Bellaguet, p. 41 1 à 441 Jean Chartier. III
241 Abrégé François [1420
royaume, et, après son décès, comme à leur roy naturel et souverain seigneur, et aussi à ses heoirs, descendans de»lui et successeurs r .
Par 1 ce moyen fut faite et publiée paix universale et à tousjours, et union entre les royaumes de France et d'Angleterre; mais guères ne dura, car c'estoit chose contre justice et raison, au très grant déshonneur et charge du roy et préjudice de Monseigneur le Daulphin et de tous les princes de France Et avec ce, fut cryéet déclairé que ceulx qui vouldroient empescher aucunement la dicte paix et union, encourroient la peine et cfitae de lèse majesté et t'indignacion du roy.
Pâs ne cessa Monseigneur le Daulphin de guerroyer les Anglois et Bourguignons, combien que peu avoit-il aide des princes , car ils estoient presque tous mors ou prins de la journée d'Azmcourt. Mais plusieurs ducs, chevaliers et vaillans hommes du royaume et d'ailleurs, comme après on veoirra , se joignirent à lui, qui loyaument le servirent. [Tels se monstrèrent 4] les ducs de Bourbon et Alençon, qui, très jeunes, furent de son party et le servirent de leur puissance; aussi le conte de Foix, qui fut fait gouverneur de Languedoc de par Monseigneur le Daulphin , le servit et aida vaillamment. Le conte d'Armagnac , combien qu'il avoit grande occasion de s'efforcer f à grever les Bourg jîgnons,