Maintenant enclavée dans une propriété particulière
3. On voit encore le puits, avec son toit et sa fleur de lys.
La halle tst devant nous, et en descendant par la rue des Halles^ nous trouvons sur notre chemin, au coin de la rue d'Authon, Tauberge des Trois Roy s {\) y dont le terrain rejoint celui de la communauté; deux portes plus loin^ la maison des Fougerange où pendait jadis Plmage Sainte-Catherine, et sa voisine au coin de la rue des Boucheries qu'habitait en 1537 Claude Boudet.
La rue dÈtampes s'ouvre en pente à Tangle du carrefour. Au coin de gauche, était jadis la taverne de VAnge\ à droite, la rue des Boucheries, tortueuse et sale, descend jusqu'aux remparts. C'est le quartier des tueries dont le passant évite les flaques d'eau et de sang. Un peu plus loin, sur la gauche, monte vers la rue Saint-Pierre la rue du Petit- Croissant, à l'angle de laquelle pendait, au xv, siècle, t Image saint Claude {2)\ en face redescend en tournant vers la rue des Boucheries, la rue de la Poterie, dont le nom rappelle d'anciennes fabriques, et qui se prolongeait autrefois jusqu'au dessous de l'église, en traversant la rue d'Authon, par la rue des Pressoirs. Au coin de la rue de la Poterie et de la rued'Etampes est, d'un côté, la grande habitation à avenue et à fronton de M. Poussepin (3), et de l'autre, la maison de r Autruche. Toutes les maisons de ce quartier sont sous la censive et la justice des seigneurs de Rouillon, et l'on peut voir en cet endroit, près d'un cachot en forme de puits, une grosse pierre ronde comme une meule qui servait de siège à cette justice avant que M. Lévy l'eût transportée au faubourg Saint-Pierre. En descendant un peu la rue d'Étampes, voici, à gauche, la rue du Troux-Punais^ devenue la rue du Troule-plus-net^ en considération de M. le procureur du roi en la maîtrise des eaux et forêts, M. Crocbart de Frémont, qui y habite dans son hôtel (4). En face, la vraie, l'ancienne Fleur de Lys avait encore son enseigne en 1687 (5). Toutes ces maisons du côté droit de la rue d'Étampes ont de grands jardins maraîchers qui rejoignent la ruelle des remparts. Il y avait là une courtille oîi nos pères ont mené joyeuse vie, et on parle encore dans ces parages du Tripot^ de la ruelle du Tripot et de ses jeux de Boules.
Laissant de côté la rue des Vergers-Saint-Pierre, nous sommes arrivés à laporte d'Étampes, derrière laquelle s'abritait, au xvi* siècle, l'auberge du Dauphin (6). La rue se resserre, deux tourelles reliées aux murailles de la ville en défendent l'entrée, et des gonds, encore scellés aux piles
1. Achetée par M. Demetz, ancien maire de Dourdan, et occupée aujourd'hui par son fils, M. Demetz, conseiller général du département, le fondateur de la colonie de Mettray.