REPRISE DES ÉTUDES
le lit attaqué de ce rhume, qui prend à la gorge et ensuite à la tête ; les chirurgiens ne font que saigner toute la journée ^ » L'abbé de Beaumont paya plus largement que d'autres son tribut forcé à la crise générale, car elle avait menacé de se compliquer chez lui d'une pneumonie sérieuse.
Hâtons-nous de dire qu'il en fut quitte pour la peur et que l'ensemble de ses cours n'eut point à souffrir.de cette interruption passagère. Nous invoquerions, au besoin, l'exactitude avec laquelle le jeune chanoine de Lyon faisait passer à ses collègues, de trois en trois mois, l'attestation d'études régulières exigée par les ordonnances du noble chapitre : aussi, le semestre achevé, s'empressèrent-ils de déclarer « bonne et valable sa première résidence de rigueur, » requérant seulement qu'il se nommât en toute rencontre «hôtellier» de l'église primatiale^. Certes, il était bien trop jaloux de ses moindres prérogatives, pour ne passe faire un point d'honneur de cette fidélité scrupuleuse, jusque dans les détails de pure étiquette. Mais là ne se bornait pas son zèle pour les intérêts généraux de la société dont il était membre. Avant même qu'elle songeât à le charger officiellement d'un rôle plus direct, l'abbé de Beaumont avait su intervenir à propos pour la défendre en certaines questions épineuses, et il continuait de s'employer, le cas échéant, pour lui assurer de puissants protecteurs.
La lettre suivante que le duc d'Orléans voulut adresser par son entremise aux chanoines-comtes de Lyon