‹ Chronique d'Einsidlen (Notre-Dame-des ermites) d'aprés d'AchéryChapitre 35 sur 131 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

(Bègne de Wernber. } Fondation de Falir.

L'a5 4130» Luitold, baron de Regensberg» donna à Tabbé Wernber une chapelle nommée Fahr, sur le Limai entre Bade et Zurich, ainsi que tous les biens qu'il possédait au même lieu, sous condition d'y bâtir un monastère de filles. La donation fut faite à perpétuité et en pré? sence de plusieurs comtes et barons. Luitold se réserva à lui comme à ses successeurs , châtelains de Regensberg , un droit de protection.

L'empereur Lothaire confirma la donation de Luitold dans un diplôme public , daté de 1155. Le pape Victor IV ratifia de même cette donation Tan 1161. Deux siècles plus tard un autre Luitold, fils d'Ulric de Regensberg, céda au monastère de Fahr différents droits , qui par ^e sorte de contrat d'échange , furent incorporés aux autres droits du monastère des ermites. L'indifférence religieuse ayant envahi la chrétienté à la suite du protestantisme , l'abbaye de Fahr déclina, et tous les droits , même celui de protection , passèrent à Einsidlen par suite des délibé* rations des états catholiques Tan 1567. Quelquefois encore l'abbaye confiait son droit de protection à des particuliers ; le dernier qui l'ait exercé est un gentilhomme du canton de Schwitz , M. Meyer de Knonau.

Le prince abbé Joachim restaura l'abbaye de Fahr, dont les dernières bâtisses datent de 1689, et l'abbé-prince Nicolas II en consacra l'église en 17 k^. On d'à d'autrea

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titres biographiques de ce monastère avant l'irruption du prdtestantisme , qu'un registre mortuaire daté des XIV* ^t XY* siècles , et contenant le nom de quatre-vingt-onze religieuses. Mabillon s'est trompé en confondant ce monastère de Fahr avec un autre du même nom dont il est fait mention dans un nécrologe de Reichenau. Ce nécrologe, qui date du IX^ siècle, rapporte le nom des religieuses qui y vivaient à cette époque. Or le monastère qui dépend d'Einsidlen ne fut fondé qu'aux X' et XI^ siècles , et n'eut jamais d'abbesse. A partir de l'invasion du protestantisme , l'histoire de Fahr est beaucoup plus claire ; la nomenclature des religieuses et les listes mortuaires» tous les titres enfin en sont à peu près complets j quoique pe s'étendant pas fort loin.

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