Louis de Loigny, Longny ou Loîngny
j. La lecture de ce mot est incertaine; mais le sens n'est pas douteux. Le connétable fit décapiter sur place les otages.
158 Chronique de Jean Raoulet. [1417
fist venir le roy grosses carraques de Jannes ' Montaigne-neyre, et autres carraques, qui estoient à lui, devant Harfleu. Desquelles estoit cappitaine le bastart de Bourbon. Lesquelles les Anglois gaignèrent et desconfirent , pour ce que Picquet de La Haye , général des finances ', n^avoit paie les gens d'armes venus dedans lesdites carraques.
Et tantost après le roy et le conte d'Armagnac, connestable de France, furent informés que le duc #de Bourgogne venoit tout de tire à Paris, avec grosse armée. Pour quoy le roy manda tous les gens d'armes de Normandie venir à Paris et es places d'environ , pour obvier et résister au duc de Bourgogne. Lequel pluseurs fois et par divers moyens s'estoit eflforcié entrer à Paris pour consummer la traïson qu'il avoit conceue en soy de longtemps. Adonc demoura Normandie dégarnye de gens d'armes, et pour ce que en pluseurs villes de France les gens d'armes n'estpient pas si puissans comme les habitans, iceluy duc de Bourgogne, par ses promesses et abus qu'il fai^oit aux habitans , fist en pluseurs lieux mectre hors les gens du roy, et mectre les places et villes en son obéissance. Adonc vint il à Saint-Clôu , qui lui résista. Pourquoy il l'assiégea ; mais il n'y prouffita riens , et se logea à L'Ourme-Oudon, en la banlieue de Paris , atout son armée.