‹ Chronique de Charles VII, roi de France (volume 4)Chapitre 154 sur 240 · I. Bellaguet, p · texte numérisé non relu

I. Bellaguet, p

220 Abrégé FRANÇOIS [1419 juillet 13-

se trouvèrent comme par avant ; mais , pour les malices du duc , ils ne peurent accorder. Dont fut despiaisant Monseigneur le Daulphin , tant qu'il fiit délibéré s'en aleren son pais du Daulphiné , pour fuir les divisions et inconvénians.

Quant la royne « sceut les nouvelles, elle envoya la dame de Giac * devers luy, par l'intercession de laquelle et requeste il mua propos. Par le moyen d'icelle dame , lesdits princes convindrent ensemble et se saluèrent, et embracèrent l'un l'autre et ostèrent toute malveillance. De quoy furent joyeux tous les assistons et qui en oyrent les nouvelles parmy le royaume. Et affin I que leur amitié fiist plus ferme , le jeudi ensuyvant, à Corbeil, ils jurèrent sur les saintes Euvangiles , présent l'évesque de Léon en Bretaigne , envoyé de par le pape pour mectre union et paix entre les princes de France, que tousjours ils seroyent amis, sans jamais pourchacer le mal ne déshonneur, mais tout bien propineroyent l'un à l'autre. Pourquoy furent faites lettres patentes scellées de leurs seauU à leur requestes, contenans pluseurs points et artîcici concemans ledit accord , ainsi qu'il est de coustume faire en tel cas. Quant ledit accord fut publié, les Françoys furent joyeulx, mesmement ceulx de Paris, qui, pour grâces et louenoes rendre à Dieu, firent processions générales parles ^^iises, avec oroisons, létanyes et autres déyo- -cions , et en signe de liesse nrent tout ung jour

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