‹ Christophe de BeaumontChapitre 6 sur 368 · X APPROBATIONS · texte numérisé non relu

X APPROBATIONS

Lyon, le 30 janvier 1882.

Il est bien vrai, mon bon Père, que je n'ai pas l'honneur de vous connattre personnellement. La maladie venait de vous éloigner de Lyon, lorsque la divine Providence m'y envoya. Mais si je n'ai jamais eu la consolation de voir le P. Régnault, je connais l'auteur des intéressants articles sur Christophe de Beaumont, et je suis heureux d'apprendre de lui-même qu'il s'est décidé à les publier en volumes.

Vous avez traité là, et de main de maître, une des époques les plus graves et les plus tristes de l'histoire de notre Église de France au siècle dernier, et nous vous devons d'avoir mis en relief la noble figure d'un de ses plus grands évoques qu'on a pu sans flatterie appeler l'Athanase de son temps.

Il appartenait à son éminent successeur, le cardinal Guibert, de recevoir la dédicace de votre livre. Je vous remercie de n'avoir pas oublié que Christophe de Beaumont était aussi une des gloires de mon église, et je puis dire que, grâce à vous, mon Révérend Père, son souvenir m'est souvent revenu, et me revient encore dans cette primatiale qui s'honorera toujours de le compter parmi les plus illustres d'entre ses chanoines.

Veuillez agréer, mon Révérend Père, l'expression de mes sentiments aussi distingués que dévoués.

^ L. N., Gard. CAVEROT, archev. de Lyon.

Bordeaux, 4 avril 1882.

Mon Révérend Père,

Le beau livre que vous publiez sur le grand archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, était, je ne crains pas de le dire, attendu et désiré par toute l'Église de France. Il sera certainement apprécié par elle.

La date de son épiscopat a été celle de l'une des plus périlleuses crises que la France ail traversées au point de vue religieux. Or, il semble qu'à ces époques troublées où de plus graves efforts se liguent contre l'Église, Dieu prenne soin de susciter en elle l'homme qui sera son appui et sa gloire. Cet homme c'est un grand évêque : au iv^ siècle, il se nomme saint Athanase et saint Basile ; au xii», saint Thomas Becket ; à la fin du xviii^ siècle, il s'est nommé Christophe de Beaumont.

Ce temps était très mauvais. Le jansénisme d'une part, la philosophie de l'autre — tout en se haïssant cordialement — s'unissaient du moins sur un point, celui d'une haine violente contre l'Église.

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