PIÈCES JUSTIFICATIVES
monde et vos prodigieux succès, vous ne resterez pas au-dessous de votre tâche, quelque difficile qu'elle paraisse. On ne demande ordinairement à un artiste que du talent; on attend plus de vous, Rachel; on vous veut digne de votre renommée, digne de vous-même, et telle enfin que vous devez être pour justifier Teslime que vous inspirez. Une pareille exigence n'a rien que d'honorable, car elle prouve que vous êtes appréciée. Songez que si vous faites beaucoup pour le monde, il a fait beaucoup pour vous soutenir contre l'envie au début de votre carrière. \e restez pas au-dessous de ses espérances, et votre destinée sera vraiment grande, votre existence digne d'envie, et votre place belle entre toutes dans l'histoire dramatique, car on pourra dire : Rachel a prouvé que la pureté de l'âme et du cœur alimentent le génie, et sont la meilleure source du vrai talent. Oui, Rachel, j'aime à le croire, vous offrirez à ce monde qui vous a adoptée une noble et généreuse conduite, en retour des avances qu'il vous a faites. Douée de tant d'énergie, en manquerez-vous pour le bien? Xon, vous exprimez trop éloquemment la vertu pour ne pas l'aimer. A vingt ans, on commence la vie et la vôtre peut être sans pareille. Agissez toujours de manière à pouvoir affronter les yeux les plus sévères, et ne ressemblez pas à ces débiteurs qui ne paient point leurs dettes ! Continuez enfin à être une des brillantes illustrations dont notre pays est fier, mais qu'il a droit d'interroger.
Xote de M. de Bacourt sur Us entretiens du comte d'Artois et du prince de Talleyrand.
(Mémoires du prince de Talleyrand, vol. I". Appendice de la première partie.)
Xous voulons ajouter à ce passage (1) quelques détails que M. de Talleyrand avait négligés ou peut-être oubliés. Il est positif qu'à
(1) .Allusions aux pages 123 et 124 de ce premier volume des Mémoires du prince dk T.allevraxi), dans lequel il touchait, sans s'y arrêter, à ses entrevues avec M. le comte d' .Artois.
ré,poque à laquelle ce passage se rapporle (l), M. de Talleyrand eul avec M. le comte d'Artois plusieurs entrevues, dans lesquelles il chercha à convaincre le Prince de la nécessité de prendre des mesures de force, et, tout en maintenant les concessions que le Roi avait déjà faites, de réprimer avec vigueur les agitations populaires qui se manifestaient chaque jour, et qui avaient déjà ensanglanté les rues de la capitale. La plus importante et la dernière de ces entrevues eut lieu à Marly, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1789, c'est-à-dire quelques heures avant que le Prince quittât la France. Lorsque M. de Talleyrand se présenta chez M. le comte d'Artois, le Prince, qui était déjà couché, le fit néanmoins entrer, et, là dans un entretien de plus de deux heures, M. de Talleyrand exposa de nouveau tous les dangers de la situation, et supplia le Prince de les faire connaître au lloi. iM. le comte d'Artois, ému, se leva, se rendit chez le Roi, et après une ahsence assez prolongée, revint déclarer à AI. de Talleirand qu'il n'y avait rien à faire avec le Roi, qui était résolu à céder plutôt que de faire verser une goutte de sang en résistant aux mouvements populaires. « Quant à moi, ajouta M. le comte d'Artois, mon parti est pris, je pars demain matin et je quitte la France. » M. de Talleyrand conjura vainement le Prince de renoncer à cette résolution, en lui représentant les embarras et les périls qu'elle pourrait avoir pour lui dans le présent, et pour ses droits et ceux de ses enfants dans l'avenir. M. le comte d'Artois persista, et M. de Talleyrand finit par lui dire : " Alors, Monseigneur, il ne reste donc plus à chacun de nous qu'à songer à ses propres intérêts, puisque le Roi et les Princes désertent les leurs, et ceux de la Monarchie. — Kn effet, répliqua le Prince, c'est ce que je vous conseille de faire. Quoi qu'il arrive, je ne pourrai vous blûmer, et comptez toujours sur mon amitié. » M. le comte d'Artois émigra le lendemain .
Au mois d'avril 1814, M. de Talleyrand, devenu Président du gouvernement provisoire, se trouva dans le cas d'annoncer à M. le comte d'Artois, qui était alors à ÎVancy, attendant les événements,
(1) Juin 1789, après la fameuse séance du 17, où le Tiers-Etat s'était proclamé Assemblée nationale. M. de Talleyrand était alors membre de la députation de l'ordre du clergé.
Pièces jlstificatives 473
que Louis XVIH était appelé au trône, et que le Prince était invité à se rendre à Paris, pour y prendre le gouvernement en qualité dé Lieutenant général du royaume 11 chargea M. le baron de Vilrolles de cette mission, et au moment du départ de celui-ci, pendant qu'on cachetait la dépèche pour le Prince, il lui fit, en se promenant dans l'entresol de son hôtel de la rue Saint-Florentin, le récit de l'entrevue du 16 juillet 1789, puis il lui dit : u Faites-moi le plaisir de demander à M. le comte d'Artois s'il se rappelle ce petit incident. ??
.M. de Vitrolles, après s'être acquitté de son important message, ne manqua pas de poser au Prince la question de M. de Talleyrand, à quoi le comte d'Artois répondit : " Je me rappelle parfaitement cette circonstance, et le récit de M. de Talleyrand est de tout point exact. !?
Averti que M. de Vilrolles avait raconté cette anecdote à plusieurs personnes, nous crûmes devoir faire appel à sa mémoire et à sa loyauté. Pour justifier celte expression de loyauté il faut dire que M. de Vilrolles, à la suite de la révolution de juillet 1830, avait cessé toute relation avec .M. de Talleyrand, et s'exprimait très sévèrement sur son compte. C'est ce qui explique le ton d'hostilité et d'aigreur qui perce au travers de la lettre de M. de Vitrolles que nous allons insérer ici. Nous pensons que, pour le lecteur comme pour nous, cette hostilité ne fera que confirmer davantage la sincérité de -M. de Vitrolles dans sa déckiralion, et l'authentirilé du passage des Mémoires de M. de Talleyrand. Les légères divergences qu'on remarquera entre le récit qui nous a été fait par M. de Talleyrand et celui de la lettre de M. de Vitrolles, s'expliquent naturellement par l'effet du temps qui s'était écoulé, et qui a pu modifier les souvenirs des deux narrateurs. Le fait qui reste acquis, c'est que M. de Talleyrand, au mois de juillet 1789, croyait qu'on pourrait arrêter la marche révolutionnaire des événements, qu'il a eu le mérite de le dire, et le courage de proposer de s'en charger. Il n'est peut-être pas le seul qui s'en soit vanté plus tard ; nous pensons avoir constaté que lui, au moins, ne s'en vantait pas à tort.
Voici la lettre de M. de Vitrolles ;
! Monsieur le baron de VitroUes à M. de Bacourt.
t Paris, 6 avril 1852.
" Monsieur, vous avez attaché quelque prix au témoignage que je pourrais rendre sur une circonstance particulière de la vie de M. le prince de Talleyrand, je ne crois pas pouvoir mieux satisfaire à vos désirs qu'en transcrivant ici ce que j'en ai écrit, il y a bien des années, dans une relation des événements de 1814.
il Lorsque S. M. l'empereur de Russie et M. le prince de Talleyrand eurent compris que la présence du frère du Roi revêtu des pouvoirs de Lieutenant général du Royaume, devenait nécessaire, et que je partais pour décider Monsieur ù se rendre à Paris, j'avais eu plusieurs conférences à ce sujet avec le Président du gouvernement provisoire (1). Dans un dernier entretien, au moment du départ, nous avions traité les conditions et les formes de la réception de Monseigneur. Après un moment de silence, le prince de Talleyrand reprit avec son sourire caressant et d'un ton qui voulait être léger et presque indifférent :
" Je vous prie de demander à M. le comte d'Artois s'il se rappelle u la dernière occasion que j'ai eue de le voir. C'était au mois de a juillet 1789. La Cour était à Marly. Avec trois ou quatre de mes ti amis, frappés comme moi de la rapidité et de la violence du mouve- « ment qui entraînait les esprits, nous résolîimes de faire connaître au u Roi Louis XVI la véritable situation des choses, que la Cour et les Cl ministres semblaient ignorer. Mous finies demander à Sa Majesté Il de vouloir bien nous recevoir. Xous désirions, pour le bien de son Il service comme pour nous, que celte audience fût tenue secrète. La « réponse fut que le Roi avait chargé son frère, M. le comte d'Artois, " de nous recevoir; le rendez-vous fut donné à Marly dans le pavillon « que M. le comte d'Artois occupait seul. Mous y arrivâmes à « minuit. »
(Ij Prince de Talleyrand.
PIÈCES JUSTIPICATIVES 415
- M. de Talleyrand me rapporta la date précise du jour, et le nom des amis qui l'accompagnaient. C'était des membres de l'Assemblée nationale, et de cette minorité de la noblesse qui s'était réunie au tiers état ; la date et les noms me sont également échappés.
» Lorsque nous fûmes en présence de M. le comte d'Artois, con- ^ tinua M. de Talleyrand, nous lui exposâmes en toute franchise la u situation des affaires et de l'État, telle que nous l'envisagions. -Vous « lui dîmes que l'on se trompait, si l'on croyait que le mouvement . imprimé aux esprits pût facilement se calmer. Ce n'est point avec
- des atermoiements, des ménagements et quelques condescendances,
- qu'on peut conjurer les dangers qui menacent la France, le Trône et -. le Roi. C'est par un puissant développement de l'autorité royale, sage ~ et habilement ménagé. Xousen connaissons les voies et les moyens, la •; position qui nous permet de l'entreprendre et donne les gages d'y -• réussir, si la confiance du Roi nous y appelait. M. le comte d'Ar- .. lois nous écoutait très bien, et nous comprenait à merveille, peut-
- être avec la pensée que nous exagérions le danger de la situation,
- et notre importance pour y remédier. Mais, comme il nous le dit,
- il n'avait été chargé par le Roi que de nous entendre, et de lui rap-
- porter ce que nous voulions lui faire connaître ; il n'avait aucune •; réponse à nous donner, et aucun pouvoir d'engager la volonté ou ' la parole du Roi. Lorsque nous en fûmes là, nous demandâmes à
- \l. le comte d'Artois la permission de lui dire, que si la démarche
- que nous faisions de conscience et de bonne foi n'était pas appréciée,
- si elle n'avait aucune suite et n'amenait aucun résultat, Monsei- ■• gneur ne devait pas s'étonner que, ne pouvant résister au torrent " qui menaçait de tout entraîner, nous nous jetions dans le courant .. des choses nouvelles... Demandez, je vous prie, à Monsieur,
- répéta M. de Talleyrand, si cet entretien nocturne est resté ^ dans sa mémoire. C'était bien près du moment où il quittait la ;t France, n
- J'admirai la subtilité de cet esprit, qui trouvait dans un de ses souvenirs une explication, une excuse et presque une justification de toute sa vie révolutionnaire ; il en aurait trouvé bien d'autres pour des circonstances différentes et même contraires. En écoutant ce récit,
4'>6 ÔHRÔNlQtË
qui tombait avec une sorte d'indifférence et de naïve simplicité, je me permettais de douter que ce qui pouvait, rester dans la mémoire de Monsieur fût entièrement conforme aux paroles que je venais d'entendre. Cependant, lorsqu'à Nancy je vins à me rappeler la recommandation de M. de Talleyrand, Monseigneur me dit, sans entrer dans aucun détail, qu'il n'avait point oublié cette circonstance, et que tout ce que je lui rappelais était entièrement conforme à la vérité.
« Je désire. Monsieur, que ce témoignage suffise à ce que vous attendiez de moi. Je vous remercie de m'avoir donné cette occasion de vous offrir l'assurance de ma considération la plus distinguée.
« Le baron de Vitrolles. >'
DES XOMS DES PERSOXXAGES MEXTIOXVÉS DA\S CETTE CHRONIQUE
(Les noms suivis d'un astérisque sont ceux qui ont été déjà donnés, avec plus de détails, dans l'Index biographique du tome I; ceux qui sont suivis de deux asicriques ont été donnés dans le tome II.)
ABBRDEKxflord; *, 1784-1860. Diplomate et homme d'État anglais, premier ministre de 1852 à 1855.
Ar.BRKNZ.» (la duchesse d') **, 1783- 187fi. Troisième fiUe du dernier duc de Courlande et sœur de la duchesse de Talleyrand.
Akfrk (Denis- Auguste), 1793-1848.
Archevêque de Paris depuis 1840, successeur de AI. de Quélen. Le 25 juin 1848, voulant arrêter le s&ng qui coulait depuis quatre jours dans Paris, Mgr Affre se rendit aux barricades du faubourg Saint-Antoine. Il y fut atteint d'une balle et mourut des suites de ses blessures.
Affrk (Sainte). Elle vivait au temps de Dioclétien ; après avoir mené à Augsbourg une vie fort scandaleuse, elle fut touchée par les instructions de saint Xarcisse et reçut le baptême. Elle subit le martyre
et la mort l'an 304 après J.-C.
Agould (la vicomtesse d') *, morte
en 1841, àGoritz, en exil, où elle
avait suivi Madame la Dauphine,
dont elle était Dame d'atour.
Alaw.i (Don Ricardo de) *, 1780-
1843. Lieutenant général de l'armée espagnole.
Albupkr.* (la duchesse d') **. 1791-
1884, née de Saint-Joseph.
AiLKSBURv(lord), 1773-1856. Charles
Bruce, créé en 1821 marquis
d'Ailesbury.
.■\iLK.sBURY (lady). Morte en 1893.
Maria, fille de l'honorable Charles . » /
Tallemache, seconde femme de , - j
lord Ailesbury, qu'elle avait épousé ^^PU/rHr
en 1833. Elle était très aimée dans "
la société de Londres pour son
amabilité.
.•ÎLDBOROUGH(lady) *. E31e avait épousé
en 1804 lord Aldborough.
.Altox-Shée DELrG\KRKs(lecomte)**,
1810-1874. Pair de France en
Alvensleben (le comte Albert d'), né en 1794 ; il fut ministre d'Etat en Prusse pendant de longues années.
Ampère (Jean -Jacques) **, 1800- 1864. Littérateur distingué.
Ancelot (M), 1794-1856. Auteur de tragédies et de comédies, membre de l'Académie française.
Andral (docteur Gabriel), 1797- 1876. Savant médecin français et gendre de M. Royer-Collard.
Angoulème (le duc d')**, 1775-1844.
Fils aîné du Roi Charles X.
Ffji^ Angleterre (la Reine Adélaïde d') *, ^1 ^^ 1792-1849, née princesse de Saxefjf/fK X^ Mciningen.
Anhalt-Dess.iu (la duchesse d'), 1796-1850. Frédérique de Prusse, fille du prince Louis de Prusse et de la princesse de Mecklembourg- Strélitz (sœur de la Reine Louise), épousa, en 1818, le duc d'Anhalt- Dessau.
AproNvi (le comte Antoine) **, 1782-
1852. Diplomate autrichien, ambassadeur à Paris de 1826 à 1848.
Il avait épousé une fille du comte Mogarola.
Apponvi (la comtesse), née Renckendorff, nièce de la princesse Licven.
Arago (François-Dominique), 1786-
1853. Célèbre astronome, et un des plus grands savants du dixneuvième siècle, ancien élève de l'Ecole polytechnique et membre de l'Académie des sciences. En 1830, il entra dans la carrière politique; député des Pyrénées, il siégea à l'extrême gauche et fut l'orateur de l'opposition. A la révolution de 1848, il fit partie du
Gouvernement provisoire et dirigea les ministères de la Guerre et de la Marine.
ARENBBRG(le prince Pierre d')*, 1790-
Arenberg (la princesse Pierre d') *, 1808-1842, fille du duc et de la duchesse de Périgord.
Argout (le comte d") **, 1782-1858.
Homme politique et financier français.
Arnfeld (le baron Gustave-Maurice D), 1757-1824. Suédois, né en Finlande, il suivit la carrière militaire et eut d'abord un avancement rapide, sous Gustave III qui l'aimait beaucoup, mais tomba on disgrâce auprès du Prince-Régent pendant la minorité de Gustave IV; il dut s'exiler et vécut plusieurs années en Russie, Réintégré ensuite dans son ancienne position, il fut nommé ministre de Suède à Vienne en 1802. Après la cession de la Finlande à la Russie, il entra au service russe et fut fait gouverneur de la Finlande en 1813.
Arnim-Boitzenburg (le comte Adolphe d'), 1803-1868. Chambellan et ministre d'Etat en Prusse. En 1830, il avait épousé la comtesse Caroline de Schulenburg-VVolfsburg.
Armiïi-Heinrichsdorf (le baron Henri d')**, 1789-1861. Diplomate prussien, ministre à Paris de 1840 à 1848, puis ministre des Affaires étrangères à Berlin en 1848, pour peu de temps.
AssEMNE (Adolphe), 1806-1892. Secrétaire des commandements de Mme la duchesse d'Orléans, il
vécut dans la retraite après 1848.
AsTO.v (sir Arthur-Ingram), né en 1798. Diplomate anglais, il fut nommé secrétaire d'ambassade à Paris en 1833, et ministre à Madrid en 1840.
AuDi.\ (J.-M.-W), 1793-1851. Historien et fondateur de la fameuse collection des Guides Richard, qui fut pour lui une source de prospérité.
.'\uERSPKRG (la princesse Gabrielle d'), 1793-1863. Xée princesse Lobkowitz, elle devint veuve, en 1812, du prince Vincent d'Auersperg.
AuGOSTBXBCRG (la duchessc d'), 1795- 1867. Louise, comtesse de Daneskiold, épousa, en 1820, le duc d'.^ugustenburg. Elle fut la mère de la Reine Caroline de Danemark, épouse de Christian VIII.
AuMALE (Henri d'Orléans, duc d') **, 1822-1897, quatrième fils de Louis-Philippe ; il se distingua par ses talents militaires.
AuxALK (duchesse o'). Caroline, fille du prince de Salerne, épousa le duc d'Aumale en 1844 et mourut en 1869.
Adtriche (l'archiduc Jean d'), 1782- 1859. Fils de l'Empereur Léopold II et de la princesse Louise de Bourbon (fille de Charles III, roi d'Espagne), il fut élu en 1848 vicaire de f Empire par l'Assemblée de Francfort, où il joua un r6le assez insignifiant.
Autriche (l'archiduchesse Sophie d') *, 1805-1872. Fille de Maximilien I", roi de Bavière, et mère de l'Empereur François-Joseph I".
Altriche (l'Empereur François-Jow sephI"D').Néenl830. Fils de l'ar-
chiduc François-Charles (1802-
1878) et de l'archiduchesse So-
piiie, et neveu de l'Empereur
Ferdinand I" qui abdiqua en 1 848 à
Olmûtz. François-Joseph I" monta
sur le trône après la renonciation
de son père, qui eut lieu iomié-
diatement après. Il épousa en 1854
sa cousine la princesse Elisabeth
de Bavière, qui mourut en 1898. X^U-A-^i-u .Autriche (l'archiduc Max d'), 1832- Cc^ À^U
1867. Second frère de l'Empe- (j
reur François-Joseph, gouverneu.
de la Lombardie jusqu'en 1859,
il accepta en 1864 la couronne
impériale du Mexique oîi , après les
plus funestes désillusions, il fut
fusillé par ses sujets qui l'avaient
appelé pour les gouverner. Ce
malheureux Prince avait épousé,
en 1857, la princesse Charlotte,
fiUe du roi des Belges Léopold I".
.Autriche (l'archiduc .Albert d') , 1 817-
1895. l'ne des figures militaires
les plus en renom sous le règne
de l'Empereur François-Joseph I".
11 épousa en 1844 la princesse
Hildegarde de Bavière.
Autriche (l'archiduchesse Elisabeth
d'), 1831-1903. Fille du palatin
de Hongrie, elle épousa en 1847
Ferdinand-Charles- Victor, archiduc de Modène-Este.dont eUe devint veuve en 1849. Elle se remaria en 1854 avec l'archiduc
Charles-Ferdinand.
Bach (Alexandre, baron), 1813-1870.
Homme d'Etat autrichien, ministre de la Justice en 1848. mi-
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MMA^
^.:\ U-^Uu-
nistre de l'Intérieur en 1849 nommé plus tard ambassadeur près du Saint-Siè<fc, où il resta jusqu'en 1867.
Badk (la grande-duchesse Stéphanie de), 1789-1860. Née de Beauharnais *, veuve en 1818 du grandduc Charles de Bade.
Bade (le grand-duc Léopold dk) **, 1790-1858, succéda en 1830 à son frère Louis.
B»de (la grande-duchesse Sophie dk), 1801-1865. Fille du Roi de Suède Gustave-Adolphe IV, elle épousa en 1819 le prince Léopold de Bade, dont elle devint veuve en
Bade (la princesse Alexandrine dk), née en 1820; épousa, en 1842, le prince iiéréditaire de Saxe-Cobourg-Gotha.
Ballanche (Pierre-Simon), 1776- 1847. Penseur mystique qui, après avoir dirigé un vaste établissement de librairie à Lyon, vint s'établir à Paris où il fut accueilli par des amitiés illustres. Ballanche publia, avec la science d'un érudit, plusieurs œuvres qui l'appelèrent à l'Académie française en 1844.
Balzac (Honoré de) **, 1799-1850.
Homme de lettres français.
Baran'tk (le baron Prosper de) *. Diplomate et historien français, longtemps ambassadeur ù I*étersbourg.
BtRBKs(.Armand), 1809-1870. Homme politique français, représentant du peuple en 1848, surnommé le Bayard de la démocratie. Emprisonné en 1849, il fut remis en liberté en 1854, mais s'expatria volontairement et mourut en Hollande.
Baring (sir Francis), 1796-1866.
Créé, peu de temps avant sa mort, baron Northbrook, il avait été membre du Parlement pour Portsmouth de 1826 à 1865, chancelier de l'Kchiquier de 1839 à 1841, et premier lord de l'Amirauté de 1849 à 18.52.
BARiNfi (lady Arabella), 1809-1884.
Fille du comte d'Effingliam, elle avait épousé, en 1841, sir Francis Baring, dont elle était la seconde femme.
BARROT(Odilon)*,1791-1873.Homme politique français.
Barrv (le docteur Martin), 1802- 1855. D'origine écossaise, il avait fait ses études en Angleterre, en France et eu Allemagne, et fut reçu docteur en 1831. Il était un grand ami d'Alexandre de Humboldt.
Bassano (Hugues Maret, duc dk) *, 1763-1839. Occupa de hautes fonctions militaires et politiques sous l'Empire et la Monarchie de Juillet.
BatthyÂnv (la comtesse), 1798-1840.
Mée baronne d'Abrenfeldt, elle épousa en secondes noces, en 1828, le comte Gustave Bathyàny-Strathmann.
Baudrand (général comte) *, 1774- 1848, servit avec distinction sons la République, l'Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet.
Balfkremoxt (la duchesse de) *, née en 1771. Née de la Vauguyon, elle épousa en 1787 le duc Alexandre de Bauffremont. Elle fut une amie du prince de Talleyrand.
Bauffremont (la princesse de) **,
1802-1860. Laurence, fille du duc de Montmorency, avait épousé, en 1819, le prince Théodore de Bauffremont
Bacsskt (le cardinal dk) **, 1748- 1821. Evèque d'Alais et membre de l'Académie française.
Baotaix (l'abbé') **, 1796-1867 Ancien élève de l'Ecole normale; il fut nommé vicaire général du diocèse de Paris en 1849.
Bavikre (le Roi Louis I" dk) **, 1786-1868. Monté sur le trône en 1825, il abdiqua en 1848.
Bavikrb (la Reine Thérèse db) **, 1792-1854. Fille du duc Frédéric de Saxe-Altenburg, elle avait épousé, en 1810, Louis 1" de Bavière.
Bavièrk (le Prince Royal dk) **, 1811-1864. Fils de Louis I", il lui succéda en 1848, sous le nom de Maximilien II. Il avait épousé, en 18V2, la princesse Marie de Prusse.
Bavièrk (la princesse Hildegarde de), 1825-1864. Elle épousa, en 1844, l'archiduc Albert, dont elle eut une flUe mariée plus tard avec un duc de Wurtemberg.
Bkaukort (le duc Henry dk), 1792- 1848, épousa en premières noces, en 1814, une fille de l'honorable Henry Fitzroy, et, en 1822, Emily-Frances Smith, de la famille des lords Wellesley, par sa mère. Il avait hérité du titre de son père en 1835.
Bkalvale (lord), 1782-1852. Frédéric Lamb *. Diplomate anglais, frère de lord Melbourne, au titre duquel il succéda en 1848.
Bklgks (le Roi des) », 1790-1863.
Léopold I", prince de Cobourg- Gotha.
Bklgks (la Reine des) **. 1812-1850.
Louise, princesse d'Orléans, fille du Roi Louis-Philippe.
Bklgiojoso (la princesse Christine) **, 1808-1868. Remarquable par sa beauté, son esprit et son étrangeté, elle était connue pour ses idées libérales. Elle publia en 1846 un Essai sur la formation du dogme catholique, qui fut très discuté.
Bkllu.ve (Victor, duc de), 1766- 1841. Maréchal de France.
Bklow (le général dk), 178-3-1864.
Général prussien qui commandait les forteresses fédérales de 1843 à 1847.
Bkm (le général Joseph), 1795-1850.
Polonais, il fit ses premières armes dans l'artillerie polonaise en 1812, se couvrit de gloire dans l'insurrection de 1830, lors de la défense de Varsovie en 1831. Défait, il se réfugia en France, pour reparaître en 1848 dans Vienne insurgée et se joindre aux Hongrois révoltés contre l'Autriche.
Il embrassa ensuite l'islamisme et prit du service en Turquie.
Bk.vackt (.M), 1773-1848. Fermier général des jeux de Bade, successeur de M. Chabert. Il payait 6 000 florins de fermage par an; son fils, qui lui succéda, en payait 45 000; à la mort de celui-ci, en 1868, ce fut son neveu, \\. Dupressoir, qui recueillit cet héritage. Bade leur doit son théâtre, son hôpital et une partie de sa prospérité.
Brnni.\gsk.v (le comte Alexandre dk),
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cceL-f
né en 1809. Homme d'Etat allemand, fils du célèbre général russe. Il avait fait ses études en Allemagne, entra à la Chambre des comptes, et devint Directeur général des contributions en Hanovre. En 1848, il était président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, mais il démissionna en
BÉRiOT (Charles- Auguste dk), 1802- 1870. Célèbre violoniste belge, et un des plus remarquables virtuoses de son temps. Il avait épousé Mme Malibran.
Bernard (Samuel), 1651-1739. Riche financier et célèbre traitant. Il fit un noble usage de son immense fortune, et vint au secours des Rois Louis XIV et Louis XV, auprès desquels il jouissait d'une grande faveur. Chamaillard et Desmaret lui empruntèrent pour l'État des sommes considérables.
Bkrnstorfp (le comte Albert de), 1809-1873. Diplomate prussien, successivement ministre plénipotentiaire à Munich, à Vienne, à Naples, à Londres ; ministre des Affaires étrangères de Prusse, et ambassadeur à Londres.
Berryer (Antoine) *, 1790-1868.
Célèbre avocat, et orateur légitimiste, membre de l'Académie française et plusieurs fois député.
Bertin de Veaux (M.) *, 1771-1842.
Fondateur du Journal des Débats, conseiller d'État et député.
Bertin de Veaux (Auguste), 1799- 1879. Officier de cavalerie et attaché comme officier d'ordonnance au duc d'Orléans, il fut député de 1837 à 1842 et ensuite
pair de France. Il fut nommé général de brigade en 1852 et grand-officier de la Légion d'honneur en 1867.
Beth.mann-Holweg (Waurice-Auguste de), 1795-1877. Jurisconsulte allemand, ami du légiste Savigny, il fut chargé en 1848 du ministère des Cultes en Prusse, et s'y occupa de l'Instruction publique avec une rare compétence, mais il démissionna en 1852.
Béthisy (le marquis de). 1815-1881.
Pair de France jusqu'en 1848 ; il avait épousé une fille du duc de Rohan-Chabot.
Beust (le comte Frédéric-Ferdinand de), 1809-1886. Homme d'État saxon, ministre des Affaires étrangères en Saxe en 1849. Appelé par l'Autriche après la guerre de
1866, il fut élevé à la présidence du Conseil autrichien avec le titre de chancelier de l'Empire. Il réconcilia adroitement l'Autriche avec la Hongrie, et fit couronner l'Empereur François-Joseph, Roi de Hongrie, à Pesth, le 8 juin
1867. En 1871, il fut nommé ambassadeur d'Autriche à Paris, puis à Londres où il mourut.
BiGNON (François), 1789-1868. Négociant nantais, chevalier de la Légion d'honneur, élu député en 1834. Sa capacité en affaires commerciales lui donnait un certain rôle à la Chambre.
BiNZER (Mme de) **, 1801-1891.
Epouse d'un littérateur allemand.
BiRON-CouRLANDE (le princc Charles de) **, né en 1811.
BiRON-CouRLANDE(lapriDcesseGharles de), née, en 1810, princesse de
liippe-Biesterfeld; elle avait épousé, en 1833, le prince Biron.
BiROX-CouRLA.\DE(la princesse Fanny DK) **, 1815-1883; sreur de la comtesse de Hohenthal et de Mme de Lazareff. Epousa le général de Boycn.
BiRON-CouRLANDB (le prince Calixte db), 1817-1882. Héritier, en 1848, du majorât et des terres de son frère Charles. Après avoir été pendant quelques années au service militaire prussien, il occupa plus tard une grande charge à la Cour de Prusse. Il épousa, en 1845, la princesse Hélène Mertschersky.
BiROX-CouRLANDK (le prince Pierre de), 1818-1852. Officier de cuirassiers en Prusse.
Blum (Robert), 1807-1848. Célèbre révolutionnaire allemand. Il se flt d'abord connaître comme rédacteur de différents journaux ; en 1848, il fut nommé député au Parlement de Francfort. Un des promoteurs les plus ardents du soulèvement de Vienne, il fut fait prisonnier et fusillé parles troupes gouvernementales victorieuses.
BoDKLSCHWiNG (Charles 0b), 1800- 1873. Ministre d'Etat prussien qui dirigea à deux reprises le ministère des Finances, de 1851 à 1858, puis de 1862 à 1866.
BoiG\E (la comtesse dk) *, 1780-1866. \ée Adèle d'Osmond. Son salon fut un des plus importants de Paris de 1814 à 1859.
BoiSMiLO.v (.M. de). D'abord secrétaire particulier du duc d'Orléans, puis précepteur du comte de Paris.
Bo.NALD (le vicomte de), 1753-1840.
Le plus célèbre représentant des
doctrines monarchiques et reli gieuses de la Restauration. Emigré en 1791 , Bonald ne revint en France qu'à la proclamation de l'Empire. Député de 1815 à 1822, il fut fait pair de France en 1823, puis membre de l'Académie. Il dévoua sa plume et sa parole au maintien du trône et de l'autel, contribuant ainsi au retour des idées religieuses en France.
Bo.xAPARTE (Lucien) *, 1773-1840.
Troisième frère de Xapoléon I", fait prince de Canino par le pape Pie VIL BoSAPARTE (le prince Louis) **, 1808- 1873. Fils de Louis Bonaparte et d'Hortense de Beauharnais. Après une jeunesse aventureuse, il profita des événements de 1848 pour se faire nommer Président de la République et rétablit l'Empire à son profit en 1852, prenant le nom de Xapoléon III.
BoMN (le général Edouard de), 1793- 1863. A la tête d'un corps de troupes prussiennes en 1848, il fut chargé d'occuper les duchés de Schles\tig et de Holstein, et, plus tard, y organisa une armée nationale. En 1852, il remplaça au ministère de la Guerre de Berlin le général de Stockhausen.
BoRDEAU.K (le duc de) *, 1820-1883.
Fils du duc de Berry et petit-fils de Charles X. Il porta aussi le titre de comte de Chambord.
BouROLEXAY (le comte de) *, 1800- 1869. Diplomate français, nommé ambassadeur à Constantinople en 1844 et à Vienne en 1859.
Bragaxce (la duchesse Amélie de) *, 1812-1873. Fille du duc Eugène
de Leuchtenberg, et deuxième femme de Pedro I", Empereur du Brésil.
Brandkbourg (le comte Frédéric- Guillaume de), 1792-1850. Né de l'union morganatique du Roi Frédéric-Guillaume II avec la comtesse Dœnhoff, il entra de bonne heure dans l'armée. En 1848, il remplaça M. de Pfuel comme chef du Cabinet prussien, et en novembre 1849 fut envoyé à Varsovie pour négocier avec la Russie, au sujet du conflit survenu entre r.^utriche et la Prusse.
Brandebourg (la comtesse de). Née Massenbach, elle avait épousé le comte de Brandebourg en 1818.
Elle fut pendant quelques années grande maîtresse de la Reine Elisabeth de Prusse.
Brandhoken (Mme de), née en 1802.
Anne Plochel, épouse morganatique en 1827 de l'archiduc Jean d'Autriche. Elle reçut alors le titre de baronne de Brandhofen, changé en 1845 en celui de comtesse de Méran.
Brédv (Hugo de), 1792-1848. Officier d'artillerie autrichien, général major en 1846, tué, le tt octobre 1848,dans l'insurrection de Vienne.
Brésil (l'Empereur dom Pedro II du).
1825-189 1 . Succéda à son père sous la régence, en 1831, et gouverna en personne depuis 1840. Il épousa, en 1843, la princesse Thérèse de Bourbon, lillc de François I", Roi des Deux-Siciles. Une révolution les chassa du Brésil en Bresson (le comte) *, 1788-1847.
Diplomate français,
Bresson (la comtesse). Née de Comminge-Guitaut, d'une noble famille de Bourgogne.
Brifaut (Charles), 1787-1867; poète et littérateur français, membre de l'Académie française, qui chanta avec le même enthousiasme la naissance du Roi de Rome et le retour de Louis XVIII.
Brignole-Sale (le marquis Antoine de), 1786-1863. D'une ancienne et illustre famille de Gênes, il fut d'abord auditeur au Conseil d'Etat impérial, puis préfet de Savone, et, en 1814, plénipotentiaire de la ville de Gênes au Congrès de Vienne. Rallié à la monarchie de Savoie, il devint chef de l'Université royale en 1816, ambassadeur à Rome en 1839, puis à Paris où il resta de longues années.
Brignole-Sale (la'marquise de), née Durazzo. Elle fut la mère de la duchesse Melzi et de la duchesse de Galliera.
Broglie (le duc Victor de) *, 1785- 1870. Chef du parti doctrinaire, plusieurs fois ministre sous Louis- Philippe. Il avait épousé Albertine de Staël, qui mourut en 1840.
Bronzino (Angiolo), 1502-1572.
Peintre italien, né à Florence.
Brolgham (lord Henry) *, 1778- 1868. Homme politique anglais.
Bruges (Mme de), morte en 1897.
Née Emilie de Zeuncr. Elle avait épousé en premières noces le comte de Bruges, émigré français en Prusse, et, en secondes noces, épousa le général de Berger, au service prussien.
Brunnoiv(1c baron), 1796-1875. Diplomate russe, ministre îi Darm-
INDEX BlOeaAPHIQUE
stadt en 1839, il fut nommé ambassadeur à Londres eu 1840 après avoir négocié le mariage du grand-duc héritier (depuis Alexandre II). Il prit une grande part aux négociations qui amenèrent la conclusion du traité de la quadruple alliance du 15 juillet 1840, où la politique de la France trouva un si grave échec. Accrédité auprès de la Confédération germanique en 1855, il fut désigné pour représenter, avec le comte Orloff, le gouvernement russe au Congrès de Paris en 1856.
Brl.vsuiciv (le duc Guillaume dk), 1806-1884. Ce Prince prit les rênes du gouvernement en 1825, après la fuite de son frère Charles, et régit définitivement le duché à partir de 1837.
Blgkaid dk i,a Pico.vxKRiE (le maréchal), 1784-1849. Entré au service militaire en 1804, il avait fait avec distinction les campagnes de l'Empire, puis se retira dans sa terre d'Excidcuilen Uordogne, après la chute de Xapoléon. Rappelé à l'activité en 1830, il se dévoua à la nouvelle monarchie, réprima énergiquement plusieurs insurrections à Paris et fut envoyé, en 1836, en Algérie, où il battit Abd-el-Kader et lui imposa le traité de la Tafna. X'ommé, en 1840, gouverneur de l'Algérie, il s'y montra bon administrateur, gagna la bataille de l'Isly sur les Marocains et consolida les pos.
sessions françaises dans l'Afrique du Nord.
BiiLow (le baron Heuri de) *, 1790- 1846. Diplomate prussien. Il fut
ministre en .Angleterre, puis ministre des Affaires étrangères de Prusse.
BtJLOW (le comte Hans-.Adolphc- Charles dk), 1807-1869. Homme d'Etat prussien, chargé de plusieurs missions en Hanovre, en Oldenburg, en Brunswick. De 1850 à 1858, il dirigea les affaires de Mecklembourg.
BcLWBR (sir Henry Lytton) **, 1804- 1872. Diplomate anglais, ministre plénipotentiaire en Espagne de 1843 à 1848, ambassadeur àConslantinople en 1858.
Bu.vsKX (le chevalier Chrétien-Char- ^'-
les-Josias db), 1791-1860. Diplo- >*-'*^ mate allemand. Il passa vingt ans à Rome comme secrétaire de la légation prussienne -.^ et y traita l'affaire des mariages mixtes. Très lié avecle Prince Royal de Prusse, qui, devenu Roi Frédéric-Guillaume IV en 1840, le nomma ambassadeur à Londres où il resta jusqu'à la guerre de Crimée en 1854.
BuTK.viKFF (Apollinaire de). Diplomate russe, ministre à Constantinople, puis à Rome. Il avait épousé en secondes noces Marie de Chreptowicz.
Cambridge (le prince Georges de), né en 1819. Fils du duc Adolphe de Cambridge et de la princesse Auguste de Hesse-Cassel, il devint duc de Cambridge à la mort de son père en 1850, et occupa un haut poste à la tète de l'armée anglaise. Il avait épousé morganati-
(jueracut miss Loiiisa-Fitz-deoryt', fille de M. Karebrotlier, qui mourut en 1890.
Cambridge (la princesse Auguste de), née en 1822. Sœur du prince Georges, cette Princesse épousa, en 1843, le grand-duc de Mecklembourg-Strélitz, à cette époque i'rince héréditaire.
(:AUPH.*usEN(Ludolf), 1802-1896. Président du ministère prussien en 1848, puis ministre plénipotentiaire près du pouvoir central germanique où il mit en avant une Confédération dont la Prusse devait avoir l'hégémonie.
Gapo d'Istria (le comte) *, 1776-
1831. Natif de Corfou.
Caram.an (la marquise dk) **. Née Gallard de Béarn ; veuve depuis 1836 du marquis de Caraman.
Cardigan (Jamcs-Thomas-Brudeuell- Bruce), 1797-186V. Général et pair d'Angleterre, d'une vieille famille (|ui fut la tige des marquis d'Ailesbury. Après plusieurs démêlés avec les officiers de son régiment, il eut un duel avec un capitaine et, ayant blessé son adversaire, fut traduit devant la Chambre des Lords constituée en Cour de justice en 1841 ; il fut acquitté.
Carig\an (la princesse Joséphine de), 1753-1797. Grand'mère du Roi Charles-Albert de Sardaigne, fille de Louis-Charles de Lorraine, duc d'Elbeuf, prince de Lambcsc, comte de Brionne , elle avait épousé , en 1768,1e prince Victor-Amédée II de Carignan, qui était établi à Paris.
Cari.otta (l'infanJcr) *, 1804-1844.
Fille du Roi des Deux-Siciles, et
sœur de la Reine llurie-Christinc d'Espagne.
Carné (le comte Joseph de), 1804- 1876. Entré eu 1S25 dans les bureaux du ministère des Affaires étrangères, il se rallia au gouvernement de Juillet, fut élu député, et prit une part active aux travaux parlementaires. Il entra à l'Académie française en 1863.
Carolath-Beuthen (le prince Henri de) **, 1783-1864. Général de cavalerie prussienne et grand-veneur royal.
Carolath-Bkuthkn (la princesse Adélaïde dk), 1797-1849. Fille du comte de Pappenheim, elle avait épousé le prince Henri Carolath en 1817.
Cars (la duchesse des), morte en 1870. Augustine du Bouchet de Sourches de Tourzel, mariée eu 1817 au duc Amédée-François des Cars.
Castellane (la comtesse de) *, 1796- 1847. Née Cor délia Greffulhe, mère du marquis Henri de Caïtellanc.
Castei.lane (le marquis Henri de) **, 1814-1847. Fils aîné du maréchal deCaslellane et député du Cautal.
Casteu.ane (la marquise Henri de), 1820-1890. Née Pauline de Périgord *, petite-nièce du prince de Talleyrand et fille de l'auteur de la Chronique.
Castellane (Marie de). Née en 1840, Fille du marquis et de la marquise Henri de Castellane et filleule de l'auteur de la Chronique; elle épousa à Sagan, en 1857, le prince Antoine Kadziwill, dont elle devint veuve en 1904.
NDEX BIOGRAPHIQUE
C ASTLKRKAUH (le vicomte dk) *, 1769- 1822. Homme d'Etat anglais, ennemi acharné de la Révolution française et de Napoléon I".
Caulaincourt (Armand-Aiigustin- Louis, marquis dk), duc de Vicence, 1772-1827. Général français, négociateur de Xapoléon I" au congrès de Chàtillon et un de ses plus fidèles serviteurs.
Cav.aignac (le général Louis-Eugène), 1802-1857. Après avoir fait presque toute sa carrière militaire en Algérie, il fut nommé gouverneur de cette province après la Révolution de 1848. Au coup d'État du 2 décembre 1851, il fut arrêté et transporté à Ham ; relâché, il demanda sa retraite et rentra dans la vie privée.
Cellauark (le prince dk), 1657- 1733. Xommé ambassadeur d'Espagne à la Cour de France en 1715, il y devint, avec la duchesse du Maine, l'instrument des projets d'AIberoni contre le Régent; sa correspondance fut interceptée vers la fin de 1718, lui-même arrêté et conduit aux frontières d'Espagne. Cksolk (le comte Eugène de). Établi à Xice et fort recherché en société pour son joli talent sur le violon et son amabilité.
Cksolk (la comtesse dk), 1812-1892.
Xée de Castellane. Elle habita Xice jusqu'à la fin de sa vie.
Ckssac (le comte dk), 1752-1841.
Jean-Gérard Lacué de Cessac était au service quand la Révolution éclata. Membre du Conseil des anciens en 1775. Partisan du 18 Brumaire, Cessac fut appelé au Con-
seil d'État, devint ministre de la Guerre en 1807, et resta fidèle à l'Empereur jusqu'à la fin. En 1831, Cessar entra à la Chambre des Pairs.
r.HABAN.vKs LA Palick (le comte Alfred dk) *. 1799-1868. Général de brigade et aide de camp de Louis- Philippe qu'il suivit en exil.
Chabanmks la Palick (la comtesse Alfred dk), 1802-1891. D'origine anglaise, née miss.Antoinette Ellice.
Chabot (PhiUppe dk), comte de Jarnac **, 1815-1875. Diplomate français, très attaché à la famille d'Orléans.
Chabot (Mlle Olivia dk), épousa en 1844 le marquis de Lasteyrie, dont elle devint veuve en 1883.
Chaix-d'Est-Angk (Gustave), 1800- 1876. Célèbre jurisconsulte, magistrat et homme politique français, grand-olticier de la Légion d'honneur en 1861 et sénateur en Chalais (le prince Élie dk) »*, 1809- 1883. Kils aîné du duc de Périgord.
Chaxaleillks (la marquise Stéphanie de). Seconde fille du duc de Grillon; avait épousé Sosthène de Chanaleilles en 1832. Elle était une sœur de la comtesse Pozzo.
Chaugarnikr (le général), 179:3-1877.
Après avoir pris part, en 1823, à la guerre d'Espagne, il se distingua dans les campagnes d'Algérie. Exilé après le coup d'État de 1851, il rentra en France en 1859, et servit à l'armée de Metz.
Chartres (Robert d'Orléans, ducDK), né en 1840. Second fils du duc d'Orléans et de la princesse Hé-
CHRONlQtË
lène de Mecklembourg-Schwerin.
Il épousa, en 1863, sa cousine germaine, Françoise, fille du prince de Joinville.
Ghateaubriaxd (le vicomte de) *, 1768-1848. Un des plus célèbres écrivains français de son époque.
Chateaubri.ind (la vicomtesse de), 1775-1845. Née Céleste de la Vigne-Buisson, elle avait épousé, en 1792, le vicomte de Chateaubriand, avec les sœurs duquel elle avait été liée dès son enfance.
Chevreuse (la duchesse Marie uk), 1600-1679. Veuve du duc Albert de Luynes, elle épousa Claude de Lorraine, duc de Chevreuse, joua un rôle dans la Fronde et dans les complots contre Mazarin.
Chomel (le docteur), 1788-1859.
Médecin du Roi Louis-Philippe et de la duchesse d'Orléans. Il fut le premier à étabhr une véritable clinique à l'hôpital de la Charité. Chomel était l'élève de Corvisart.
CiiREi>TOU'icz(la comtesse Hélène) **, morte en 1878. Fille du comte de Nesselrode, chancelier de Russie, elle avait épousé le comte Michel Chreptowicz, diplomate russe.
CiRcouRT (la comtesse de), 1808- 1863. \ée Anastasie de Klustine, elle épousa, en 1830, le comte Adolphe de Circourt, et eut à Paris un salon très remarquable.
Amie intime du comte de Cavour, ils entretinrent une correspondance fort intéressante , plusieurs des lettres du comte de Cavour à Aime de Circourt ont
été publiées pai* le comte Nigra.
Clanric.îrdk (lady) *, morte en 1876.
Elle était l'unique enfant du célèbre George Canuing.
Clarexdon (lord) *, 1800-1870. Diplomate et homme politique anglais.
Cf,ARv-ALDRi\GEN(]aprincesse),l777- 1864. Xée comtesse Louise Chotek, elle avait épousé, en 1802, le prince Charles Clary-Aldringen, son cousin germain.
Clarv-Aldringen (le prince Edmond), 1813-1894, Fils du prince Charles Clary. Chambellan à la (]our d'Autriche, il épousa, en 1841, une comtesse de Ficquelmont, dont il devint veuf en 1878.
Clausei, de général comte) **, 1772- 1842. Gouverneur de l'Algérie en 1830, il fut fait maréchal de France en 1831.
Ci.ÉREMBAUi.T (Ic vicomtc Jean-Nicolas-Adolphe de), né en 18t0. Fils du comte de Clérembault, consul général de France en Prusse en 1809, il servit dans la marine et devint lieutenant de vaisseau. Il épousa en Belgique Mlle Valérie Desœr. Il était chevalier de la Légion d'honneur.
CoBOURi; (le duc Krnest II de Saxe-), 1818-1893 ; succéda à son père ErnestI", en 1844. Ilavait épousé, en 1842, la princesse Alexandrine de Bade.
CoBouRG (le prince Albert de Saxe-), 1819-1861, frère du duc Ernest II ; il épousa, en 1840, la Reine Victoria d'Angleterre.
Coeur (l'abbé), 1805-1860. Prédicateur de talent, appelé en 1848 à l'évêché de Troyes.
Cocxv (le docteur) **, médecin à Valençay.
Coicjiv (le duc Gustave dk) **, 1788- 1865. Pair et maréchal de France.
CoLLOREDO (le comte François dk). né en 1799. Diplomate autrichien, ambassadeur ù Londres, puis à Rome.
CoLLORKDO (la comtesse dk). Kée Séverine Potocka, elle avait épousé en premières noces M. Sobaiîski, et se remaria, en 1847, avec le comte de OoUoredo.
Coum.vKS (Philippe dk). 1445-1509.
Chroniqueur et auteur de Âfémoires sur les règnes de Louis XI et de Charles VIII, où il se montre historien de premier ordre.
Co.VDK (la princesse Louise-Adélaïde dk), 1757-1824. Fille du duc de Bourbon-Condé et de Charlotte de Rohan-Soubise, fut nommée par Louis XVI, en 1784, abbesse de Remiremont, mais ne fut point religieuse. L'n sentiment profond pour un simple gentilhomme la décida à quitter le monde. Elle vécut dans l'ordre des Bénédictins à Turin, à Varsovie, et même à Xieswiez, dans un couvent fondé par les princes Radziwill. C'est U qu'elle apprit la mort de son frère, le duc d'pjighicn. Rentrée en France, la princesse de Condé y fonda le monastère du Temple.
Co.vsALVi (le cardinal Hercule), 1757- 1824. Protégé par Mesdames de France, tantes de Louis XVI, et par le cardinal d'York, dernier des Stuarts, H. Consalvi occupa des •onctions importantes ù la Cour pontificale de Pie VI et fut l'instrument principal de l'élection de Pie VII, qui le nomma car-
RAPHIQUE 489
dinal et secrétaire d'Etat. Consalvi vint en France en 1801 et y signa le fameux Concordat, mais Xapoléon, pour l'éloigner des affaires, le retint en France, en un véritable exil, et ce ne fut qu'en 1814 qu'il put retourner en Italie.
Au Congrès de Vienne, en 1815, le cardinal y obtint non seulement la restitution au Saint-Siège des Marches, ainsi que Bénévent et Ponte-Corvo, mais encore il fit proclamer la suprématie des Xonces dans le monde diplomatique.
CoxT.iDKs (la vicomtesse Jules dk), 1793-1861. Adèle -.llesandrine.
Gllc de Gabriel Amys du Poureau, épousa d'abord le vicomte Jules de Contades. Veuve en 1844, elle se remaria avec le duc de Luynes dont elle fut la seconde femme.
CoRKKLius (Pierre dk)**, 1783-1867.
Célèbre peintre allemand.
Cossk-Brissac (.\lile Stéphanie-Marie de), fille du comte .^thur de Cossé-Brissac, épousa en 1841 Louis-Marie de Riffardeau, duc de Rivière.
Courtier. Ecclésiastique jouissant d'une grande popularité.
CoiVLEV (lord), 1804-1884. Fils du comte de Mornington et neveu du duc de Wellington, il entra de bonne heure dans la carrière diplomatique et fut accrédité en 1841 auprès de la Confédération germanique. En 1852, il fut nommé ambassadeur à Paris, en remplacement de lord Xormanby, et prit part, avec lord Clarendon, au Congrès de Paris en 1856. Il conserva son poste en France jusqu'en 1867. Il avait épousé, en