minu-
^ Les lellres d'ordlnalion expédiées par Tabbé L. de Romigny, vicaire général, sont du vendredi 19 et du samedi 20 septembre 1731. (Papiers de Mme de Noailles.) * ..
* Les évêqilès de Bethléem, chassés de Palestine avec les Latins, s'établirent en France, à Clamecy, dès 1223. Ils étaient à la nomination des comtes et des ducs de Nevers, avec l'agrément du roi et la confirmation du pape. — Mgr Chérubin-Louis le Bel était le quarante-huitième évêque de Bethléem, depuis la fondation de cet évêché en 1 110.
* L'une d'elles se nommait la mineure ordinaire et durait six heures ; l'/iutre, appelée majeure, durait quatre heures de plus. Elles avaient pour objet les traités do la religion et de l'Église, l'Écriture sainte, les conciles, ainsi que divers points de critique et d'histoire.