CHAPITRE L
Conrad II, vingt-troisième abbé et vingt-unième prince.
En élevant à la dignité d'abbé Conrad,, baron de Gosgau, les religîeut âéd fi*èf*eà comptaieiit tin ^eu sut .son influen(;e et celle de sa famille pour rompre les menées de Sehwitz et les boâtilités soudoyées par les comtes d'Habsbourg , Seigneurs de Rapperstvill. Tout ce que put faire d'abord l*abbé C!ofiï*âd fut d'obtefeif des princes voisins aide et protection pour les pèlerins étrangers qui se rendaient à Einsidlen.
La viorge sacrée , dont Conrad assurait ainsi le culte d'invocation, lui obtint du ciel une faveur grande : il vit bientôt, et son cœur dut en être inondé de paix, les fils des comtes de Rapperswill , détestant les excès de leurs pères, venir lui offrir l'hommage de leur dévouement, et la force de leur bras contre les ennemis de l'abbaye.
En 1544, il transféra à l'abbaye d'EinsidIen une partie des droits de patronage qu'avaient les seigneurs de Tummen sur l'église de Schniffis : ce fut un événement à cause des longues discussions que ces droits avaient amenées.
De même que le règne des rois est illustré par les génies sortis du sein de la nation qu'ils gouvernent , de même le gouvernement de Conrad peut revendiquer la gloire de deux religieux de l'abbaye, Jean de Stein et Henri de Ligritz. Le premier était curé d'EinsidIen, le second trésorier, mais tous deux d'un savoir et d'uiJi
catholicisme complets. Henri de Ligritz surtout nous a laissé de précieuses notes sur les manuscrits de son époque qu'il comprenait à merveille. L'éclat des vertus de ces deux hommes rejaillit sur Conrad avec d'autant plus de raison qu'il avait sur ces deux caractères une influence immédiate.
Conrad , après avoir essuyé pendant quatorze ans ces milliers de traverses qui font la condition de l'homme et qui vont le chercher au fond des solitudes , oiowat en paix le 9 novembre i3tô.