‹ Christophe de BeaumontChapitre 50 sur 368 · LETTRE AUX ÉVEQUES DE FRANCE · texte numérisé non relu

LETTRE AUX ÉVEQUES DE FRANCE

tains bréviaires imprimés à Lyon, » et que la solennité de Pâques, pour Tannée 1734, devra « selon les prescriptions de la Sainte Église romaine » être différée jusqu'au 25 avril. Le Souverain Pontife concluait en disant que, s'il y a stricte obligation pour la famille sacerdotale « de rester unanime dans l'observation parfaite de tous les préceptes divins, » c'est principalement au siège apostolique qu'il appartient « d'empêcher toute divergence sur le jour précis où doit être célébrée la fête des fêtes ^ . » Il était temps, en effet, d^aviser aux mesures les plus indispensables. Dès la réception du bref, les comtes de Lyon, qui s^étaient proposé d'adresser à tous les évêques de France ^ne lettre circulaire concernant le jubilé , la rédigèrent , séance tenante , dans les termes suivants :

Monseigneur,

Notre Église qui s'est toujours fait une loi de se conformer en tout à ses anciens usages, ne doit pas manquer de vous donner avis, suivant sa coutume, du Pardon général et Grand Jubilé qui doit s'y gagner cette année 1734.

Nos actes capitulaires et une tradition immémoriale certifient que ce jubilé est attaché au concours de la Fête-Dieu avec celle de saint Jean-Baptiste , que ce concours arriva en 1451 et en 1546 et en 1666, et qu'en conséquence iïotre jubilé a été solennellement célébré ces trois fois.

Ce même concours devant arriver pour la quatrième fois cette année présente, 1734, Nous avons cru. Monseigneur, devoir vous informer que notre grand Jubilé commencera le mercredi 23 de

1 « Nullam habendara esso rationem Tabularum, quœ in quibusdam Breviariis, typis Lugdunensibus excusis, prodierunt... Gum enim in omnibus divinorura pra)ceptoruni rogulis exsequendis sacerdotalem obaervanliam oporleat esso concordem, maxime Nobis et principaliter providondum est no uUa in celobrando Paschalis Fesli die diversitas incurral »

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