‹ Chronique de Charles VII, roi de France (volume 3)Chapitre 135 sur 229 · Ce sommaire n'existe pas dans le fragment original · texte numérisé non relu

Ce sommaire n'existe pas dans le fragment original

j. Jean de La Haye, baron de Coulonces, gentilhomme normand. L'épisode dont il s'agit ici se rapporte au siège de Pontorson, où mourut le baron de Coulonces. Jean Chartier raconte cette action, chap. 31 (voy. ci-dessus, t. i, p. J9-60), d'après la chronique de Cousinot ou chronique de

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toit des floquars » à sa devise 2, ledit seignour de Scalles î les porta tousjours depuis en signe de vaillance 4, et lessa les seraines qu'il portoit en précédent J.

la Pucelle (chap. 28 de mon édUion). Voy. aussi Monstrelet, édit. du Panthéon, i8j8, in-8, p. J91.

1. Floquart, à proprement parler, paroît avoir été la barbe ou voile léger adapté au hennin (coiffure de dame). Voy. le Glossaire de M. de Laborde (à la suite des Émaux), 185}, in-i2, au mot Floquart.

2. A ses armes. Il s'agit ici d'une espèce de lambrequin ou ornement d'étoffe flottante que le baron de Coulonces portoit, apparemment, suivant la mode d'alors, au cimier de son casque de bataille.

}. Thomas, seigneur de Scales.

4. En souvenir de cet adversaire que Thomas avoit vaincu et tué, ce dernier porta depuis à sa devise, c'est-à-dire comme ornement extérieur de ses armes, les floquars du vaincu, au lieu des sirènes que portoit auparavant le sieur de Scales. Les armes propres du seigneur de Scales, ou signes intérieurs qui figuroient sur son blason , étoient des pièces parlantes, c'est-à-dire des écailles. Le même manuscrit 1 1 J42 contient un recueil de blasons à la suite de cette chronique du British Muséum. On y voit, folio 9J, un écu de gueules à six coquilles ou écailles de saint Jacques, d'argent, posées trois, deux et un, et au-dessus de cet écu le nom du titulaire : le seigneur de Scalles. Le fait que raconte ici le chroniqueur ou héraut normand n'est pas sans exemple dans l'histoire héraldique. Ainsi les anglures et les croissans qui figurent au blason des Saladins d' A nglure a\o\eni, d'après la tradition, une semblable origine.

S . Ce passage ou épisode ne ressemble pas au récit de Cousinot, ni à celui de Monstrelet, précédemment cité, et paroîtroit dénoter un auteur original. Ce passage ne figure pas non plus dans le texte du fragment A. Mais nous n'avons point la fin de l'année 1428 du fragment A, fin à laquelle paroît se rapporter cet épisode. De même aussi, le dernier paragraphe du fragment A , qui paroît appartenir à l'année 1429, devroit se retrouver dans le fragment B, si les fragmens A et B provenoient d'une seule et même chronique. Or il ne s'y retrouve pas. Ici l'on doit observer ou rap-

202 Chronique normande. [1429 mars.

L'an mil quatre cent vingt-neuf ' , la Pucelle arriva devers le roy ^, qui pour lors y estoit ; disoit et remonstroit qu'elle estoit venue par la grâce Nostre-Seigneur pour donner aide et secours à la ville d'Orléans, qui pour lors estoit asségié de toutes pars par le conte de Salisberry, qui y fut tué î d'un canon , le conte de Suffolc, le seigneur de Taillebot et autrez Englez. Et combien que plusieurs se esmervilloient des termez et offrez qu'elle faisoit , fut examinée par notables clercs. Par lesquelz fut trouvé que en elle n'avoit maulvestié , mez à leur avis estoit conduite de la grâce de Dieu. Par quoy elle fut mise en armez et conduite au mareschal de Rez4, et après qu'elle eult assemblé des gens d'armes ce que en peult fmer, tira devant Orléens.

Et incontinent assaillirent la bastille assise de-

peler que le fragment A est une minute pleine de renvois et d'interpolations, dont le texte n'est point arrêté. Cette différence, ou cette lacune dans l'un des deux exemplaires, pourroit donc exister quand bien même les deux fragmens appartiendroient à une source réellement identique. On ne peut donc que douter, jusqu'à nouvel ordre, sur ce point, comme il a été dit ci-dessus, notice^ p. liiij.

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