Bibliothèque Impériale. Armoriai général mss. Orléans
3. Par règlement du bailliage de Dourdan du 23 décembre 1617, le pain blanc <ie fleur de farine de 1 2 onces cuit et rassis valait :
1 sol quand le scptier de bon froment valait 7I. 10 s
2 sols i5 I.
3 sols 22 i. 10 s.
et le pain bis blanc de méteil pesant 9 livres valait :
10 sols quand le septier de méteil valait 9 1. r6 s.
20 sols 3 deniers 18 I. 18 s.
3o sols 28 1.
-> Voir le Chapitre précédent.
sifs que ceux des autres communautés. Il n'y avait ni droit de réception autre que le repas volontaire de 3o livres^ ni offices^ ni gages^ ni comptes, ni brevets d*apprentissage. Aussi les bouchers s*étaient-ils multipliés à Dourdan d'une manière exagérée. On voyait^ à la fin du règne de Louis XIII, 26 étaux de bouchers sous la halle, sans compter 8 étauxà bouchers francs pour lesquels on avait dû prendre une partie des c petites halles. > Aucun village n'avait de boucherie et on ne trouvait de viande qu'à Dourdan. La réglementation sévère de Tadministration supérieure ruina le métier. Plusieurs maîtres moururent insolvables. En 1745, on n'en comptait plus que 4; il y en avait 10 en 1768; 7 exerçaient en 1776. Les innombrables offices de surveillance et les droits créés par le fisc absorbaient la plus grande partie du bénéfice. Les bouchers prenaient des abonnements pour les droits d'inspecteurs, les quatre anciens et quatre nouveaux sols pour livre d'iceux, les droits de don gratuit, les deux sols pour livre sur tous les bestiaux débités, etc. (Jnseul boucher de Dourdan portait 957 livres, ce qui était énorme pour le temps (i). Il y avait aussi les droits de Téglise. La « dîme des agneaux > provoqua plusieurs sentences du bailliage de tôgS à 1700. Le privilège de vendre « la viande de carême a s'adjugeait chaque anilée au profit des pauvres moyennant une somme qui se partageait par tiers entre l'hospice et les charités des deux paroisses (2).
Bien qu'assez gênés pour la plupart^ les bouchers de Dourdan^ au dernier siècle, étaient très-fiers de leur corporation, et ils n'avaient pas négligé, sous Louis XIV, d'acheter des armoiries à la suite de Tédit de i6g6. On n'avait pas manqué d*y mettre du rouge et ils portaient : tiercé en bande de vair^ de sable et de gueules.
Les Chaircutiers avaient leur communauté et leur jurande spéciale par statuts de Chartres, homologués au bailliage en 1690. Ils avaient leurs offices d'inspecteurs, contrôleurs, leurs lettres de maîtrise, etc., mais point de service ni de repas. Au nombre de 8 maîtres en 1745, de 7 en 1768, de 6 actifs en 1776, ils avaient tous quelque autre profession, comme cabaretiers, laboureurs, jardiniers, et ne tuaient en réalité du porc que six à sept mois de Tannée. Ils n'avaient pas de gros profits (3), et on proposa souvent de les réunir aux bouchers, mais l'esprit de corps s'y opposa.
1 . La taille était fixée à 2 s. par livre du profit et le profit évalué à 4 1. par bœuf, 1 1. par veau et 10 s. par mouton. Sur 8 bêtes, le boucher était réputé tuer i bœuf, 3 veaux et 4 moutons. — Cadastre de 1768.
2. Le bail qui était de 48 1. en i683 s'élevait à 400 1. le 22 février 1786. Le pre* neur s'engageait dans le dernier cas à vendre seul, pendant le carême, a toute per* sonne présentant un billet de permission du cuvé, de la viande de bœuf, veau et mouton à 8 s. la livre l'une dans l'autre, à peine de confiscation pour la viande de vache ou de taureau. — Archives de V hospice, E. 8.
3. Pour la taille, le profit était estimé à i livre par porc et la taille assise à raison de s s. par livre du profit. La consommation annuelle était évaluée à 3oo porcs.
La communauté des marchands cordonniers-savetiers avait adopte et fait homologuer au bailliage de Dourdan, le 4 octobre iSgS, les statuts en usage à Chartres pour le métier des Sueurs (sutores), datant de 1484, et révisés en i5o7 (1). Elle conservait une a représentation» de saint Crespin et saint Crespinien^ qui servait le jour du service annuel dont la dépense montait à environ 24 livres. Le jour de leur réception, les fils de maîtres devaient 6 livres pour les deux jurés, une livre de cire, un repas de 24 livres, la prestation de serment avec ses honoraires, etc. Les étrangers jouissaient des mêmes prérogatives, s*ils épousaient une fille de maître et avaient travaillé dans la communauté. Sinon, les lettres de maîtrise s'achetaient 1 20 livres en 1767. Tous les trois mois, un droit de visite de 2 sols 6 deniers se percevait sur chaque maître au profit des jurés. Sous Louis XIII, il y avait dans la halle c 8 estaux servant au mestier a de cordonnier, commençant près la montée de l'Auditoire. » Cent ans après, il y avait 10 maîtres réduits à la fourniture de la ville, car il existait des concurrents dans les environs. Cinq d'entre eux avaient deux ou trois garçons et gagnaient t;>ien leur vie ; les cinq autres étaient souvent obligés de travailler pour leurs confrères. Une bonne aubaine, que ne négligeaient 'pas les cordonniers de Dourdan, était le passage des troupes ou des prisonniers de guerre à Saint-Arnoult. C'était souvent une occasion de débiter plusieurs centaines de paires de souliers.
Lqs Maréchaux-ferranissuiy Siient les statuts d'Étampes et les avaient fait reconnaître le i^' août i665. On ne faisait pas grands frais dans la communauté, et, bien qu'elle eût payé des armoiries (2), elle se contentait d'une messe basse le jour de la Saint-Éloi. La réception ne coûtait pas cher, et celui qui reprenait le fond était dispensé de lettres de maîtrise moyennant une cinquantaine de livres que se partageaient les confrères. Les brevets d'apprentissage valaient 200 livres et se faisaient pour trois ans. Le métier n'était pas excellent à Dourdan; aucune grande route ne traversait la ville; on y voyait fort peu de chevaux, et le marché du samedi devait défrayer en grande partie les quatre ou cinq maîtres de la corporation. L'administration proposait de leur adjoindre les serruriers-taillandiers, avec l'horloger.
Les Chirurgiens et Barbiers n'étaient pas en jurande, mais se gouvernaient a par les statuts généraux de la Chirurgie et Barberie du a Royaume. » Les deux professions étaient dans le principe exercées simultanément, mais a l'art » s'était séparé du « mestier » et les chirurgiens de Dourdan étaient devenus très-fiers (3). Taxés à 88 livres, en exécution de l'arrêt de février 1745, ils n'avaient rien payé, se prétendant exempts. On citait à Dourdan, sous Louis XIII, Claude Mayol, docteur