‹ Chronique de Charles VII, roi de France (volume 2)Chapitre 145 sur 232 · Bcllaguet, p · texte numérisé non relu

Bcllaguet, p

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Françoys ainsi asprement l'espace de deux ans. Pourquoy prindrent les Angloys tel hardement que petit nombre d'eulx mectoit en fiiyte une grande multitude de Françoys.

Le roy 1 et son conseil, tout considérant, pour prendre de deux maulx le moindre , envoya devers le roy d'Angleterre, à Roen, pluseurs ambaxadeurs, afin de convenir et avoir treuves pour faire aucune paix et accord. Aussi renvoya le roy d'Angleterre devers le roy ses ambassadeurs pour ad viser les moyens d'accorder, et pour ce furent données trêves de chascun coté et abstinence de guerre pour un peu de temps, et assigné jour certain pour convenir aux champs en ung lieu qui est la my-voye de Mantes et de Vernon , lequel fut garny de tentes et pavillons moult honnourablement 3 .

Puys y vindrent notables seigneurs de par le roy; et de par le roy d'Angleterre y fut le conte de Varuich à grande accompaienée de seigneurs et nobles d'Angleterre , lesquels eurent ensemble grans langaiges et parlemens pour faire paix. Mais après pluseurs grandes offres et requestes fut respondu, de la part du roy d'Angleterre, que paix ne accord ne se feroyt sinon qu'il eust entièrement à lui et à ses heoirs et successeurs roys d'Angleterre la duchié de Guyenne, sans reco-

Îpoissance de souverain; aussi qu'il auroit à emme et espouse dame Katherine de France , fille de roy. Oyes les requestes injustes et desraisonnables des Angloys, les Françoys furent

t. Bellaguet, p. J25.

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