‹ Chronique d'une ancienne ville royale, Dourdan, capitale du HurepoixChapitre 91 sur 191 · Ces tourelles n'ont disparu qu'en · texte numérisé non relu

Ces tourelles n'ont disparu qu'en

2. A cause de son droit de me&urage des grains, qui l'obligeait à Tentretisn des abords de la ville.

3. Sur l'emplacement de la maison que Guillaume Thibault déclarait au terrier de ibSj pour 12 sols parisis de cens, et qu'occupèrent Denis Jonquet et le sieur Abraham-Joseph de Cassenave. — Jacques de Lescornay s'en fait acquéreur par contrat passé devant Claude Michau, 3 février 1680. — Écuyer, sieur du Mont, ancien avocat, conseiller du roi et commissaire directeur général des hôpitaux de Tarmée du roi en Allemagne, premier marguillier de la paroisse Saint-Germain (1678), bourgeois de Paris, y demeurant en Tîle Notre-Dame, rue et paroisse Saint-Louis (1668), de Lescornay, octogénaire, veut mourir à Dourdan. Son fils, Thomas de Lescornay, son petit-neveu, messire François de Saint-Pol, habitent tour à tour la maison d'Orgemont. Acquise en x ybS par M. Poussepin, elle passe par héritage à M. Lefort età ses enfants, M. et Mme Collin, les propriétaires actuels. — Déclarations censuelUs devant M* Hérouz.

LA VTLLE. l8l

Sans nous engager dans le chemin qui mène à la Croix Saint-Jacques et à Grillon, suivons la rue des Vergers Saint- Jacques^ qu'on nomme aussi la rue de la Chiennerie^ et qu'on appelait, aux xv« et xvi* siècles, la rue aux Oies ou le chemin des Mores. Des jardins maraîchers couvrent nie formée par les deux bras de l'Orge, et par dessus les murs on voit la ville s'élever en amphithéâtre et le vaisseau de Téglise Saint- Germain se dresser fièrement de toute sa hauteur. Ce lieu est sous la censive des dames de Lonchamp, on lui donne les noms de VHermitage, la Tête aux MoreSy la Chiennerie, sans doute en souvenir des chenils de la meute royale (i).

La rue des Vergers aboutit à celle du faubourg du Puits-des-Champs, ainsi nommé à cause du puits placé au bas de la rue, au milieu du carrefour des chemins de Grillon et de Corbreuse {'?), C'est par ce faubourg que nous rentrerons dans Dourdan. Une rangée de maisons basses borde la rue. A gauche, derrière ces maisons^ coupés par une autre ruelle de la Poterie, des enclos vont rejoindre les prés et Tétang du Roi : c'est le clos Saint-Père^ la plus vieille des propriétés de l'église Saint-Pierre, exploité dès le xii* siècle par les moines de Morigny ; le 'Bourgneuf^ autrefois appelé le ^Bourguerin; la petite ferme achetée pour les dames de l'Instruction chrétienne par leur pieuse fondatrice, etc. La rivière barre la rue du Puits-des-Champs à la porte de la ville (3); chevaux et voitures la traversent à gué entre deux tourelles (4). A l'intérieur des murs, la rue change de nom ; quartier des fouleurs de laine et des tanneurs, elle devient rue de la Vasse-Foulerie, et remonte vers les Quatre- Coins, dominée par la grande silhouette du donjon du château.

Avant d'arriver aux Quatre-Coins, enfonçons-nous sur la gauche, dans une vieille rue à l'angle de laquelle surplombe un escalier en poivrière (5). C'est un recoin très-fréquenté, car c'est la rue du Moulin-du- Roy. Le vieux moulin, qui ressemble assez à une masure^ appartient au domaine, avec la grange sa voisine que le duc d'Orléans tient des dames de Lonchamp. Tout à côté est la cour du Loup^ une espèce de cour des miracles assez mal famée. J> Loi//; est une très-ancienne auberge fréquentée jadis par les gamisaires qui, en temps de guerre, occupaient Dourdan. Sous la Ligue, maint chef de soudards s'est installé là pour faire bonne chère^et, après le siège de iSpi , la ville a dû faire plus d'un sacri-

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