Chapitre IL — De sa justice
Il maintenoit et faisoit maintenir et garder justice en tous ses membres, c'est assavoir, en ses cours de parlement, bailliages, séneschaucées, prévostez, et en sa maison. Il estoit servy en icelles, en sa chambre des comptes, finances,
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guerre et ailleurs, des plus notables gens et expérimentez qu'il povoit finer, et les mectoit es offices selon leurs vocacions. Il faisoit tenir et observer les ordonnances faictes par lui et ses prédécesseurs, et par icelles n'estoit parmisaux conseillers de ses dictes cours de parlement d'estre frères, cousins, parens ou affms, parquoy n'y avoit nulles bandes ' en icelles. Quelques lettres qu'il escripvist par importunité de requérans ou autrement, il n'entendoit point déroguer aucunement à justice ne aux ordonnances anciennes , et quant il estoit adverty du contraire, le faisoit réparer. Les lettres qu'il escripvoit estoient juridicques, et toutes les faisoit veoir et mectre au conseil , autrement ne les eust signées. Toutes les lettres ^ ainsi veues et expédiées il lisoit de mot à mot , et après les signoit de sa main ; ne jamais n'eust cachet que la signature de sa main. Les requestes qu'il faisoit, ou faisoit faire par lectres , en matière ecclésiastique ou autrement , estoient justes, civiles et condicionnelles. Il avoit départy le temps pour entendre aux affaires de son royaulme , et tellement qu'il n'y avoit point de confusion , car le lundi , le mardîi et le jeudi , il besongnoit avec le chancellier et son conseil , et expédioit ce qui estoit à expédier touchant la justice. "Le mercredi , il besongnoit et entendoit ou fait de la guerre avec les mareschaulx , capitaines et autres gens de guerre. Ledit mercredi, vendredi et samedi aux finances. Et se trouvoient aussi les gens des finances avec