‹ Chronique d'Einsidlen (Notre-Dame-des ermites) d'aprés d'AchéryChapitre 45 sur 131 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

( mèma époque. ) Berthe de Hassel, religieuse de Fahr.

Le fait suivant nous a paru digne d'être mentionné % la gloire de Berthe, simple religieuse de l'abbaye de Fabr. Il est du reste bien entendu que cette gloire ne vient qu'après celle du Dieu dont Berthe était la servante très humble.

Le fameux Rodolphe d'Habsbourg offrit un jour son cheval à un pauvre curé qui était obligé de passer une rivière pour porter le viatique à un malade , puis il lui en fit présent. Le lendemain ta sœur Berthe prédit à Rodolphe, qu'en récompense de son action pleine d'une noble charité , lui et ses descendants s'asseieraient un jour sur le trône impérial. Or, à cçlte époque, il n'y avait aucune probabilité d'un semblable événement : bien plus, quand la sœur prédit l'empire à Rodolphe, personne nu couvent ne savait l'Iiisloirc de la veille ; Rodolphe même s'était abstenu de divulguer eet acle dont il ne voulait ^voir le mérite qu'aux yeux du Cliriitt . Dieu de charirp.

CHAPmiE XLI.

UlrlcDi dlx-hnitièmcabbé, seizième prince.

Il succédait à Anselme en 1266 ou 67. Celait un baron de Wineden , qui une fois entré aux ermites avait été nommé prévôt, puis trésorier. Lors de son élection d'abbé , il recul de l'enipereur Rodolphe de Habsbourg Vinveslilure de ses fiefs cl droits régaliens, plus celui de siéger parmi les princes de l'empire. Le diplôme constitutif de ces droits est ainsi conçu ;

« C'est un honneur pour nous que nous voir entouré (l'un grand nombre d'excellents princes. Leur éclat reiaillil sur leur chef... Considérant que le vénérable couvent d'EinsidIen a mérité des empereurs et rois, nos prédécesseurs, à cause de ses vertus et surtout de sa fidélité, que fous ses ahbês portassent le sceptre de prince i)our adininistrer temporellement , nous avons fixé notre royale attention sur le très digne abbé Ulric ; et lui donnant à lui spécialement le droit de porter ce même sceptre , l'avons admis au nombre des princes de notre empire. » G>mmc on le voit d'après ce diplôme , les droits à la principauté de l'empire sont établis pour le passé par ces mots : « des empereurs et rois nos prédécesseurs , » et pour l'avenir par ceux-ci : " que tous ses abbés portassent le sceptre, etc. »

Le mérite d'Ulric If . connuo administrateur, et son

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beau caractère comme chrétien , font regretter qu'il soit mort si tôt. Ce fiit en 1277 , à Gôme en Lombardie , d'où il se disposait à aller à Rome , et y vénérer cette terre sacrée , tant de fois abreuvée du sang de nos martyrs.

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